masculins / OL 4 - Fenerbah�2

Inoubliable... Ils l'ont fait en costauds!

Publié le 03 novembre 2004 à 23:30 par R.B

[IMG3079L]En cherchant jusqu'au bout à faire la différence, les Lyonnais, grâce à 2 buts de Nilmar dans les arrêts de jeu, ont battu une bonne équipe de Fenerbahçe et se qualifient ainsi pour les 1/8ème de finale de la Champions League. Une soirée exceptionnelle comme seule cette compétition européenne peut nous réserver... ainsi que le groupe olympien 2004-2005... Inoubliable!

A Lyon, stade de Gerland, OL 4 Fenerbahçe 2 (mi-temps 1 à 1) ; spectateurs : 37 000; temps : frais; pelouse :en mauvaise état; arbitre : M. Farina (Italie)



OL : Coupet (puis Puydebois 73ème) – Réveillère, Cris, Diatta, Abidal, Essien, Diarra, Juninho, Govou (cap) (puis Nilmar 69ème), Malouda, Frau (puis Benarfa 82ème).



Fenerbahçe : Rüstü – Serkan, Fabio Luciano, Servet, Ümit (cap), Marco Aurelio, Selçuk, Deniz, Alex (puis Van Hooijdonk 89ème), Tunçay (puis Fabiano 91ème), Akin (puis Yozgatli 85ème).



Buts : pour OL, Essien (21ème), Malouda (53ème), Nilmar (94ème et 96ème). Pour Fenerbahce, Selçuk (14ème), Tuncay (73ème)



Cartons jaunes : pour Fenerbahçe, Serkan (38ème), Servet (8ème), Marco Aurelio (89ème)



Carton rouge : pour Fenerbahçe, Servet (75ème)







Ce soir pour la quatrième fois de leur histoire, Fenerbahçe et l'OL s'affrontent en Champions League. 3 succès pour les Lyonnais lors des 3 rencontres précédentes ; 7 buts inscrits et 2 encaissés. La tendance des chiffres donne les champions de France favoris tout comme l'expression de leur jeu. Il faudra faire sans Cacapa et Wiltord. Paul Le Guen ayant affirmé qu'il ne fallait pas ressasser ces absences… ne soyons pas plus royaliste que le roi ! Diatta pourra montrer son potentiel ; Pierre-Alain Frau va débuter la rencontre et Govou devient « Captain Sid ». Si les Turcs ne montrent pas leur meilleure visage, ils auront de sérieux soucis pour exister encore dans cette Champions League 2004-2005 à l'issue des 90 minutes que les Olympiens entendent disputer à leur manière débordante actuellement d'énergie, de puissance, de confiance, d'envie de succès…



En regardant et écoutant la conférence de presse de Paul Le Guen et de Sidney Govou mardi matin, on se dit qu'il y a vraiment quelque chose de changé à l'OL. Oh juste à de petits détails… mais ces petits détails ajoutés à d'autres changements, à l'évolution du club en général rendent le collectif de plus en plus fort. Il y a en ce moment une lumière particulière dans les yeux de Paul Le Guen, dans le regard des joueurs. La lumière des gens qui ne doutent pas !



Fort comme un Turc ! L'adage risque d'en prendre un sérieux coup derrière les crampons à partir de 20h 45. Ces Turcs « brésilianisés », entraînés par un Allemand, ont déjà un grand pied en dehors de cette compétition. Un simple constat ! Si les partenaires de Govou leur bottent les fesses ils attendront un miracle pour que Manchester laissent beaucoup de plumes imprévues dans la phase retour. Ce soir, vont-ils attaquer au risque de se découvrir ? Vont-ils attendre pour contrer ? Vont-ils jouer la gagne, le nul ? Quel est en vérité le véritable potentiel de cette formation ? Il y a énormément de points d'interrogation à leur sujet.Et les jours du coach Daum semblent comptés…



Toutes les impressions d'avant match ne font pas la rencontre. En regardant les enjeux, chaque camp s'accorde à dire que ces 90 minutes pourraient ressembler à une opposition de style Coupe avec élimination directe, même si un match nul au final satisferait peut-être les 2 clubs. Avant de calculer autant se livrer… pour ne rien regretter comme l'a si bien dit Sidney Govou en conférence de presse.



Une inquiétude avant que Monsieur Farina ne donne le coup d'envoi : l'état de la pelouse martyrisée par les pluies des derniers jours et le passage des crampons turcs mardi soir ! Des Turcs qui ont laissé Van Hooijdonk sur le banc, mais la star Alex est bien présente. Après une somptueuse mise en bouche du virage Nord, ovationnant chaque nom de joueur comme dans une arène et un magnifique tifo, le match allait nous livrer un scénario complètement fou, voire incroyable. Longtemps on a cru que cette équipe lyonnaise, pas vraiment bien dans ses crampons, allait au mieux partager les points avec ses Turcs somme doute mieux organisés et bénéficiant du talent fou de Tunçay… Et puis avec les tripes et l'envie indéfectible de se qualifier en se mettant minable, ils l'ont fait dans les arrêts de jeu. Nilmar d'un coup de dos sur un coup franc de Juninho (94ème), puis sur un coup de tête (96ème) après un centre ciselé de Juninho a fait chavirer de bonheur Gerland.



