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Interview de Marino Faccioli

Publié le 21 juillet 2006 à 16:50

Marino Faccioli, directeur général adjoint de l'Olympique Lyonnais en charge du sportif explique les raisons qui poussent l'Olympique Lyonnais à demander le report du match contre Nantes et le sens du recours du club auprès du C.N.O.S.F..

Pourquoi désirez-vous décaler le match d’ouverture du championnat contre Nantes ?
11 de nos joueurs ont participé à la dernière coupe du monde. Parmi eux, 9 ont disputé les 1/4, ½ et la finale (les Français Grégory COUPET, Eric ABIDAL, Florent MALOUDA, Sidney GOVOU et Sylvain WILTORD, le Portugais TIAGO, et les Brésiliens CRIS, JUNINHO et FRED). Ces joueurs ayant légalement droit à 3 semaines de congé après la coupe du monde, ils ne pourront reprendre l’entraînement que le 29 juillet. Cela constitue un préjudice évident puisqu’ils ne pourront disputer ni le trophée des champions ni le premier match du championnat à Nantes si la décision était confirmée. Il est à noter que 6 d’entre eux furent élus parmi l’équipe type de ligue 1 de la saison 2005/2006. Leur absence est donc un préjudice pour l’Olympique Lyonnais mais également pour la Ligue 1.

Quel est le sens de votre recours auprès du C.N.O.S.F. ?
Nous avons fait une première démarche au niveau de la commission d’organisation des compétitions qui est habilitée par le conseil d’administration de la ligue nationale à traiter de tout ce qui est du domaine du calendrier. Nous avons fait cette démarche parce que, dans l’article 312, il est prévu que pour des circonstances exceptionnelles, un club pouvait demander une dérogation pour le report d’une rencontre. Le fait que l’équipe de France ait atteint la finale de la coupe du monde constitue une circonstance exceptionnelle. Nous avons fait valoir que cela entraîne une reprise de l’entraînement le 29 juillet pour 9 joueurs qui ne pourront donc disputer ces rencontres.
Notre première démarche fut donc de faire cette requête auprès de la commission d’organisation des compétitions qui a rejeté notre demande. Nous nous sommes alors tournés vers la commission d’appel devant laquelle nous avons à nouveau plaidé hier après-midi ces circonstances particulières et exceptionnelles.
La commission a elle aussi rejeté notre demande en dépit d’arguments juridiques évidents. Nous avons donc décidé de faire un recours devant le C.N.O.S.F. Si celui-ci est jugé acceptable, on retournera devant le conseil d’administration de la ligue de football qui statuera définitivement.

Cela sera-t-il long ou rapide ?
Compte tenu que la date du match est assez proche, cela peut aller très vite. Nous pensons que le comité olympique pourrait nous recevoir dès mardi ou mercredi.

Vous êtes optimiste ?
Notre demande est fondée sur des éléments de droit et nous pensons que le C.N.O.S.F. prendra la décision de nous faire revenir devant le conseil d’administration en émettant un avis favorable.