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Istres - OL: Un point c'est tout...

Publié le 23 octobre 2004 à 19:18 par R.B

[IMG3517L]Les Lyonnais, sans doute fatigués par leur match contre Fenerbahçce mardi dernier, ne se sont jamais montrés supérieurs aux Provençaux, qui en terminant cette rencontre à 10 et au courage, ont mérité le point du match nul. L'Ol est toujours invaincu cette saison...

A Nîmes (stade des Costières), Istres 0 OL 0 (mi-temps : 0 à 0 ); pelouse : moyenne ; temps : beau; spectateurs:12 000; arbitre : M. Stéphane Bré (Bretagne)



Istres : Riou – Leuguen, Saveljic, Thiam, Dumolin, Diagne-Faye, Ilic, Saïfi (puis Chaussidière 90ème), Courtois, Maurice (cap) (puis Pelé 79ème), Montano (puis Hamed 86ème)



OL : Coupet – Réveillère, Cacapa (cap), Cris, Abidal, Essien, Diarra, Juninho (puis Benarfa 85ème), Frau, Wiltord (puis Malouda 62ème), Govou (puis Nilmar 62ème)



Buts pour :



Cartons Jaunes : pour Istres, Ilic (44ème) ;Saveljic (61ème). Pour l'OL, Juninho (74ème), Essien (51ème), Réveillère (63ème).



Cartons rouges: pour Istres, Thiam (75ème)



La dernière fois que le club lyonnais a joué un match officiel au stade des Costières cela remonte à la saison 92-93 ; un succès 3 à 2. Lors de l'exercice précédent les Crocos d'Eric Cantona s'était imposé 2 à 1. « Canto », avant sa brillante carrière british a séjourné en effet au pied des Arènes, de la Maison Carré, des Jardins de La Fontaine…, « pétant » un soir de championnat « un cable » dans le couloir du vestiaire. Le célèbre crocodile nîmois ne mord plus depuis longtemps. L'époque des terribles Bettache, Landi, Charles Alfred, Barlaguet Akesbi…remonte aux années 60 ; celle des Kabyle, Mezy, Novi, Augé… à 10 ans plus tard. Puis en quittant le vieux stade Jean Bouin, propice à l'engagement physique, aux intimidations pas très légales, pour celui des Costières plus convivial, le club a perdu de son allant malgré 2 ou 3 soubresauts dont cette finale perdue de Coupe de France en 96 contre l'Auxerre de Philippe Violeau. Aujourd'hui il essaie de se faire une place dans les eaux troubles du National dont il occupe après 12 journées la 5ème place.



L'OL est donc à Nîmes ce samedi 23 octobre 2004 pour affronter… Istres. Le club provençal n'a toujours pas de stade idoine pour évoluer en Ligue 1. Il fait donc la navette entre les bords de l'Etang de Berre et la capitale du Gard pour jouer « à domicile ». Pas facile d'entrer ainsi pour la première fois de son histoire dans le concert des grands du foot français ! L'absence d'un «home sweet home» expliquant peut-être, en partie, ses débuts délicats et cette place d'avant dernier avec 0 succès. A chacun ses problèmes… L'OL, lui surfe sur la vague des succès et, enfin, de la reconnaissance médiatique. Il donne du bonheur à ses supporters. Un seul souhait, comme le disait la maman de Napoléon au temps de la splendeur se son fiston: « Pourvu que cela dure ».



Alors pour poursuivre, victoires et louanges, Paul Le Guen a mis une touche de fraîcheur dans son collectif, après ce magnifique voyage européen, en Asie, du milieu de semaine. Oh juste un changement ! Pierre-Alain Frau débutera la rencontre et Florent Malouda sera sur le banc ; ce qui devrait modifier la position de Sylvain Wiltord sur la pelouse gardoise.



