masculins / OL - Kiryat Shmona

« J’ai avancé… J’ai mûri depuis bientôt deux ans… »

Publié le 06 décembre 2012 à 10:00 par R.B

Après le départ d’Hugo Lloris, il est devenu le numéro deux de la cage lyonnaise derrière Rémy Vercoutre… Il a fait ses grands débuts professionnels à Nice en Coupe de la Ligue… Il pourrait jouer jeudi soir son premier match européen… Rencontre avec Anthony Lopes…

 En remontant dans un temps pas si lointain, la vie sportive, l’avenir de gardien à l’OL d’Anthony Lopes ne semblaient pas toujours un long fleuve tranquille. Le gamin avait par exemple du caractère et ses déceptions se lisaient sur son visage comme elles pouvaient s’entendre. « Antho » avait de l’explosivité à revendre. Il l’avoue avec pudeur. « J’ai avancé… J’ai mûri depuis deux ans… Ma vie en dehors des terrains m’a calmé, fait progressé. J’ai une petite fille de un an. Avant j’étais assez nerveux sans être méchant et je disais les choses sans réfléchir… ».

Avant, c’était un international espoir portugais qui était au mieux le quatrième gardien de l’OL. Mais, ce gaillard faisait déjà des miracles en dehors de sa sélection. « Il nous a fait gagner des matchs de phases finales du championnat de France CFA des réserves professionnelles… ». Robert Valette en parle en se délectant.

Avenir incertain, mais en faisant partie du stage en Autriche la saison dernière, Anthony a commencé sa marche en avant. Il est devenu le numéro trois… il a joué, très bien joué un match de préparation… « Je suis avec le groupe des pros depuis  18 mois. J’ai franchi des paliers avec Joël Bats et en regardant les autres gardiens. « Jo », c’est un papa, c’est aussi le meilleur entraineur en France et peut-être d’ailleurs… Il suffit de regarder comment il a fait progresser « Greg » et Hugo… Je travaille comme je dois travailler pour être le plus haut possible… ». Les blessures ? « Je n’ai pas été épargné et à chaque fois c’est du sérieux (2 fractures du péroné). Ces blessures te font prendre du recul, te font avancer. Quand tu rejoues et que tu te retrouves dans la situation qui a occasionné ces blessures, tu effaces tout… ». A-t-il douté de son avenir à Lyon ? «Je ne me suis pas posé la question de partir par exemple… Après je savais qu’Hugo était en contact avec Tottenham… Et tout s’est accéléré au moment de son transfert ».

Oui, je suis un peu fou, fou. Mais il faut avoir un grain de folie à ce poste.

 Et d’enchainer sur son changement de vie de gardien de but.  «Beaucoup de choses ont changé. Je suis toujours au contact du groupe… Avant je m’entrainais avec le groupe et je regardais le match en tribune ou à la télé… Sur le banc, je suis à fond derrière l’équipe. Indirectement, on joue… Il faut rester vigilant parce que l’on peut entrer en jeu à tout moment… Oui, cela titille de jouer… Mon rôle, c’est aussi de mettre Rémy dans les meilleures dispositions lors de l’échauffement… ».

La récompense est venue à Nice en Coupe de la Ligue. « On a fait un début de match catastrophique. J’ai pris trois buts sans toucher le ballon. Il fallait ensuite répondre présent sur ce qu’il y avait à faire. Cela s’est mieux passé en seconde période. Que représente ce match ? J’ai envie de répondre le début du commencement. Je suis resté moi-même. J’ai été le plus heureux du monde quand j’ai su que j’allais jouer… Je prendrais les autres matchs avec plaisir… ». Contre le Kyriat Shmona ? « On verra si je joue… J’espère « croquer », découvrir la Coupe d’Europe ».

« Carlos » Anthony a mûri dans sa vie de tous les jours, minci aussi. « Avant j’avais des joues, c’est pour cela que Bruno Génésio m’a surnommé Carlos… ». N’est-il pas quand même un peu fou dans sa cage ? «Oui, je suis un peu fou, fou. Mais il faut avoir un grain de folie à ce poste. Et je trouve qu’il m’en manque encore parfois quand je repense à certaines actions. En dehors des terrains, je n’explose pas mes sentiments sans être timide ou trop réservé. Je sais déconner… Mais dans le jeu, je me transforme… Je triple ou quadruple mon agressivité… ».

Et de conclure sur une note collective. «Avec l’effectif que l’on a, l’OL peut tout faire cette saison. On a les cartes en main ».

 Le regard de Gilles Rousset (son entraineur en PRO2)

« Il est prometteur. Il a du potentiel. Il possède beaucoup de qualités comme de l’explosivité… C’est un compétiteur, un joueur… Il ne subit pas… IL est enthousiaste… Il s’est accroché, a beaucoup travaillé. Le fait de ne pas lâcher lui a permis de progresser. C’est un gros bosseur. Ses blessures ont montré qu’il avait du caractère. A Nice, il a montré qu’il avait le niveau dans un contexte difficile ».

 

Sur le même thème