masculins / OL 0 - Glasgow 3

Il faudra sortir le grand jeu !

Publié le 02 octobre 2007 à 23:10 par BV

Il y a des jours à oublier. Des matchs où rien ne va. Ce soir, l’Olympique Lyonnais a subi sa plus large défaite à domicile en Ligue des Champions, encaissant trois buts… et frappant à trois reprises sur les montants.

Il y a des jours comme ça !, devront se dire les joueurs d’Alain Perrin pour ne pas baisser les bras et continuer d’y croire. Car la qualification pour les huitièmes de finale ne s’est pas évaporée après ce lourd revers mais elle s’est quelque peu éloignée. Pour la phase finale, les Rhodaniens devront réaliser une fin de compétition parfaite et espérer que les événements tournent en leur faveur. Les Rangers les forcent en tout cas à user de chemins détournés : gagner à Glasgow… et à Stuttgart… et puis toutes les autres rencontres aussi.

Décidément, ces dernières semaines, les footballeurs au chardon semblent prendre un malin plaisir à compliquer les projets de leurs homologues français ! La victoire des Ecossais au Parc des Princes face à la France, il y a trois semaines, était dans toutes les têtes. C’est pourtant de sa devancière à Glasgow que l’entame de match fit ressurgir les plus inquiétants fantômes.

Comme lors de celle-ci, c’est sur corner que les Ecossais ouvrirent le score, Mc Culloch, libre de tout marquage catapultant à bout portant une offrande de Beasley (23e). La suite ressembla à une inéluctable descente aux enfers pour les Lyonnais.

Malgré de bonnes intentions offensives affirmées et une possession de balle nettement à leur avantage, durant 52 minutes, face à un bloc bien regroupé sur ses bases, aucun Olympien ne s’aventura, sur action de jeu, dans le jardin de Mc Gregor, lui posant du même coup un bien fâcheux lapin. Parfaite illustration de cette incapacité des Rhodaniens à se mettre en bonne position dans la surface, le centre tendu de Fabio Grosso franchit la ligne de touche opposée sans trouver preneur (40e). Alain Perrin avait pourtant choisi de multiplier les armes offensives, titularisant Karim Benzema et Milan Baros. Mais, durant longtemps, le Français ni le Tchèque ne parvinrent à trouver la moindre situation favorable dans les 16 mètres écossais. En première période, le numéro 10 olympien dût se contenter d’une frappe lointaine contrée (20e). Guère plus de réussite pour Milan Baros. A son crédit deux slaloms dans l’arrière-garde des Rangers (10e et 29e).

Autre choix du tacticien lyonnais : titulariser Källström en lieu et place de Toulalan. Le Suédois vit sa frappe contrée par Hemdani (26e) puis n’attrapa pas le cadre (39e).
Pour le reste, les Rhodaniens s’en remirent presque exclusivement aux tentatives lointaines de Juninho. Hemdani contra son premier tir (4e). Les coups francs du Brésilien passèrent ensuite de peu au dessus du but écossais (28e et 35e). Et Mc Gregor boxa sa frappe que ne put reprendre victorieusement Benzema (31e). Juni déposa un corner sur la tête d’Anderson (11e), puis, juste avant la pause, trouva la barre transversale (45e). Certainement le tournant du match.

La mi-temps ne changea guère la physionomie de la rencontre. Juni frappa une nouvelle fois hors du cadre (47e). Et Baros parvint enfin à exploiter un ballon dans la surface mais sa frappe s’envola (53e). On aurait pu y voir une évolution dans le jeu des Rhodaniens. Problème : les Rangers venaient de doubler la mise par Cousin (48e). Mais les champions de France allaient boire le calice jusqu’à la lie. Sur une passe aérienne de de l'ancien Lensois, Beasley se défit de Cleber Anderson et s’en alla tromper Vercoutre à bout portant (54e). Et pour la première fois depuis bien longtemps, Gerland siffla les siens sur l’engagement. Oh, pas longtemps !

Dépités et abattus, les Lyonnais repartirent de l’avant mais l’affaire était entendue depuis bien longtemps. La fin de rencontre fut longue… et douloureuse pour un public que les frappes de Cleber Anderson (57e), Benzema (65e), Källström (65e), Govou (67e), Ben Arfa (80e), et Juninho sur le poteau (70e), ne parvinrent pas à réconforter. Dans les ultimes minutes, McGregor priva ses hôtes d’une réduction du score méritée sur des tentatives de Ben Arfa et Juninho (84e et 88e). Et Cleber Anderson toucha de nouveau du bois (85e)... Le football n'est décidément pas une science exacte !

Samedi face à Lens, les Lyonnais avaient inscrit trois buts sur leurs trois seules frappes cadrées. Les Ecossais avaient dû bien les observer à la vidéo puisqu’ils leur infligèrent le même traitement… l’occupation du terrain en moins. Car comme face aux Artésiens, les Lyonnais ont eu le mérite d’essayer. Essayer de produire du jeu, de passer sur les côtés, de frapper de loin lorsque l’accès à la surface leur fut refusé. Alors certes les exigences du championnat de France ne sont pas les mêmes que celles de la Ligue des Champions… Mais de là à connaître un tel revers à domicile face au vice-champion d’Ecosse, il y a un gouffre que personne n’avait osé imaginer.

A Barcelone, les Lyonnais avaient subi leur plus lourde défaite en Ligue des Champions. Deux semaines après la déroute catalane, ils ont tendu l’autre joue, bissant, cette fois-ci contre un concurrent direct. Ils devront s’inspirer des chants montant du Virage Nord : « Ne jamais lâcher », et prendre exemple sur Arsenal qui était parvenu à se qualifier lors de la saison 2003 – 2004 en ayant pris 1 point lors des trois premiers matchs… Quand on vous le dit : « Ne jamais lâcher »…
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