masculins / OL - Valenciennes J-1

Histoire de bien lancer novembre !

Publié le 02 novembre 2007 à 22:58 par BV

En 2002, l’Olympique lyonnais remportait pour la première fois de son histoire le championnat de France pendant que le VAFC l’imitait en ... CFA. Par la suite, alors que les Rhodaniens engrangeaient les trophées de Ligue 1, les Nordistes trustaient ceux de National puis de Ligue 2.

Au premier abord, l’opposition semble donc déséquilibrée. De là à voir dans la rencontre de samedi au Stade de Gerland un affrontement entre David et Goliath, il n’y a qu’un pas.

Il est vrai que la hiérarchie actuelle ne plaide pas en faveur des joueurs d’Antoine Kombouaré. Si les deux formations occupent pour l'heure la même première partie du classement (l’OL est 1er, le VAFC 9e), Lyonnais et Valenciennois ne se présentent pas nantis des mêmes certitudes. L’OL occupent la tête du classement de Ligue 1 à domicile quand leurs hôtes se traînent à la 16e place de son pendant à l’extérieur avec 4 points pris en 6 rencontres et la deuxième plus perméable défense (11 buts encaissés). Un état des lieux chiffré qui fait naître chez l’entraîneur de VA, l’ « espérance que Lyon ne sera pas dans un grand jour ». Et de prévoir que « s’ils sont à leur meilleur niveau, on n’existera pas ».
L’analyse est tranchante, presque résignée mais pas dénuée d’espoir. Celui notamment de voir sa formation retrouver les valeurs et le jeu qui lui avaient permis de pointer à la 4e place de la Ligue 1 à l’entame du mois d’octobre. Durant celui-ci, les coéquipiers de Steeve Savidan sont passés de la 4e à la 9e place, ne grappillant qu’un point sur 9 possibles et concédant deux revers loin de leurs bases, face à Lille (3 – 0) et Bordeaux (2 – 1).
Mercredi, en Coupe de la Ligue, il y eut pourtant du mieux. Grâce à deux buts de Traoré et Pujol, ils ont dominé les Rennais au Stade de la Route de Lorient. Une performance qui incite Alain Perrin à redoubler de « méfiance ». « Valenciennes, c’est le match piège par excellence » a-t-il prévenu.

Autre motif d’espoir pour « Savigoal » et les siens, leur dernière visite dans la capitale des Gaules peut raisonnablement les laisser ambitionner un bon résultat : la saison passée, le buteur angevin avait ouvert le score à un quart d’heure de la fin, les Gones ne devant leur salut qu’à deux réalisations tardives de Cris et Squillaci.

Samedi, ces deux derniers ne devraient pas être d’un grand secours. « Le seul joueur que je n’ai malheureusement pas pu faire souffler, c’est Toto Squillaci » a déploré Alain Perrin après le succès à Caen en Coupe de la Ligue. Cleber Anderson revenant de suspension, l’entraîneur olympien pourrait être tenté de l’associer à Mathieu Bodmer en défense centrale. Resterait alors à résoudre le casse-tête du milieu de terrain où les blessures de Toulalan et Ben Arfa n’arrangent rien, bien au contraire ! Et quid de Sidney Govou, qui fut titularisé lors des 6 dernières rencontres et qui sera plus qu’utile face à Stuttgart mercredi à Gerland, surtout si Ben Arfa venait à déclarer forfait.

Car en filigrane de cet affrontement face à Valenciennes, c’est bien le rendez-vous décisif avec les Allemands en Champions League, mercredi, qui est dans toutes les têtes. Aucune intention de galvauder l’opportunité qui pourrait être offerte de s’échapper un peu plus en tête de la Ligue 1 ; mais simplement la nécessité de gérer un calendrier haletant et un mois de novembre décisif... comme l’avait déjà été octobre. Après trois matchs de Ligue 1 et deux de Ligue des Champions, soit 4 réceptions en 5 matchs, on en saura alors beaucoup plus sur la teneur des ambitions des sextuples champions de France, surtout sur la scène européenne. Tout commence samedi face à Valenciennes. La confiance n’aime rien tant que les succès... et inversement.
Sur le même thème