masculins / OL - Nancy : 1 - 0

Il n'en reste qu'un !

Publié le 10 mai 2008 à 23:42 par BV

Les Lyonnais ne sont plus séparés d’un septième titre de champion de France que par un point qu’ils devront aller chercher à Auxerre dans une semaine. A Gerland et à Chaban-Delmas, la hiérarchie a été respectée : l’OL a dominé Nancy (1 – 0) et Bordeaux a battu Sochaux (2 – 0).

Forts d’une meilleure différence de buts que les Girondins (+35 contre +27), les joueurs d’Alain Perrin seront donc sacrés à Auxerre pour la seconde année consécutive s’ils partagent les points avec la formation icaunaise samedi 17 mai – sauf en cas d’improbable victoire girondine par neuf buts d’écart à Lens. Une performance qui semble à leur portée, surtout s’ils confirment la solidité défensive affichée lors de leurs trois dernières rencontres (0 – 0 à Nice, 1 – 0 face à Sedan et Nancy). Une précieuse imperméabilité qui doit beaucoup à Grégory Coupet, une nouvelle fois auteur d’un arrêt époustouflant sur une tête de Fortuné (64e). Depuis son retour à la compétition, après sa blessure au genou contractée à l’avant-veille de l’ouverture de la saison, on ne compte plus ses « arrêts du titre », les points engrangés par l'OL grâce à ses parades. Il est actuellement celui qui "fait gagner" des matchs à son club. Comme à Nice et face à Sedan en demi-finales de la Coupe de France, le gardien des Bleus a brillé et, comme face aux Ardennais, c’est Juninho qui s’est chargé de bonifier le sans-faute de celui qui, comme le Brésilien ainsi que Sidney Govou, pourrait dans une semaine entrer dans l'histoire du football français en rejoignant Jean-Michel Larqué et Hervé Reveilli, actuels recordmen du nombre de titres de champion de France (7).
Les grands joueurs sont souvent décisifs dans les grands moments. Deux coups francs de "Juni" ont transformé une semaine de tous les enjeux en semaine de tous les bonheurs. Face à Sedan, il avait fait mouche. Face à Nancy sa frappe enquiquina Bracigliano dont le dégagement des points heurta André Luiz avant de finir sa course au fond des filets (1 – 0, 62e).

L’ouverture du score un peu heureuse des Rhodaniens récompensait une heure d’un jeu porté vers l’avant mais parfois trop confus et souvent imprécis. Dans un Gerland garni de drapeaux rouges et bleus, leur entame de rencontre ne manqua pourtant pas d’allant et d'inspiration. Malgré leur maitrise au milieu du terrain, c’est sur une erreur défensive des Lorrains que les Lyonnais se procurèrent leur première occasion de but. Kader Keita intercepta la passe en retrait de Gerriero, dribbla Bracigliano avant de pousser le cuir dans le but vide... Revenu sur sa ligne, Brison sauva les siens (8e). Bodmer (11e) et Benzema (16e) frappèrent ensuite sur Bracigliano ; Juninho de loin (19e) et Squillaci de la tête (23e) n’attrapèrent pas le cadre.

Est-ce la fatigue de la demi-finale de coupe de France disputée trois jours plus tôt ou la tension inhérente à une fin de championnat haletante qui freinèrent ensuite les ardeurs des Lyonnais. Ils baissèrent en tout cas le pied. Signe de leurs difficultés : Coupet fut le Rhodanien le plus en vue en sortant dans les pieds des attaquants nancéiens (37e et 39e). Le coeur de la première période fut ainsi rythmé par les imprécisions techniques et la rugosité des contacts. Il s’en fallu pourtant de peu que les Lyonnais rejoignent les vestiaires avec un avantage d’un but. Govou trompa bien Bracigliano mais l’arbitre, vit un hors-jeu (?) (45e).

Juninho et Coupet se chargèrent ensuite de faire basculer le match du coté des champions de France et, durant une seconde période stressante, ces derniers continrent leurs hôtes sans réellement être mis sur le reculoir, Grégory Coupet effectuant son second arrêt de la rencontre dans les arrêts de jeu sur une tête de Macaluso (93e). Mais, faute d’avoir réussi à doubler la mise par Govou (65e), Fred (71e), Ben Arfa (84e) ou Bodmer (85e et 90e), ils tremblèrent jusqu’au bout.

Le titre de champion de France sera donc décerné au terme de la dernière journée de championnat. Une situation que les Lyonnais n’ont plus connue depuis leur premier sacre en 2002. A l’époque la victoire était indispensable. Un point, c’est cette fois tout ce qui manque à l’OL pour atteindre le septième ciel.
Sur le même thème