masculins / Pendant la trêve

Grégory Coupet prolonge

Publié le 12 juin 2007 à 19:51 par BV

Grégory Coupet a prolongé le contrat qui le lie à l’Olympique Lyonnais de trois ans, soit jusqu’en juin 2010. En présence de Jean-Michel Aulas et de Bernard Lacombe, le gardien international s’est exprimé sur les raisons qui ont motivé son choix.

Grégory Coupet :

Quel choix avez-vous fait quant à votre avenir ?
Je rempile pour trois ans. Je vais devenir la plus jeune recrue du club (rires). Ce fut long et dur. La décision n’était pas évidente à prendre. Pour la première fois, j’avais « la trouille » de faire l’année de trop ou de passer à coté d’une aventure à l’étranger. Je me suis dit que la bonne solution était peut-être de partir en haut de la vague. Cette année fut un peu spéciale. Quand on est amoureux du club, cela touche beaucoup. Les mots de Bernard Lacombe et du président Jean-Michel Aulas m’ont touché. On a trouvé un bon terrain d’entente. C’est un grand bonheur et un plaisir de rester à la maison. Mais ce n’est pas une façon de m’installer dans du confort et dans un bon rocking-chair. C’est mon avant-dernier contrat. C’est tout sauf un manque d’ambition. J’aime profondément ce club et je suis fier de pouvoir y continuer l’aventure. A partir du moment où la volonté de faire un bout de chemin ensemble était partagée, comme je connais bien les lieux, et surtout très bien Joël Bats, tout cela m’a conforté dans ma volonté de rester. Il reste trois ans de contrat à Jo (Bats) et à moi. Cela fait partie des éléments déterminants et importants de l’aventure.

L’accueil du public lors du jubilé de Sonny Anderson a-t-il compté dans votre décision ?
Non. Ma décision était déjà prise mais cela m’a conforté dans mon idée. La volonté du président de me garder et de continuer à progresser ensemble m’a touché. J’ai également eu le coach au téléphone. On a parlé longuement. On a discuté ouvertement. Le contact est bien passé. On va découvrir autre chose. J’ai hâte.

Dans quel état physique vous sentez-vous ?
A 34 ans, je ne me suis jamais senti aussi bien. Il va falloir que j’apprenne à gérer un peu plus encore mes efforts. Avec Jo (Bats), on partage le plaisir de se donner à fond. J’ai du mal à m’accepter plus prudent. Mon plaisir c’est de souffrir. Je repousse les limites de plus en plus loin. Dino Zoff a bien été champion à 40 ans. Pourquoi ne pas pousser le bouchon encore plus loin et aller chercher les records. Je suis en train de franchir des records au sein du club. Pourquoi ne pas le faire dans le domaine du football en général ?

Qu’est-ce qui vous a réellement fait douter ?
La fin de saison. Devoir nous excuser de n'être « que » champions, c’est une catastrophe. Cela parait fou. Ce contraste a été difficile à vivre.

Avez-vous senti un manque de reconnaissance au sein du club ?
Pas du tout. J’ai abordé le président Aulas de la manière la plus simple. Je lui ai dit que c’était un carrefour aussi bien pour lui que pour moi. Je lui ai dit : « et maintenant, qu’est ce que l’on fait ? » L’intérêt était pour les deux parties. Les discussions se sont faites dans la convivialité et une simplicité importantes.

Comptez-vous demander le brassard de capitaine ?
Jusqu’à présent, il a été bien porté. De par mon poste, il n’est pas nécessaire d’avoir le brassard. Mais de par mon expérience et mon autorité naturelle, je suis un capitaine légitime. Je me sens écouté. Je n’ai pas de revendications par rapport à cela. Je n’ai pas besoin de cette reconnaissance. Je sais ce que je vaux et qui je suis.

Ne pensez-vous pas justement que la saison prochaine sera la plus délicate ?
Non. Ce sera difficile mais comme cela l’a toujours été. L’ambition restera la même. Il y a pas mal de changements d’entraîneurs. Beaucoup d’équipes se sont renforcées dans le domaine offensif. Il y aura des surprises la saison prochaine. Notre groupe sera toujours aussi conséquent. Ce sera une saison très excitante. Vouloir rester les meilleurs constitue le plus beau challenge.

Avez-vous une exigence par rapport à Rémy Vercoutre ?
Non. Qu’il soit toujours aussi motivé. Respecter mes remplaçants, c’est leur imposer la même concurrence que celle qu’ils m’imposent. Je me sers beaucoup d’eux pour demeurer motivé. J’ai besoin de cela. C’est à moi de prouver que je suis le numéro un.
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