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Guy Lacombe : « Ne pas venir en victimes expiatoires »

Publié le 09 décembre 2006 à 21:05 par BV

Après une semaine de stage à Aix-les-Bains, l'entraîneur parisien évoque la rencontre de dimanche entre le PSG et l'Olympique Lyonnais. Répétant à l'envi que "le PSG était outsider", il rejette tout sentiment de revanche.

Le PSG vient-il chercher la lumière à Lyon ?
(Rires) Oui. La ville lumière vient chercher la lumière à Lyon. Nous abordons cette rencontre comme tous les matchs importants, or tous les matchs sont importants au PSG. On sait que notre adversaire sera très fort. Lors des dernières rencontres, Gérard Houllier a aligné une équipe mixte. Cela prouve que pour l’OL, la rencontre la plus importante, c’est celle de dimanche contre le PSG. On vient à Lyon comme outsiders. Les titres de l’OL ainsi que leur parcours nous le rappellent tous les jours. On va simplement essayer de réaliser un gros match.

Vous avez déjà gêné l’OL à 2 reprises cette saison. Pensez-vous disposer de la recette pour contrarier cette équipe ?
Nous sommes effectivement parvenus à gêner l’OL mais les Lyonnais sont sortis vainqueurs des 2 rencontres. On peut être fatalistes mais on peut également se demander ce qui serait advenu si nous étions parvenus à l’emporter. C’est vraiment dommage car je suis persuadé que cela aurait donné de la confiance à mon groupe.

Êtes-vous animés par un sentiment de revanche ?
Chaque match a sa vérité. La rencontre en coupe de la Ligue fut différente du trophée des champions. Il y aura encore un autre match demain, différent des deux premiers. A nous de bien l’aborder. Le sentiment de revanche n’est pas bon pour progresser. Nous ne devons pas venir en victimes expiatoires. A nous de faire un match cohérent et costaud.

Etonnamment, vous semblez plus à l’aise loin du Parc des Princes. A quoi cela est-il dû ?
Il y eut de très bonnes choses dans le jeu contre Lens (défaite 3 – 1). Les joueurs ont beaucoup donné. Tout comme lors des 20 premières minutes contre Bordeaux (défaite 2 – 0) au terme desquelles nous aurions dû mener. On est aujourd’hui à la croisée des chemins. Si le sort nous est favorable, on peut aller dans le bon sens. On a eu des moments difficiles. On a peut-être mangé notre pain noir. Le travail va payer. Cela va venir si le sort s’acharne moins sur nous.

Partagez vous l’opinion de Gérard Houllier qui a affirmé que « l’accent devait être mis sur la qualité du jeu » ?
Le football est un sport merveilleux, notamment en matière de tolérance et constitue l’antithèse de ce qui s’est passé à Paris. Mais le résultat est tout de même hyper important. Gérard (Houllier) et moi sommes tous les deux des gagneurs. On râle mais on se serre la main avant et après la rencontre. Il faut un vainqueur et un vaincu.

Certains avaient vivement critiqué l’attitude de Patrice Bergues lors du match de coupe de la Ligue. Quelle est votre position ?
J’apprécie beaucoup Patrice Bergues. J’étais dans mon match. Je dois vous avouer que je ne l’ai même pas vu. Il n’y a que ceux qui n’ont jamais été sur un banc de touche qui peuvent critiquer son attitude. Si le football n’était géré que par des gens comme ceux qui se trouvent sur nos 2 bancs, il n’y aurait aucun problème.
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