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Grégory Coupet : "Jouer à l’OL est un bonheur"

Publié le 14 mars 2007 à 18:56 par BV

A trois jours d'un déplacement à Nancy, Grégory Coupet se confie. Le portier de l'équipe de France revient sur l'élimination des Rhodaniens en Ligue des Champions et nous fait part de son plaisir d'évoluer à l'Olympique Lyonnais.

Quels enseignements avez-vous tiré de votre élimination en Ligue des Champions ?
Quand on dispute cette compétition, on se confronte à ce qui se fait de mieux, aux plus grands clubs. On a un coach qui est de niveau international, qui a une grande expérience. On a des infrastructures qui doivent être encore meilleures. Aujourd’hui, on est, dans ce domaine, bien inférieurs à des clubs comme Barcelone, Milan ou le Bayern. On a besoin de se doter d’infrastructures plus modernes et plus compétitives. La décision de construire un nouveau stade n’est pas anodine. Après c’est à nous de progresser. La Roma nous a renvoyés à nos études. Il y a de quoi avoir des regrets car on avait tout pour faire quelque chose de grand. A nous de creuser pour trouver ce qui nous manque. Je suis sûr que l’OL remportera cette Ligue des Champions… avec ou sans moi.

Cette élimination est-elle complètement digérée ?
On est de grands compétiteurs. On sait vite tourner la page. Celle de Rome est tournée. La Ligue des Champions sera pour la saison prochaine. Désormais, il nous faut être champions. Même beaucoup ont l’impression que (le titre) est déjà acquis, ce n’est pas notre cas. Les deux mois qui restent vont probablement être difficiles à gérer pour nos dirigeants. On sait qu’après le 31 mars, il faut s’attendre à ce qu’il y ait beaucoup de discussions qui amèneront beaucoup de doute et de questions. Après cette date, beaucoup de choses vont s’enclencher. Les pressions de Juni (Juninho) ne sont pas anodines. Beaucoup de joueurs sont sollicités. C’est dans ces cas là qu’on perd un peu le fil de la compétition, qu’on met son cas personnel en avant. On peut perdre un peu pied. Il faut être attentif à tout cela.

Un petit mot sur cette rencontre que vous avez disputée hier soir face à Manchester United.
Courir à Old Trafford devant 75 000 personnes et une telle ambiance… C’était vraiment sympa. J’ai eu la chance d’évoluer dans la bonne équipe car le déroulement de la première mi-temps ne nous fut pas favorable. Ce fut un match officiel mais dans un état d’esprit sympa.

Samedi, vous allez jouer contre Nancy. Comment abordez-vous cette rencontre ?
Comme toutes les autres, il faudra aller prendre les trois points pour enfoncer le clou et se mettre à l’abri le plus vite possible. Ce sera loin d’être évident. Lors de cette rencontre, il y aura pas mal de joueurs suspendus. Cela va permettre à la concurrence de jouer à plein. De plus, il y aura juste avant la coupure internationale et la finale de la Coupe de la Ligue. Il est donc important de se rassurer collectivement. C’est une bonne répétition générale. Pas mal de joueurs auront une bonne carte à jouer avant la rencontre face à Bordeaux. Dans l’adversité, il faut être fort. Après notre élimination en Champions League et un match nul à domicile, il faut rebondir et aller faire un résultat là bas. Il est important de vouloir inscrire deux lignes supplémentaires à notre palmarès. On a une échéance le 31 mars et le 6e titre. C’est assez exceptionnel. On a été sur quatre tableaux, il en reste encore deux. Gagner le championnat demeure très valorisant.

Que pensez-vous des déclarations de Juninho ?
Il a fait part de son sentiment actuel. Il met une petite pression mais je crois que ce n’est rien de bien important.

De votre coté, où en êtes-vous ?
Il me reste un an de contrat. Pour moi, cela reste toujours un bonheur. Je vais profiter des mois de compétitions qu’il nous reste pour donner le maximum. Peut-être même passer après tout le monde. J’ai eu une conversation très ouverte avec Monsieur Aulas. On a des rapports assez privilégiés. On se connait depuis longtemps. On sait comment on fonctionne. Il sait qu’il n’aura aucun souci avec moi. Il y a beaucoup de gros dossiers pour la saison prochaine. Monsieur Aulas a beaucoup de pain sur la planche. 2010 est une « date-échéance » pour tout le monde. Beaucoup de contrats se terminent dans ces eaux là. La construction du nouveau stade sera un élément important pour faire pencher la balance lors de certaines discussions. De mon coté, jouer à l’OL est un vrai plaisir et un bonheur. Je n’ai pas de raison d’aller voir ailleurs. Mais je fais entièrement confiance à Monsieur Aulas qui saura nous amener à progresser la saison prochaine. Personnellement, j’ai 34 ans. En France, on fait moins confiance aux joueurs de mon âge. Alors que ce n’est pas le cas à l’étranger. Il faut juste savoir où on va. Savoir donc si on me fait confiance ou si je dois aller voir ailleurs.

Vous allez rejoindre l’équipe de France. Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ?
Aller en Lituanie n’est pas courant. C’est un des cotés positif de ce déplacement. Ce sera un gros défi car il manque du monde. J’essaierai de m’impliquer encore plus pour amener ce groupe à faire quelque chose de beau. C’est un match important et difficile. On sort d’un match perdu contre l’Argentine. On a l’obligation de se rassurer.