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« Il faut regarder les choses objectivement »

Publié le 09 octobre 2013 à 12:54 par R.B

Après la cuisante défaite à Montpellier, beaucoup de questions ce mercredi pour l’entraineur lyonnais lors du traditionnel point presse…

 Où en sont les blessés ?
« On a deux semaines pour récupérer les blessés en sachant que ce sera impossible pour Samuel Umtiti qui souffre d’un décollement de l’aponévrose au niveau du muscle de sa cuisse. Le plus proche aujourd’hui d’un retour est Milan Bisevac qui devrait reprendre complétement l’entrainement en fin de semaine. J’ai bon espoir de récupérer M. Lopes et M. Dabo pour la venue de Bordeaux. Même chose pour Yoann Gourcuff qui est en phase de fin de soins et de réathlètisation ».

Avez-vous un plan de bataille avant la venue de Bordeaux ?
« Les semaines à effectif réduit sont toujours des semaines intenses en termes d’entrainement. On travaille sur le fond et avec intensité. Je suis content d’avoir des joueurs comme Bafé (Gomis) qui n’a pas eu de préparation cet été avec un groupe de haut niveau. Beaucoup de joueurs ont besoin de travailler. Il y avait des niveaux de formes différents. Cette trêve permet une remise à niveau physique ».

Quelle équipe aurait pu se permettre de jouer le championnat et la Ligue Europa en ayant autant de blessés ?

Pourquoi avoir travaillé ce mercredi matin avec des GPS pour chaque joueur ?
« Pour quantifier le travail. Le but, ce n’est pas que les joueurs travaillent plus. Le but, c’est  de quantifier le travail athlétique. C’est pour moi et le préparateur physique un repère supplémentaire. Cette décision a été prise dans une réunion du staff. Il ne fallait pas se contenter de rester les deux pieds dans le même sabot ! Il faut inverser la tendance. Mais j’ai envie de poser une question : Quelle équipe aurait pu se permettre de jouer le championnat et la Ligue Europa en ayant autant de blessés ? On ne se voile pas la face. Il faut regarder les choses objectivement. Par exemple tout n’a pas été négatif à Montpellier. Il y a même eu des motifs d’encouragement. On a produit des séquences de jeu qui auraient mérité un meilleur sort. Il y a eu quelques décisions qui n’ont pas été en notre faveur… Après, on a pris une raclée. Mais je le redis, qui aurait pu jouer 7 matchs en 21 joueurs avec autant de blessés ? »

Imaginiez-vous en être là à cette période de la saison ?
« Je ne le pensais pas. Je ne pensais pas devoir utiliser certains joueurs à d’autres postes que le leur. Je n’aurais pas imaginé que je serais obligé de bricoler autant en défense. Mais pour autant, je ne vais pas renier ma philosophie de jeu d’entraineur. Je n’ai pas envie de voir une équipe défendre surtout en l’absence de défenseurs ».

Songez-vous à un joker en défense ?
« Cela n’a pas été évoqué »

Avez-vous apprécié le soutien de Jean-Michel Aulas et de Bernard Lacombe ?
« D’abord quand je prends une raclée, j’ai juste envie de me cacher et ensuite de travailler. Après l’abattement j’ai encore une plus grande motivation, Je ne suis ni abattu, ni fatigué, ni résigné. C’est l’inverse qui m’habite et c’est pareil pour les joueurs. Oui, j’ai apprécié le soutien ce qui n’empêche pas le questionnement et ce à tous les niveaux du club ».

Est-ce-que la tentation de lâcher vous a traversé l’esprit ?
« Jamais».


Les joueurs sont-ils armés pour faire face ?
« Je fais tout pour les aider. Certains ont déjà connu ces périodes délicates dans d’autres clubs. D’autres à Lyon, non. Il faut d’abord prendre conscience de la situation. Oui, on est toujours armés pour lutter ».

Etes-vous plus indulgent avec les joueurs qui n’ont pas évolué à leur poste ?
« Oui, surtout en ce qui concerne Gueïfa Fofana qui joue en serrant les dents en raison d’une gêne à une cheville. Je rappelle cependant que Gueïda avait donné satisfaction à ce poste en début de saison ».

Pourquoi ne pas avoir titularisé Zeffane et Sarr ?
« J’ai fait jouer Medhi (Zeffane) contre Lille et Guimaraes. Des prestations qui ne m’ont pas donné assez de garantie. Les matchs sont des repères importants… Je n’ai pas été satisfait. Pour Nabil (Sarr), j’essaie de me référer à ce que je vois à l’entrainement et avec la CFA. Et dans mon esprit, j’avais plus de garantie avec Gueïfa (Fofana).

Les jeunes ont-ils vraiment du mal à écouter ?
« Il n’y a pas que les jeunes comme le montrent nos 20 premières minutes à Montpellier. Invraisemblable. J’avais mis en garde l’équipe. Les plus jeunes du groupe manquent d’expérience dans l’approche que l’on doit avoir du métier. Ils ne doivent pas être là que pour consommer du temps de jeu. Ils sont aussi là pour progresser. Je ne les lâche pas… Pris individuellement, il y a de l’écoute. En étant aussi nombreux cela ne leur rend pas service, ni au groupe. C’est désolant ? Oui. Mais on peut aussi comprendre que ce qu’on leur demande est trop difficile. Le retour des joueurs expérimentés est important ».