masculins / Pendant la trêve

J comme … Juninho (com certeza !)

Publié le 15 juin 2007 à 08:00 par BV

C'est l'heure de l'ABECEDAIRE. Une lettre et un mot par jour. Place à la lettre J comme … Juninho (com certeza !)

Pour la seconde année consécutive, l’OL a quitté la Ligue des Champions, sur un échec face à un représentant de la série A. Après le Milan AC en 2006, les joueurs de Gérard Houllier ont cette saison trébuché sur l’obstacle romain. La tentation était donc grande d’associer la lettre J à Jettatura, mauvais œil envoyé par le jeteur de sort -le jettatore- en Italie du Sud. On osera plutôt, certainement par goût de la témérité, J comme … Juninho. Les raisons sont multiples.

Au premier rang d’entre elles, constatons tout d’abord que, si l’élimination par le Milan AC lors de l’édition 2005/2006 devait beaucoup à des rebonds capricieux sur les montants de San Siro, la qualification de l’AS Rome ne souffrit d’aucune contestation. Un jour sans ! Sans inspiration… Sans volume de jeu… Sans résistance… Sans malédiction donc… Avec Juninho mais sans « Juni ». Certes, le Brésilien ne fut pas l’unique absent de ce rendez-vous manqué mais, au regard de ses prestations automnales, force est de reconnaitre que sa précision sur coup franc a fait défaut ; que ses inspirations géniales n’auraient pas été de trop ; qu’en ce mardi 6 mars, le guide a semblé bien mal inspiré. Car lorsque Juni joue juste, que Jogadore ! Justicier… Judicieux…Jaillissant en son jardin… Jubilatoire… Jamais je-m’en-foutiste… Jouissif… Jusqu’au-boutiste (comme contre Saint-Etienne)… Jénialement jénial ! Je reprends mes esprits ! Juste Juninhesque… Juré, j’oublierai jamais ses coups francs contre Troyes, Kiev, Marseille ou Lens, ses buts contre Lille, Sochaux ou Paris, ses passes décisives contre le Real Madrid, Lille et le Steaua Bucarest.

La saison de Juni en chiffres, c’est un peu trop facile ! Réglée comme du papier à musique. De la samba bien sûr ! Treize passes décisives, douze buts, onze cartons jaunes, distrait j’en oublie le neuf, huit dans le dos, c'est un artiste, six championnats de France, cinq trophées des champions, quatre coups francs directs, trois buts contre Lens, deux années supplémentaires (jusqu’en 2010), un carton rouge…

[IMG41773#R]Mais les chiffres ne disent jamais tout et racontent surtout très mal les histoires d’amour. Celle liant Gerland et tout le peuple rhodanien au maestro brésilien a débuté il y a six ans, une éternité en football ; avant même que l’OL ne soit champion de France, une autre époque … Et pour fêter leurs noces de Chypre, les deux parties se sont offert une petite frayeur ; même pas une crise, juste une incompréhension passagère, une broutille. Les «Business is Business » succédant aux airs de « Life is Life », tout est très vite rentré dans l’ordre et Juni a obtenu l’assurance de terminer sa carrière dans le club de son cœur en 2010. De si belles histoires d’amour finissent bien en général.

Alors pourquoi J comme Juninho ? « Y-avait jacaranda en neuf lettres » objecteront les anti-Juni (s’ils existent). Le jacaranda est un arbre, de la famille des Bignoniaceae, originaire du Brésil. L'espèce la plus commune est le Jacaranda mimosifolia ou flamboyant bleu. Avec une pincée de rouge, devinez qui est le plus flamboyant…