club / Un métier à l'OL

Guillaume, le garant d’une forme olympique (2/2)

Publié le 17 janvier 2014 à 10:06 par SC

Il « apprend jour à jour » à mieux éprouver les joueurs. Sous les conseils de Robert Duverne, expert en la matière, le jeune préparateur, Guillaume Vachaud, travaille d’arrache-pied pour la bonne santé physique de chaque membre de l’équipe.

Le métier de préparateur doit suivre la cadence

Le préparateur physique doit inévitablement s’adapter aux conditions dans lesquelles ses sportifs évoluent. Et plus particulièrement, aux nouvelles exigences que le métier de footballeur requiert. La forme physique prend une place grandissante dans le football. Les experts de la préparation comme Robert Duverne ou son poulain, Guillaume Vachaud, sont donc de plus en plus actifs. « La préparation prend une grande place dans le sport aujourd’hui. C’est la base. Il y a de plus en plus de préparation physique ». La puissance est notamment une qualité essentielle dans le football moderne. Le haut du corps est aussi de plus en plus sollicité. Le travail physique ne se limite donc plus qu’aux membres inférieurs. « C’est important depuis quelques années. Il y a une évolution des masses musculaires. Mais ce n’est pas de la gonflette, ça ne sert à rien après si c’est pour être trop lourd et ne plus avancer. L’objectif est d’être plus costaud dans les duels, avoir plus de puissance. Avant ça concernait surtout les gardiens ». Pour parvenir à cette « harmonie du haut et du bas », la sangle abdominale est une zone importante. « On la travaille avec le gainage. C’est une partie du corps qui permet la transmission entre le haut et le bas ».

Les joueurs de haut-niveau sont de plus en plus confrontés à la répétition des matchs. Il faut remettre le bleu de chauffe toutes les 72 heures. Et ce, près de 11 mois dans l’année. Les rares trêves sont là pour reposer quelque peu les organismes. Certaines consignes sont alors données par le staff. « Pour les trêves longues comme celle estivale, il y a un programme individuel de défini. Mais, c’est le repos avant tout ». Concernant les trêves plus courtes, c’est différent. La dernière, celle des fêtes de fin d’année, n’a duré que six jours. « C’est très court. Ceux qui en avaient le besoin avaient une autorisation pour faire des exercices. Pour les autres, pas d’obligation ». Leur hygiène de vie est aussi surveillée. « Ils ont un suivi diététique avec les docteurs et une diététicienne. Il faut faire attention au sommeil et à la nourriture ». Pour Guillaume Vachaud, pas question cependant de les fliquer.

Pour toutes ces facettes englobées dans la préparation, une confiance commune est de mise. « Les joueurs sont autonomes après, ils connaissent progressivement ce qu’ils ont à faire. Chaque joueur le sait. On est là pour les conseiller ou pour les stopper quand ils en font trop…On est à l’écoute des joueurs, pour savoir comment ils se sentent, comment ils ressentent les séances. Il y a une grosse relation humaine ». Pour que les fruits de son travail soient fructueux, Guillaume le sait, il est important que la préparation physique soit acceptée par les joueurs et dans les têtes. « Il faut leur montrer que c’est primordial pour eux de faire tout cela ». Ils semblent avoir saisi le message. Les joueurs sont entre temps arrivés un par un dans la salle de musculation de Tola Vologe. Pendant une heure, ils vont se plier aux consignes du préparateur physique…

Sur le même thème