Pour en arriver, les supporters ont énormément soufferts. Les Turcs étaient mieux entrés dans la rencontre ; les Olympiens n'avaient pas le bon tempo dans leur jeu collectif, laissant trop d'espace entre leurs lignes permettant ainsi trop souvent des décalages adverses. Après une tête d'Abidal renvoyé sur Selçuk, celui ci s'avançait et plaçait une frappe détournée par Cris (14ème) dans la cage de Coupet. C'était mal parti… Heureusement la défense centrale jaune et bleue n'était pas un modèle de fiabilité. Le grand Servet se déchirait sur un centre de Malouda et le bœuf Essien faisait craquer les filets de Rüstü (21ème).

Sans être géniaux, les Olympiens avaient pris légèrement la mesure des Turcs. Réveillère centrait dangereusement 2 fois de suite sans qu'un de ses partenaires ne coupent la trajectoire de ses offrandes. Sans oublier cette tête plongeante de Malouda sur un centre aux petits oignons de Frau que le Guyanais mettait dans les bras du gardien adverse, alors que l'on pensait déjà au but. Juste après, Juninho mettait un coup franc excentré sur la barre transversale. 1 à 1 à la mi-temps en France ; 2 à 0 du côté de l'Angleterre pour Manchester. La qualification n'était pas encore en poche.



A peine 8 minutes de jeu en seconde période et Réveillère centrait une nouvelle fois dans la surface de réparation de Fenerbahçe ; un défenseur se trouait et Malouda � l'extrême limite du hors jeu, ne manquait pas l'occasion de battre Rüstü. Mais ce but ne libérait pas franchement les partenaires de Govou, à l'image d'un Coupet pas spécialement dans son assiette ce soir ; à l'image d'autres individualités qui ne jouaient pas toujours juste ; à l'image d'un collectif qui avait dans certaines situations du mal à s'exprimer, confondant souvent vitesse et précipitation sur un terrain, oh combien difficile. Heureusement le physique des monstrueux Cris, Diarra et Essien ne faiblissait pas.

Le temps passait ; les Turcs reprenaient confiance. Après une première hésitation sans conséquence, Coupet en se couchant devant Tunçay se faisait mal au genou. Après quelques minutes d'hésitation, il sortait en sauvant la patrie sur une jambe, remplacé par Puydebois. Pas le temps de chauffer ses gants pour Nico ! Sur le corner résultant du sauvetage de « Greg », un jaune et bleu sautait plus haut que tout le monde et remettait le ballon dans les pieds de Tunçay qui a bout portant trompait le nouveau gardien lyonnais (73ème). Mes aïeux quelle mauvaise mayonnaise.



2 minutes après cette égalisation, Servet, loin d'être magnifique dans son jeu, découpait Nilmar qui avait remplacé Govou. L'arbitre sortait le rouge. Il restait un ¼ d'heure aux champions de France pour faire la différence. Mais ces diables de Turcs poussaient avec l'envie évidente d'en claquer un troisième. Benarfa remplaçait Frau (82ème). A une minute de la fin du temps réglementaire, Nilmar manquait l'occasion de punir Rüstü sur sa faute de main et d'envoyer l'OL au paradis.



M.Farina indiquait 6 minutes de temps additionnel. L'OL, malgré tout ce qui n'allait pas, ne voulait pas de ce nul. A l'exemple d'un Juninho, capitaine depuis la sortie de Govou et pas vraiment transcendant depuis le début de la rencontre. Il poussait Fenerbahçe à la faute à l'angle de la surface de réparation. Gerland avait compris qu'il y avait là peut-être un miracle à venir. Son coup franc trouvait le haut du dos de Nilmar (94me) pour le 3ème but. Embrassades, danses… Remise en jeu adverse et 2 minutes après, « Juni » centrait à la perfection pour la tête décroisée de « Fabulous » Nilmar (96ème). 4 à 2… C'était franchement inespéré.



Le coaching de Paul Le Guen avait été payant. Et en conclusion, insistons pour dire que cet OL n'a qu'une idée à l'esprit cette saison: aller de l'avant avec un mental de super costauds quelles que soient les difficultés à vaincre. L'OL est déjà en 1/8ème de finale. Cela est un véritable exploit en attendant la suite… Mais que d'émotions !



Statistiques :



Hors jeu OL : 0

Hors jeu Fenerbahçe : 0

Corners OL: 8

Corners Fenerbahçe: 3

Coups francs OL: 28

Coups francs Fenerbahçe: 15

Tirs cadrés OL : 7

Tirs cadrés Fenerbahçe : 4

Tirs non cadrés OL : 13

Tirs non cadrés Fenerbahçe : 3

Coupet arrêts : 5

Coupet arrêts décisifs : 1



R.B



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