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« J’ai encore des choses à vivre… à donner »

Publié le 28 juin 2013 à 10:17 par R.B

Rémy Vercoutre a fêté ses 33 ans mercredi… Il est en pleine phase de rééducation en se fixant la date du 1er août pour recourir à Tola Vologe…

 Jeudi matin, au moment où ses coéquipiers sortaient pour la première fois de la saison du vestiaire pour débuter leur préparation, Rémy Vercoutre quittait Tola Vologe au volant de sa voiture. « Je ne voulais pas venir, mais Rémi (Garde) le souhaitait. Il m’a dit que c’était important. Finalement, c’était bien d’être là. J’ai eu cependant un pincement au cœur, surtout que j’aime bien cette période où c’est dur, où il faut se concentrer… Là, je ne peux pas croquer dedans…  Et puis, je n’avais jamais manqué une reprise.» Un pincement au cœur bien compréhensible pour celui qui a vu le vestiaire lyonnais se « dépeupler » depuis son arrivée à l’été 2002. Il débute sa 11ème saison olympienne et avec le départ d’Anthony Réveillère, il n’y a plus de Grands Anciens. « C’est vrai, je suis désormais « tout seul » après le départ d’Anthony (Réveillère). Mais c’est la vie d’un footballeur et le club a aussi enclenché un processus en s’appuyant notamment sur son Centre de Formation. Ce n’est donc pas une surprise, on s’y attendait ».

Rémy est d’ailleurs revenu l’après-midi pour être présent lors de la visite du président Jean-Michel Aulas. « Le président est ambitieux pour cette nouvelle saison. Une belle aventure commence. C’est excitant d’avoir de beaux challenges à relever comme ces 4 matchs pour accéder à la Ligue des Champions ».  Le natif de Grande-Synthe suit évidemment l’actualité de son club malgré son absence au quotidien. Pour les semaines à venir, il est fort occupé. « Cela fait deux mois que j’ai été opéré du genou (droit). Tout se passe bien. Mon genou répond au travail. Je travaille à Paul Santy depuis deux semaines où je suis avec Sidney (Govou). Lundi prochain, je remonte à Hauteville pour huit jours et après je reviens à Paul Santy. Le but, c’est de courir le 1er août à Tola Vologe ».

Tu te rends compte qu’il y a une vie à côté de ton métier. Cela t’enrichit, te renforce. Et quand il y a des moments compliqués, tu relativises car tu côtoies notamment des gens qui ont plus de soucis que toi.

Blessé gravement au genou fin avril juste avant le derby, opéré dans la foulée, en pleine rééducation, l’ancien montpelliérain a quitté les lumières de la scène footballistique pour l’ombre d’un travail à base de patience et de sueur. Le footballeur se sent-il exister de la même manière ? « Il existe moins car il n’exerce pas son métier. Après tu découvres d’autres choses. Tu deviens un peu plus comme Monsieur Tout le Monde. Tu te rends compte qu’il y a une vie à côté de ton métier. Cela t’enrichit, te renforce. Et quand il y a des moments compliqués, tu relativises car tu côtoies notamment des gens qui ont plus de soucis que toi. Etre égoïste dans une telle situation ?  Je n’aime pas ce mot. Je ne suis pas comme cela. Je n’aime pas. Si je fais ce métier, c’est aussi pour être avec les collègues, partager… »

 On imagine des moments de souffrances, de doutes, des pensées naviguant à droite et à gauche et, certainement, cette envie de plus en plus forte du retour dans sa cage. «Franchement, le retour, je n’y ai pas pensé au début de ma rééducation. Mais, maintenant que celle-ci est plus active, chaque jour, il n’y a pas une minute où je n’y pense pas. Je sais dans quel but, je travaille, transpire. Les gens me connaissent, je vais revenir à fond… Après, titulaire ou non, on verra… ». Une autre manière de dire qu’il entend bien être compétitif pour « filer » des maux de tête à son entraineur au moment d’annoncer son équipe.

Rémy le battant avance sur la route du retour. Et ce n’est pas son âge qui va freiner ses ardeurs. « Je viens d’avoir 33 ans mercredi (26 juin). Je suis super jeune (rire). 33 ans, pour un gardien, c’est jeune. Avec ce nouveau genou, je suis tout neuf. J’ai encore des choses à vivre, à donner ».