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Grégory Coupet : "Revenir plus fort"

Publié le 10 août 2007 à 15:58 par BV

Opéré lundi 6 août par le professeur Moyen d’une rupture du ligament latéral interne du genou gauche, Grégory Coupet devrait être éloigné des terrains durant 4 mois. Ce matin, au terme de sa séance de soins, le gardien lyonnais s’est confié.

Comment s’est déroulé votre séjour à l’hôpital ?
Merveilleusement bien à l’exception des douleurs postopératoires. J’ai été chouchouté à l’hopital Lyon-Sud. Tous les services du professeur Moyen ont été extraordinaires. Dans l’ensemble, le résultat est plutôt positif.

Quel est votre programme ?
Le plus dur à accepter est de calmer le jeu, d’attendre que le genou dégonfle, de prendre le temps de ne pas plus traumatiser le corps afin de ne pas se mettre dans le rouge. Il faut aller doucement, relancer la mécanique, mobiliser un peu l’articulation et patienter le temps de retirer les agrafes pour que la cicatrice soit belle. Je plie déjà le genou à 60° mais je ne dois pas aller au-delà pour que le ligament ne tire pas trop. Pour l’instant, je fais du travail de mobilisation du genou et d’électrostimulation pour essayer de conserver un quadriceps « potable ».

A combien de temps évaluez vous la durée de votre indisponibilité ?
La cicatrisation dure deux mois. Je ne peux pas « descendre » en dessous. Il faut absolument respecter cette période. Quant aux deux autres mois, j’espère faire un gros travail afin de réduire ce laps de temps. En tout cas, je ferai tout pour cela. Ce qui me permettra d’y arriver, c’est l’huile de coude et l’environnement. Très sincèrement, je ne m’inquiète pas trop.(..) La volonté sera là. Ce qui me manque actuellement, c’est de pouvoir me défouler et transpirer.

Avez-vous peur de ne pas récupérer totalement vos capacités ?
Non. Pas du tout. Il y a deux ans, je m’étais déjà blessé au genou. Mentalement, on a une dextérité supplémentaire. Avec le staff médical qu’il y a autour de moi, je sais qu’il n’y aura aucun souci.

Après votre blessure au genou il y a deux ans, vous sembliez plus inquiet que vous ne l’êtes aujourd’hui. Pourquoi ?
Cela fait partie de l’expérience. Pour moi, ce n’est pas une fin, c’est une épreuve douloureuse. Je suis souriant aujourd’hui mais il y a des moments plus difficiles. On fait un métier médiatique, où l’orgueil est important. Or j’en ai. Je ferai donc tout pour revenir plus fort.

Comment occupez vous votre temps ?
Je vais être derrière les rugbymen bleus à 200%.Je vais regarder la coupe du monde de rugby (rires). Demain, lorsque je verrai l’OL jouer, ce sera un moment difficile. J’espère ne pas trop souffrir même si je sais que cela va être dur.

Avez-vous vu Rémy Vercoutre ce matin dans le vestiaire ?
Je l’ai vu ce matin. Je lui ai dit bonne chance et conseillé de ne pas se « prendre la tête ». Jo (Joël Bats) est là. Tous les joueurs lui font confiance. Il ne doit pas se poser de questions.