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« Ils furent les Brésiliens de l’Europe »

Publié le 23 octobre 2013 à 10:00 par R.B

De nombreux joueurs venus de l’ancienne Yougoslavie ou issus des républiques désormais indépendantes ont porté ou porte (Bisevac) encore le maillot de l’OL…

Bernard Lacombe se souvient et dresse le portrait footballistique de chacun qui furent ou non partenaires ou adversaires… sans oublier les trois clubs affrontés en Coupe d’Europe.

J’ai connu le foot yougoslave à l’époque où il n’y avait qu’un seul pays. Je comparais les joueurs aux Brésiliens. Les Brésiliens de l’Europe. J’ai joué contre Skoblar, Djazic, Bjekovic… J’ai joué avec Curkovic, un immense gardien.  Tous ces joueurs yougoslaves avaient la technique, le vice, la puissance… C’était quelque chose. Quand je discutais avec Louba (Mihajlovic), il me parlait de la qualité de la formation dans son pays…

Le foot yougoslave et les joueurs passés par l’OL avec le regard de « Nanard ».


Rajko Aleksic (Serbe) ; 56 matchs de 1977 à 79.
« C’était un latéral droit. Un bon défenseur qui était meilleur contre-attaquant. Il avait une bonne technique. Un gars avec une super mentalité. Je ne me souviens comment il était arrivé à Lyon. J’ai joué avec lui et contre lui (ASSE) ».

Milos Bursac (Serbe) ; 46 matchs, 7 buts de 90 à 92 (international yougoslave)
« Un avant-centre gaucher avec un bon jeu de tête. Il était un peu fainéant. Dommage, il avait du potentiel, une bonne frappe, une protection de balle intéressante. Mais il était parfois absent dans le match. On l’avait fait venir de Toulon, où il avait un bon parcours ».

 Louba Mihajlovic (Serbe ; photo)  ; 279 matchs de 1970 à 77 (international yougoslave)
« Un grand joueur ; un grand défenseur central. Il était rude. Il pouvait être méchant quand il le fallait et même sans… Il lui manquait un peu de vitesse. Mais quelle vision du jeu, quelle technique. Quand il te faisait une passe, c’était un cadeau ; capable de faire de longues ouvertures. Il possédait un excellent jeu de tête »

Sina Nikolic (Bosnie) ; 168 matchs, 78 buts de 1980 à 85.
« J’ai joué contre lui avec Bordeaux. C’était un avant-centre buteur, pénible pour les défenseurs. Un bœuf. Quelle puissance ! A l’OL, il a la chance de jouer avec un milieu de terrain constitué de Tigana, Chiesa et Moizan… Ce n’est pas rien et cela aide ».

Slobodan Topalovic (Serbe) ; 200 matchs de 1981 à 87
« J’ai joué contre lui. C’était un bon gardien même si je lui ai marqué mon 199ème et 200ème but en D1 à Gerland.  Dieter Müller avait joué avec lui à Cologne. Il m’en disait le plus grand bien »

Dobrivoje Trivic (Serbe) ; 75 matchs et 5 buts de 1971 à 73 (international yougoslave)
«Tri Tri, c’était un milieu travailleur. Il avait une bonne frappe de balle. Il mettait le pied… Un jour, il a attrapé Henri Michel ! Un bon footballeur puissant, pas rapide. Il a marqué ce penalty contre Nantes en finale de la coupe de France. Un bon copain ».

Miodrag Zivaljevic (Serbe) ; 30 matchs et 8 buts de 1979 à 80
« J’ai joué contre lui. C’était un buteur, mais il ne m’a pas marqué ».

 Miralem Pjanic (Bosnie) ; 121 matchs, 16 buts de 2008 à 201 (international)
« Un joueur talentueux. Il avait quelque chose. Il voyait vite et bien ; une bonne qualité de passe et une bonne frappe. Pas très rapide ».

Dejan Lovren (Croate) ; 112 matchs de 2009 à 2013 (international)
« Je l’avais vu jouer latéral droit où il était intéressant. C’est un joueur. En tant que défenseur, il est parfois dilettante. Il manquait de concentration. Il est très bon de la tête avec une belle frappe de balle. Je pensais qu’il progresserait plus vite à l’OL ».

Milan Bisevac (Serbe) ;  à l’OL depuis 2012 (international)
« Un bon défenseur. Il est malin. Il possède un bon jeu aérien. Il n’est pas très rapide. Il peut être très dur sur l’homme. Il a une bonne lecture du jeu. Un bon défenseur avec de l’expérience qu’il doit communiquer aux autres joueurs du groupe ».

Un football… des joueurs… et trois équipes affrontées sur la scène européenne avant celle de l’HNK Rijeka.
« Maribor (99-2000) ? Le pire souvenir de ma carrière d’entraîneur avec le Werder Brême. Et pourtant, ce n’était pas une grosse équipe. Dinamo Zagreb (2011-2012)? Cette équipe était démobilisée et il manquait trois joueurs importants… Cela a aidé. Etoile Rouge (98-99) ? Je ne me souviens pas trop de cette qualification… »

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