Effectivement, « Nino » était le long de la ligne de touche sur le côté de gauche en ce début de rencontre que les Violets abordaient sans complexe d'infériorité ; la frappe de Courtois (4ème) obligeait même Coupet à mettre un gant ferme au ras de son poteau droit. Le jeu se cherchait une âme qui avait tendance à se tourner vers la volonté sympathique des Provencaux de mettre les Lyonnais sous pression ; Saveljic (15ème) était à 2 doigts d'inquiéter sérieusement Coupet sur une frappe heureusement contrée par Cris. L'OL n'était pas très bien dans ses crampons, se faisant de plus en plus bousculé dans tous les domaines par son adversaire. Surprenant ! Les blancs sortaient cependant une action collective de classe (19ème) entre Wiltord, Frau et Govou. Le numéro 14 butait sur Riou dans un face à face que l'on pensait gagnant. Dommage… Puis Wiltord sur une passe en profondeur de Diarra en faisait de même (25ème). Rageant…



Les Champions de France commençaient à s'installer dans la partie ; on voyait notamment, enfin, Juninho organiser le jeu des siens. Les Istréens filaient néanmoins un gros coup de chaleur aux partenaires de Cacapa, quand Maurice balançait (30ème) de plus de 30mètres une reprise du gauche sur la transversale d'un Coupet heureux de son sort. La transversale et les poteaux l'ayant déjà sauvé 5 fois cette saison… Diarra devait ensuite jouer le pompier de service sur une erreur de Réveillère. Franchement, après 35 minutes, cet OL là, sans peps et pas spécialement bien organisé, nous laissait sur notre faim de loup! Les locaux, eux, n'ayant pas grand-chose à se reprocher, rivalisaient sans problème avec leurs illustres visiteurs.

0 à 0 à la mi-temps. Retour aux vestiaires, en souhaitant aux Olympiens de troquer cette tenue sans relief pour un habit plus chatoyant…



Mauvaises relances et une frayeur défensive, les blancs cafouillaient encore leur football en revenant sur la pelouse ; Frau et Essien, de la tête, n'inquiétaient pas Riou. Essien se laissait même aller à prendre un carton jaune (51ème). Et toujours pas de quoi s'enthousiasmer sur le jeu produit par les 2 équipes. Trop, trop de pertes de ballon. Trop d'imprécisions. Un constat… surprenant en ce qui concerne, surtout, les Lyonnais dont les attaquants ne voyaient presque pas de munitions! Du coup, est-ce une relation de cause à effet, Paul Le Guen remplaçait Wiltord et Govou par Nilmar et Malouda.



La nuit tombait sur le Gard ; on attendait toujours que la lumière soit. Une nouvelle fois la transversale accompagnait le gant droit d'un aérien Coupet (67ème) avant que le gardien international ne rouspète, dans la foulée, après ses défenseurs, absents, sur une tête violette. Juninho manquait de peu le cadre sur un coup franc. Le rythme montait enfin, entre les maladresses toujours présentes. L'état du terrain ne facilitant pas les choses. A 15 minutes de la fin, personne ne voulait, paradoxalement, se contenter d'un score de parité. Juninho prenait un jaune ; Thiam, en retard, découpait Nilmar (75ème). Rouge logique.

En supériorité numérique, l'OL allait-t-il en profiter ? Istres reculait forcément. Benarfa remplaçait Juninho (80ème). Le camp des Provençaux se transformait en Fort Alamo. Mais les blancs n'étaient pas assez précis, ni percutant. Malouda croisait sa frappe dans la surface ; Frau se faisait contrer la sienne. Attaque-défense plus que jamais pour clore ses débats moyens moyens. Benarfa slalomait ; Lyon avait les crocs ; Istres résistait au courage. Sur une dernière maladresse de l'OL, M.Bré sifflait la fin du match. 0 à 0.

Le seul point positif de la soirée côté olympien? Le champion de France est toujours invaincu en 11 journées de championnat et 15 matches officiels ! Après la Turquie, les jambes étaient certainement lourdes pour aider les têtes à faire la différence attendue… sans oublier aussi le bel esprit de corps des Istréens.





Statistiques :



Corners pour l'OL : 4

Corners pour Istres : 4

Hors jeu pour l'OL : 1

Hors jeu pour Istres : 2

Coups francs pour OL : 16

Coups francs pour Istres : 22

Tirs cadrés pour OL :3

Tirs cadrés pour Istres : 2

Tirs non cadrés pour OL : 7

Tirs non cadrés pour Istres : 7

Coupet arrêts : 5

Coupet arrêts décisifs :



R.B

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