masculins / OL - Toulouse J-1

Il faut partir à point (s)

Publié le 09 août 2008 à 21:00 par BV

A l’heure où le Palais national omnisport de Pékin ouvre ses portes aux premiers gymnastes olympiques, c’est un beau grand écart que doit exécuter l’OL à l’occasion de la première journée de Ligue 1 2008/2009 : passer en une semaine d’un extrême à l’autre, du deuxième du dernier classement final de la Ligue 1, Bordeaux, qui plus est à l’extérieur, à son premier non-relégable, Toulouse, à domicile. Sauf énorme surprise, et sans mésestimer le potentiel de Toulousains qui avaient terminé troisièmes de l’exercice 2006/2007, il y a fort à parier que ces derniers poseront moins de difficultés aux champions de France que leurs voisins aquitains lors du Trophée des Champions il y a une semaine.

Tout d’abord parce que, pour les Lyonnais, qui louvoient actuellement entre préparation et compétition, chaque semaine qui passe bonifie singulièrement les états de forme. « La semaine d’entraînement supplémentaire sera profitable, a confié, vendredi, Claude Puel. La forme physique, en général, dictera mes choix au moment de composer l’équipe ». Dans ce domaine, le retard des internationaux, qui n’ont jusqu’ici pu disputer que trois rencontres, et d’autres, complexifie un peu plus une équation déjà embrouillée par les forfaits de Fred, Fabio Santos, Kader Keita et Mensah, convalescents.

Pour autant, l’entraîneur lyonnais ne semble pas dépourvu de solutions de rechange, et dispose d'un groupe pléthorique. Même s’il serait précipité de dresser, à l’aune des matchs amicaux et du Trophée des champions, un bilan de leur intégration, certaines recrues de l’intersaison sont, pour l’heure, à ranger au rayon des satisfactions. Jean II Makoun n’a pas tardé à trouver ses marques au milieu ; Miralem Pjanic « s’est montré au niveau des autres et ne fait pas son âge (18 ans) » selon Claude Puel ; enfin, même s’il est davantage attendu sur la durée, Hugo Lloris a réussi son entrée en matière contre Bordeaux et séduit par son état d’esprit.

Cet été, le club rhodanien a subi, au sein de son effectif comme de son staff, des modifications de taille qui nécessiteront logiquement plusieurs matches et semaines d’adaptation, histoire notamment de trouver et pérenniser le « liant » cher à Claude Puel. Et la marge de progression est grande comme en attestent les deux dernières rencontres sans but marqué, face à Monaco (0 - 1) et Bordeaux (0 - 0).

[IMG43350#R]Coté toulousain, les zones d’incertitudes sont encore plus nombreuses. Au terme d’une saison au suspense « hitchcockien », Elie Baup a été remplacé par Alain Casanova, qui sera suspendu dimanche à Gerland. Plusieurs cadres comme Arribagé, Battles, Dieuze, Douchez, Elmander et Emana sont partis. Leurs remplaçants arrivent entourés d’incertitudes et habités par l’envie de se relancer, à l’image de Berson, Carrasso, Didot ou encore Larsen. Les matchs amicaux ont été plutôt encourageants sans toutefois permettre de verser dans l’optimisme à tout craint : le « Téfécé » fut la huitième meilleure équipe de Ligue 1 des matches de préparation avec 1,71 point par match et un bilan de 12 buts marqués et 7 encaissés… une place devant Lyon (1,66 point par match et 10 buts marqués pour 6 encaissés).

Faire émerger une identité de jeu sans laisser échapper des points précieux, tel est l’axe qui sous-tendra la première sortie des Lyonnais en Ligue 1, dimanche soir face à Toulouse. A l’heure où beaucoup prédisent aux Olympiens une concurrence plus relevée qu’elle ne l’a jamais été, ces derniers n’ont pas de temps, ni de points, à perdre.