masculins / OL 0 - Milan AC 0

Grégory Coupet : "On a fait du bon travail"

Publié le 30 mars 2006 à 19:30 par BV

Grégory Coupet revient sur la soirée d'hier soir.Il évoque l'importance de ne pas avoir encaissé de but, sa performance personnelle, le match retour mais également la rencontre de samedi contre Troyes.

Au lendemain de ce match, quelle est votre analyse sur la rencontre ?
Ce 0 à 0 nous laisse beaucoup d'espoirs pour le match à San Siro au cours duquel tout reste à faire. Le retour de Juninho pourrait nous apporter le petit plus offensif qui nous a manqué lors de ce match aller. Les Milanais se sont en effet permis de faire des fautes à 30/40 mètres de leur but afin d’enrayer certaines de nos attaques. La présence de Juninho les empêchera de reproduire le même type de fautes. C’est pour cette raison que nous plaçons beaucoup d’espoirs sur ce match retour même si nous sommes tout à fait conscients que la qualification ne tient pas qu’à lui.

Malheureusement Tiago ne sera pas là...
Il s’est sacrifié pour l’équipe. Il a fait une faute vraiment importante car Inzaghi et Chevtchenko étaient partis à l’assaut du but. Il s’est dévoué pour le collectif.

Comment expliquez vous ce début de rencontre marqué par la fébrilité de votre équipe ?
Pour une fois nous étions les plus petits. Il y avait donc une excitation et une euphorie particulières. Milan reste Milan. Lorsqu’on voit tous ces joueurs qu’on admire énormément, il est difficile de rentrer dans la partie. Dès qu’on a réussi à poser notre jeu et à placer quelques attaques, on s’est rendu compte qu’ils étaient des êtres humains comme nous, que nous pouvions leur imposer notre jeu comme aux autres équipes. On a alors beaucoup tenté par les ailes, par le centre, de loin…

Avez-vous perçu une faille dans cette équipe ?
Non pas spécialement. On sent qu’ils sont parfaitement rodés notamment dans le replacement défensif. Ils sont parvenus à ne pas paniquer même lorsqu’on les a mis en difficulté. Et, lorsqu’on a réussi à frapper au but, Dida a répondu présent. Cette équipe est très costaude collectivement.

Lorsqu’on voit la performance des deux gardiens hier soir, on se dit qu’on ne peut pas aller au bout sans un bon gardien. Est-ce également votre avis ?
Attaquant comme gardien de but sont des postes décisifs. Toutefois dans une équipe, il faut de tout : des porteurs d’eau comme des tireurs d’élite, des joueurs qui savent bien défendre comme d’autres pour inscrire les buts. C’est ce qu’on a compris à l’OL depuis plusieurs années : on n'est rien sans les autres.

Sur un plan personnel, Chevtchenko vous a rendu hommage. Qu’est ce que cela vous inspire ?
Cela me fait bien entendu très plaisir. Il m’a en plus fait la joie de m’offrir son maillot. Il sera en bonne place dans ma collection. Il a beaucoup de talent mais sait également être respecté grâce à sa classe.

Aujourd’hui, retenez-vous le but que vous n’avez pas encaissé durant les 20 premières minutes ou celui que vous n’avez pas réussi à marquer durant les 70 suivantes ?
Je vais plutôt regarder de mon côté. Défensivement, on a fait du bon travail. Museler l’attaque milanaise constitue un élément important. Avant le match, on avait mis l’accent là-dessus en rappelant qu’il était primordial de ne pas prendre de buts afin d’aller à Milan avec un avantage psychologique.

[IMG40397#R]Les deux équipes voudront marquer. Comment aborder ce match ?
Cette nécessité pour les deux équipes de marquer nous permet d’imaginer un « match de folie ». Le cadre et l’intensité de la compétition vont également y contribuer. On va y aller pour essayer de développer notre jeu et marquer un but car on n’a pas une équipe capable d’attendre.
On risque de beaucoup souffrir car leur pression sera terrible. Ils ont probablement déçu leurs supporters en ne parvenant pas à faire la différence lors du match aller et voudront se racheter.

Quel souvenir avez-vous des deux victoires de l’OL à San Siro ?
Je retiens l’effet de surprise qui nous avait permis de réaliser un bon résultat. Cet effet de surprise devrait être beaucoup moins présent. On va en effet être bien plus attendus. Ce qui peut constituer notre principal atout dans cette confrontation, c’est le fait d'être les challengers qui n’ont rien à perdre.

Entre ces deux rencontres face à Milan, vous allez affronter Troyes. Comment parvenez-vous à vous concentrer sur cette rencontre ?
Ce match est effectivement très mal placé pour nous car il se situe au milieu d’un tournant pour le club. Médiatiquement et physiquement, c’est très contraignant de jouer des matchs de si haut niveau. On évolue sur trois tableaux. Troyes est dans une situation difficile en championnat. On s’attend donc à y disputer une partie très délicate.

Quel était le message du coach par rapport à ce match ?
Il nous a tout d’abord félicité pour la rencontre face à Milan avant de nous rappeler que le championnat demeurait la priorité. Il va probablement faire tourner l’effectif car cela permet de maintenir chacun concerné. De plus beaucoup de joueurs reviennent de blessure et ont faim de jeu. Ce match sera donc l’occasion de montrer que tout le monde est « sur le pont ».