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Grégory Coupet: "Le PSG? Un match à 3 points..."

Publié le 01 décembre 2005 à 13:40 par R.B

A bientôt 33 ans, <b>Grégory Coupet</b> n'a jamais été aussi maître de son art. Il enchaîne les performances majuscules en étant encore plus sollicité que les saisons précédentes.

Et il n'oublie pas. « A Madrid, j'ai pensé que la saison dernière, à la même époque, je soignais mon genou après cette blessure contre Fenerbahce. Cela te fait savourer un peu plus le moment présent et ce 50ème match de Champions League. Pour mes interventions en match ? C'est vrai, je me suis fait le constat : j'ai certainement plus de travail. Cela vient peut-être du fait que nos adversaires sont super motivés à l'idée de nous affronter. Les coups de pied arrêtés ? Je ne vois qu'un manque de concentration, parce que nous avons le même système de jeu. Nous manquons d'attention sur ces phases de jeu. Sinon pour le reste, nous sommes rarement débordés. Cela explique aussi pourquoi, nos adversaires se concentrent sur ces coups de pied arrêtés qu'ils jouent bien ».
Auteur de 152 arrêts en 22 matchs officiels dont 26 décisifs, « Greg » a aussi cette capacité à relancer à la perfection. « Après un arrêt, tu n'as pas le temps de savourer. Tu dois intégrer le positionnement de l'adversaire ; tu vois les espaces. Il faut faire une photographie d'ensemble de la situation. J'ai toujours eu ce souci. Et puis cela dépend des individualités avec qui tu joues. Tu sais qu'avec John, par exemple, c'est plus facile de relancer ». Ses relances rapides et précises ayant été converties en but au Mans et à Madrid.

Comment ignorer, aussi, ces arrêts « ventouses » effectués récemment ? « Je te promets, j'adore cela. C'est tellement beau, lorsque le ballon reste collé dans tes gants. Je perçois les sentiments du public: il y a comme un oh de surprise. Je crois que c'est la confiance qui te permet de faire ce genre d'arrêt. Il y a eu celui à Nice, contre le Real; moi je préfère celui lié à la frappe du Bordelais Cheyrou, car sa tentative était vraiment puissante et pas franche ».

Toujours invaincu en matchs officiels, l'OL accueille samedi un des clients potentiels à une éventuelle succession pour la couronne de France. « C'est simplement un match à 3 points ; une étape vers notre cinquième titre. Nous n'avons pas à nous mettre une pression particulière. En plus, en jouant à domicile, nous devons gagner. Continuons notre excellent parcours pour atteindre, invaincus, la trêve. Le PSG a un bel effectif. Il impose le respect. Certes il est à 13 points et pourrait se retrouver à 16, mais rien ne serait encore plié ». Une trêve que le gardien de but international passera en amoureux du côté de Rome. « Nous aimons tous les deux découvrir, visiter ». Le PSG donc et son gardien Lionel Letizi. «J'adore. C'est un super gardien et je n'oublie pas Jérôme Alonzo. Ils font une belle paire. Mais franchement, à l'OL, avec Rémy, la notre est pas mal du tout ».

Pour finir, Grégory a joué le rôle de témoin de cette 17ème journée.

Ajaccio - Troyes : « Les Corses sont obligés de l'emporter. Ils vont sortir les couteaux… »

Auxerre - Nantes : « Auxerre qui est sur une belle dynamique et puis Nantes a du laisser du jus pour battre Strasbourg ».

Bordeaux - Lille : « Je dis un nul pour nous arranger ».

Metz -Toulouse : « Match nul ».

Monaco - Le Mans : « Monaco. Les Monégasques vont bien ; les Manceaux, un peu moins ».

Strasbourg - Sochaux : « Strasbourg pour Nico Puydebois. Je suis ce que fait Nico. J'ai eu de la peine pour lui après le résultat contre Nantes, mais en même temps je suis très heureux qu'il puisse jouer. Quand je le vois jouer, j'ai vraiment l'impression de me voir. Nico a toutes les qualités requises pour réussir ».

Nancy - Marseille : « Nancy. Les Marseillais, ils vont avoir trop froid en Lorraine!»

Rennes - Nice : « Rennes, parce que les Niçois ont beaucoup donné contre nous pour faire un résultat».

Lens - ASSE : « Nul. Déjà parce que cela nous convient bien et puis parce qu'il y a Itandje et Janot, deux gardiens que j'apprécie ».

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