masculins / OL - Lille J-2

Grégory Coupet : "Ni syndrome ni panique"

Publié le 21 septembre 2006 à 15:55 par BV

Grégory Coupet évoque la rencontre contre Lille. S'il reconnait que son équipe éprouve des difficultés contre les Nordistes depuis plusieurs matchs, le portier de l'OL refuse d'y voir un quelconque "syndrome lillois" et se montre confiant au moment d'aborder une semaine décisive.

Greg, l’équipe du LOSC constitue-t-elle votre bête noire ?
Oui car cela fait un bon bout de temps qu’on ne réussit pas contre eux mais, en même temps, il n’y a ni syndrome ni panique. Cela décuple notre volonté de gagner à domicile. On ferait ainsi d’une pierre deux coups en mettant à 9 points un concurrent direct dans la course au titre.

Pourquoi cette équipe lilloise vous pose-t-elle tant de problèmes ?
Ils développent les même vertus que nous. Ils ont un gros collectif. Ils mettent beaucoup de cœur à l’ouvrage. Ils ont également des joueurs, notamment offensivement, qui parviennent à faire la différence au bon moment. On ne se heurte donc pas à des individualités mais à un gros collectif.

En cas de victoire, vous pourriez mettre Lille à 9 points.
C’est un écart important. J’espère simplement que ce ne sera pas un match trop fermé. On sait que l’on va tomber contre une équipe solide et bien regroupée. Le cadenas sera difficile à faire sauter.

Pensez-vous que samedi, la pression sera plus forte sur Lille que sur vous ?
Non. Nous nous imposons la pression. Quoi qu’il arrive, nous n’avons pas le droit de passer au travers. On peut les mettre à 9 points comme ils peuvent revenir à 3 points. Ce n’est donc pas encore un match couperet mais une rencontre très importante. Nous ne devons pas oublier que le championnat est très long. Il y a encore beaucoup de points à prendre.

Quel joueur de Lille craignez-vous tout particulièrement ?
On peut mettre en avant des joueurs comme Bodmer, Keita ou Odemwingie. Ce dernier a en plus des prétentions individuelles importantes. Il a de réelles capacités devant le but. A nous d’être très vigilants. Mais j’avoue que je respecte avant tout le groupe et notamment Tony Sylva qui est toujours présent.

" Pour nous, Lille est une grosse montagne "



Gérard Houllier dit qu’une grande équipe ne perd jamais deux fois. Lille a perdu sa dernière rencontre de championnat...
C’est vrai que s’ils adoptent ce proverbe, on aura certainement encore beaucoup de difficultés à les battre. Toutefois, l’OL est également une grande équipe, qui sera très motivée. On sort d’une semaine durant laquelle on a bien travaillé. Nous avons eu des conditions idéales pour nous préparer. J’ose espérer qu’on verra donc un grand Olympique Lyonnais samedi.

[IMG41068#R]Comment s’est passée votre semaine de préparation durant laquelle vous avez pu avoir 7 jours pleins pour travailler ?
Cela nous a permis de travailler sur le long terme. Cela nous a permis de travailler aussi bien en puissance qu’en physique. On a allié de grosses séances tactiques pour bien huiler le collectif à du travail offensif et physique en début de semaine. C’est une préparation optimale pour le match de samedi mais également pour les 3 prochains matchs qui arrivent.

Vous allez jouer Lille puis le Steaua Bucarest. Est-ce qu’il s’agit d’une semaine décisive ?
C’est toujours décisif mais il est vrai qu’on va disputer deux matchs très importants. Mais, quand on vise le titre, il n’y a pas un match durant lequel on peut se permettre de se relâcher. On a donc travaillé dans cette perspective de performance sur du long terme.

Avant le déplacement à Bucarest, on imagine qu’une victoire face à Lille serait importante pour la confiance.
Bien sûr. La victoire amenant d’autres victoires, un succès face à Lille nous permettrait d’être très bien psychologiquement mais ce ne sera pas une mince affaire. On a deux matchs de Ligue des Champions qui se suivent coup sur coup. Pour l’instant c’est Lille. Pour nous c’est une grosse montagne.

Sentez-vous votre formation plus forte que l’an passé ?
Il y a une constance dans la sérénité. Dans le jeu on ne se pose pas beaucoup de questions. Même le départ de Djila (Mahamadou Diarra) a été vite compensé. Malgré la tournante qu’impose monsieur Houllier, il existe toujours un équilibre et une efficacité. On n’a donc pas beaucoup de doutes mais on sait que tout collectif est fragile, que la mécanique peut s’enrayer rapidement. J’espère que cela n’arrivera pas contre Lille.

Etes-vous surpris par le début de saison de l’OM et pensez-vous qu’il constitue le rival numéro 1 pour le titre ?
Non. Je mets toujours Lille devant. Ils sont sur la même dynamique et la même façon de faire que nous il y a quelques années. Ils ont la bonne recette. Marseille est bien sûr un des prétendants au titre. Ils sont très efficaces. La venue d’un Djibril Cissé ne fera qu’augmenter la qualité de ce groupe.

Il y a déjà 5 points par rapport au 3e. Cela veut-il dire que le championnat est à deux vitesses ?
Je ne sais pas. En tout cas Marseille est toujours là. Lille, même si on peut les mettre à 9 points en cas de victoire , sera toujours dans la course. Peut-être que l’arrivée de Marseille dans le haut du classement apportera le piment que tout le monde recherche dans le championnat. Maintenant, je dois vous avouer qu’il s’agit du cadet de mes soucis. Si on pouvait avoir 10 points d’avance, je les prendrais sans souci.

[IMG41281#L]Djila a été remplacé sur le terrain. L’a-t-il été dans le vestiaire ?
Jérémy Toulalan n’est pas encore un boute-en-train (rires). Mais on a toujours notre « Abi » (Eric Abidal) national. Dans le vestiaire, tout le monde s’implique énormément. Il y a une vraie vie de groupe. C’est loin d’être un détail au regard de toutes les mises au vert que l’on vit.

Vous parliez de Jérémy Toulalan, est-il déjà en passe de remplacer Djila Diarra sur le terrain ?
Je le trouve très impressionnant dans son volume physique, dans ses zones de récupération. Il a un réel talent pour récupérer les ballons et les rendre proprement. Je trouve même qu’il a presque tendance à être trop généreux. Il doit peut-être faire encore plus confiance au groupe et à notre équilibre de placement. Il a déjà pas mal rectifié le tir. Il ne lui a pas fallu longtemps pour comprendre le mécanisme. C’est un joueur intelligent.