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Grégory Coupet : "On part du bon pied"

Publié le 25 juillet 2007 à 22:03 par BV

Grégory Coupet revient sur le stage en Corée du Sud et la Peace Cup que l'OL a remportée pour la première fois. "Commencer la saison avec un trophée est très impotant" révèle-t-il. Il évoque également les ambitions de l'OL et le Trophée des Champions face à Sochaux.

Comment vous sentez-vous physiquement après votre stage en Corée ?
Il y a encore un petit décalage ; on commence la saison avec un trophée, c’est très important. Dans la compétition et dans l’adversité, on a été bien présents. Même si on a payé un lourd tribut avec pas mal de blessures, on part du bon pied. On fait un gros travail aussi bien physique que moral. (…)Il y a encore un gros travail collectif à faire. On voit le coach parler beaucoup pour imprimer sa pate sur le groupe. Certains joueurs comme Grosso ont besoin d’automatismes avec le groupe. (…) Actuellement, on travaille sur des certitudes. On a fait une préparation difficile durant laquelle il a fallu être fort mentalement. Le groupe a bien réagi.

Est-ce que l’OL est déjà prêt pour le Trophée des Champions ?
On n’est pas encore à 100%. C’est sûr. En plus de Grosso, Cris a été blessé, « Juni » n’est pas encore dans le groupe. Il y a encore pas mal de petits détails à régler mais le groupe est compétitif pour samedi.

Vous avez réalisé des arrêts très importants lors la Peace Cup. Vous sentez vous déjà prêt ?
Quand on a l’occasion de pouvoir faire le stage de Tignes, cela permet d’être déjà en jambes athlétiquement. Par la suite, les choses se sont bien déroulées pour moi. C’est intéressant et agréable d’avoir de si bonnes sensations si rapidement. Il faut continuer.

En l’absence de Cris et Toto Squillaci, qu’avez-vous pensé de vos coéquipiers en défense centrale ?
Ils se sont comportés de la meilleure des manières. Ils ont été perforants. Ce qui est encore difficile à leur niveau, c’est la communication, c’est d’imposer les choses. Ils ont su régler les choses par leurs grandes qualités techniques et physiques. Leur présence a été très bénéfique pour le groupe.

Durant ce début de saison, Alain Perrin semble avoir opté pour un système de jeu en 4 – 4 – 2. Qu’en pensez-vous ?
En attaque, il y a pas mal de joueurs de percussion. Pour le moment, avec ce système, cela s’est plutôt bien déroulé. Cela change mais cela gagne encore ! On pratique du très beau football. (…) Je pense que le public lyonnais va énormément apprécier. Si on arrive à reproduire samedi ce que l’on a montré en Peace Cup, ce sera un feu d’artifice et du bonheur pour nos supporters. Moi, ce système ne me dérange pas. Tant que j’ai mes deux défenseurs centraux et mes deux latéraux, tout va bien (rires).

Cette saison, il y a eu pas de départs. Cela vous fait-il peur ?
Cela fait toujours peur. Au delà de perdre des joueurs de grande qualité, on perd des « crèmes » et des grands professionnels. En tout cas, pour le moment, les nouveaux ont bien remplacé les anciens mais il faudra voir sur le long terme avec la gestion d’une saison complète.

Quelles sont les ambitions de l’OL cette année ?
Remodeler un groupe. Aller à nouveau chercher le titre. Et pourquoi ne pas remporter une coupe nationale et réaliser un doublé. Cette saison, pour la Ligue des Champions, c’est peut-être un peu tôt même si tout peut aller très vite. On a perdu des joueurs de forte expérience, de grande qualité et on a un effectif plus jeune. On a gagné la Peace Cup, une compétition que l’on n’avait jamais remportée. Le talent du groupe est donc peut-être supérieur mais le plus difficile, c’est le long terme ; c’est gérer la pression sur toute une saison ; savoir faire le dos rond lorsque les critiques tombent. A 19 ans, ce n’est peut-être pas aussi facile que pour des joueurs confirmés de 25 ans.

Vous semblez très prudent sur vos ambitions européennes. Pourquoi ?
Il faut admettre qu’il y a eu un contrecoup la saison passée après la défaite contre Rome. Mais il ne faut pas oublier que l’OL est un club jeune. Se frotter au gotha européen n’est pas ce qu’il y a de plus simple. On y va donc avec modestie mais également avec ambition. Et pourquoi pas une surprise plutôt qu’une certitude ?

Avez-vous la pression avant de jouer le Trophée des Champions, une compétition que vous avez toujours gagnée ?
Quand on joue à Lyon, on l’a toujours. Il n’y a pas un match que l’on ne joue pas pour le gagner. C’est un match « à pression ». Le coach doit avoir à cœur de battre Sochaux. On a envie de montrer de bonnes choses. En Peace Cup, on a fait preuve de beaucoup d’enthousiasme, on s’est procuré beaucoup d’occasions. J’espère qu’il en sera de même lors du Trophée des champions.
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