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Hugo Lloris : "Il ne faut pas tout mélanger"

Publié le 04 février 2009 à 16:44 par BV

Les retrouvailles avec Nice, son club formateur, dimanche.
« Je prépare ce match comme n’importe quel autre match même s’il est évident que ce sera un moment particulier pour moi, un match à part ; il y aura toute ma famille, tous mes amis, mes anciens coéquipiers, le public niçois. Nice est mon club formateur ; on a toujours un minimum de reconnaissance pour son club formateur. Mais cela demeure un match de championnat, important pour l’OL, on se devra d’aller chercher des points là-bas. Avant et pendant le match, je ne penserai qu’à la compétition, j’essaierai de laisser les sentiments de coté, je retrouverai tout le monde après avec plus de sourires, plus détendu. J’ai gardé contact avec le vestiaire, je connais également beaucoup de gens qui travaillent au club. Je suis resté là-bas onze ans, je n’en garde que des bons souvenirs.

Le Gym.
Lorsqu’une équipe reçoit Lyon, elle est toujours à 200%, avec tout son public derrière elle : accueillir Lyon est toujours une fête. On s’attend donc à rencontrer une équipe surmotivée et très difficile à jouer. Ce sera un match difficile à gérer. Les Niçois ont réalisé un départ tonitruant mais restent sur une mauvaise passe, à nous d’en profiter. Ce soir ils disputent la demi-finale de la Coupe de la Ligue, face à Vannes, peut-être vont-ils y laisser des forces. Mais lorsqu’une équipe se qualifie pour une finale – ce que j’ai déjà connu (en 2005 – 2006 avec Nice) – elle emmagasine un maximum de confiance, ses joueurs ont tendance à se trouver les yeux fermés lors des matches suivants. A nous d’être vigilants afin de réaliser un match plein. C’est de plus toujours difficile d’aller jouer à Nice, le stade et le public y sont particuliers.

Les dernières prestations de l’OL.
Il y a eu de très bonnes choses mais on a malheureusement obtenu pas mal de matches nuls, c’est un point que l’on doit rectifier : pour avoir un parcours de champion, il faut prendre un maximum de points à domicile. On en a perdu deux contre Saint-Etienne, il va falloir aller les récupérer à Nice.

La polémique après la blessure de Baki Koné.
Mon souci, c’était surtout la santé de « Baki ». Concernant ce qu’il s’est dit autour, notamment dans la presse, je suis comme d’habitude resté en retrait, je n’ai suivi que d’une oreille. Tout le monde avait des choses à dire, s’est exprimé, on peut maintenant passer à autre chose. L’essentiel est que Baki ne va pas se faire opérer, qu’il va retrouver très vite les terrains. Mais je comprends très bien la déception des dirigeants marseillais. Ca a été un choc maladroit dont l’impact a été assez important. Voir Baki dans cet état-là fut très impressionnant, m’a choqué, mais il ne faut pas tout mélanger : comparer ma sortie à celle de Schumacher est déplacé car à l’inverse de ce dernier j’ai joué le ballon. Cela fait partie du jeu malheureusement. Baki est un bon copain, avec qui j’ai passé du temps à Nice.

L’assise défensive de l’OL.
Depuis le début de la saison l’équipe est en place, on est assez forts sur le plan défensif, on ne concède pas beaucoup d’occasions de but. Il faut s’appuyer là-dessus pour ensuite produire du jeu et aller de l’avant pour être le plus efficace possible devant le but. Notre charnière centrale n’a pas changé depuis un bon moment, ça facilite les repères et la complicité.

Loïc Rémy
Il a montré ses intentions dès le début de la saison en étant décisif quand il le fallait. C'est un très bon joueur, très prometteur. Il a des qualités physiques au dessus la moyenne, notamment en termes de vitesse et de percussion. Mais il y a également à Nice beaucoup de joueurs que l'on connait moins mais dont je sais qu'ils peuvent faire la différence, comme Hellebuyck, Rool, Bamogo...

France – Argentine
Je n’y pense pas. Je me concentre sur le match à Nice. Si on fait appel à moi, je répondrai présent comme je l’ai toujours fait.
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