masculins / OL - PSG : 1 - 0 (a.p.)

Historique !

Publié le 25 mai 2008 à 00:11 par BV

On ne peut manquer d’y voir un symbole : le succès de l’Olympique Lyonnais aux dépens du PSG (1 – 0), s’il est, bien entendu, avant tout l’œuvre d’un groupe, d’un collectif, d’un club tout entier, ce succès trouve son dénouement et sa plus parfaite expression dans la performance individuelle de deux emblèmes du club : Sidney Govou bien sûr, auteur du but victorieux (102e), et Grégory Coupet qui permit aux siens de conserver intactes leurs chances de victoire en multipliant les arrêts décisifs.
Coupet et Govou ont donc tout gagné sur la scène nationale. Juninho presque tout : ne lui manque que la coupe de la Ligue 2001. Coupet, Govou et Juninho : ou comment marquer de manière indélébile l’histoire d’un club ? L’histoire de l’OL est en marche ! L’OL est devenu le 11e club français à réaliser le doublé championnat de France – Coupe de France, le premier depuis Auxerre en 1996. En battant le PSG, l’OL a réglé une affaire de famille : Juninho et consorts ont imité la génération du tournant des années 70 qui faisait la loi en coupe, remportant notamment 3 trophées (1964, 1967 et 1973), mais se montrait incapable d’offrir au club son premier titre de champion de France. Plus près de nous, Coupet et les siens ont réalisé ce qui constituait depuis plusieurs saisons un rêve de plus en plus obsédant : exporter enfin leur domination nationale dans le domaine tellement aléatoire des coupes. En somme, ils ont gommé une incongruité du football français qui les voyait, dans cette compétition, immanquablement échouer à prendre le dessus sur des adversaires qu’ils dominaient régulièrement en championnat.

Mais, jusqu’à la 102e minute de jeu, on crut bien que l’histoire allait à nouveau se répéter. Que le PSG, battu à deux reprises en Ligue 1 (2 – 3 et 2 – 4) allait une nouvelle fois briser le rêve du septuple champion de France. Car il s’en fallut de bien peu que les joueurs de Paul Le Guen n’ouvrissent le score. D’abord sur une tête de Camara qui vint s’écraser sur la barre transversale de Coupet (10e) ; Pauleta fut ensuite tout proche de reprendre le centre de Rothen (26e) ; Anthony Réveillère dégagea sur sa ligne la frappe du Portugais (32e) qui contraignit ensuite Grégory Coupet à s’interposer (41e). Les Lyonnais auraient même pu rentrer aux vestiaires avec un retard d’un but si Monsieur Kalt n’avait pas refusé le but d’Armand pour une position de hors-jeu de Pauleta (45+1).

A la pause, les Parisiens pouvaient légitiment nourrir l’ambition d’inscrire pour la huitième fois leur nom au palmarès de l’épreuve, tant ils avaient jusqu’alors plutôt maitrisé les Rhodaniens. Peinant à prendre l’ascendant au milieu de terrain, ces derniers ne s’étaient guère montrés dangereux que sur des « coups ». La frappe lointaine de Benzema avait frôlé la lucarne (13e), le coup franc de Juninho le poteau droit d’Alonzo (25e). Face au pressing constant des coéquipiers de Pauleta, l’OL souffrait dans l’entrejeu, et restait sous la menace des coups de pied arrêtés d’un PSG, de toute évidence ragaillardi par l’obtention du maintien le week-end dernier. Sur l’un d’entre eux, la tête de Camara échoua sur la barre transversale et Coupet, dans un second temps, sortit un nouvel arrêt miraculeux (64e).

Les entrées de Bodmer et Keita, permirent ensuite à la formation d’Alain Perrin de remettre le pied sur le ballon et à Karim Benzema de retrouver une position d’avant-centre qu’il affectionne. Mathieu Bodmer n’ajusta pas sa tentative (68e). Ni lui, ni Sébastien Squillaci ne cadrèrent leur tête (86e et 82e). Et s'il fallait désigner un tournant dans cette finale ô combien stressante mais tellement emballante, on le trouverait certainement au bout d'un contre parisien, dans les arrêts de jeu. Les joueurs de la capitale regretteront longtemps cette occasion sur laquelle Mendy, profitant d’un relâchement coupable de Grosso força Coupet à un nouvel exploit (90+2). La chance était passée - bien qu'elle avait semblé depuis un petit moment déjà avoir choisi son camp. La rencontre bascula à 3 minutes du terme de la première période la prolongation lorsque Sidney Govou reprit à bout portant un centre de Benzema dévié de la poitrine par Kader Keita (102e). En toute fin de rencontre, Kader Keita buta sur Alonso (118e). L’addition aurait été bien trop lourde pour un PSG qui, cette saison, ne s'est peut-ête jamais montré aussi emballant.

En une semaine, l’OL pouvait tout perdre, il a tout gagné. Au bout du suspens en championnat comme en coupe de France. Comment les historiens du football jugeront-ils cet OL millésime 2007/2008. A vrai dire qu’importe ! Cette saison est historique. Gigantesque !
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