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« J’ai une grande force en moi »

Publié le 04 décembre 2013 à 13:00 par R.B

Bako Koné ne se satisfait pas de son temps de jeu, mais il fait passer le collectif avant ses aspirations personnelles… Pas question de lâcher pour ce guerrier qui dit avoir beaucoup appris depuis qu’il joue à l’OL…

 La défaite au Parc des Princes face au PSG, il l’a synthétisée en quelques mots qui lui ressemblent : « On n’a pas joué comme des gagneurs… On n’a pas osé… On n’a pas tout tenté… ». Pas de chance pour le Burkinabé qui n’avait plus été titulaire en championnat depuis la déroute à Montpellier. 4 à 0 après le 5 à 1… difficile à encaisser quand vous occupez un poste en défense centrale. Et pourtant comme lors de la victoire face au Betis, il a signé deux sauvetages énormes. « Quand je suis entré jeudi soir et que tu as vu tes copains lutter pendant 75 minutes, tu dois tout donner pour empêcher l’adversaire de marquer… ».

« Bako » a souvent ce discours guerrier qui ressemble à son jeu et à ses envies de s’imposer. « Je ne joue pas tout le temps et c’est difficile pour un gagneur comme moi. Je ne peux pas me contenter de ce temps de jeu (1 143 minutes sur 2 160 possibles ; 12 titularisations sur 24 possibles). J’ai besoin de jouer pour progresser. J’ai envie de prouver. C’est compliqué dans la tête quand tu joues puis que tu restes sur le banc… La stabilité, c’est important… Mais, je ne lâche jamais. Il faut être en permanence dans le même état d’esprit. J’ai une grande force en moi et attendre le bon moment… Des excuses ? Elles sont pour les faibles. Bien sûr, il m’arrive d’être faible, mais j’ai des obligations et cela revient ». N’oublions pas que Bako a été blessé avec sa sélection et qu’il a dû passer par la  case infirmerie fin octobre, début novembre.

Du banc au terrain, cela n’empêche pas ce solide gaillard de progresser. « Depuis que je suis à l’OL, j’ai progressé. Quand je ne joue pas, je regarde les autres… A Lyon, c’est le foot de haut niveau. Tu ne joues pas seulement pour faire un bon match, mais pour gagner. Certes le foot, c’est le plaisir, mais à l’OL tu as des obligations ; il faut être à la hauteur… Je sais que je dois encore progresser techniquement et dans ma concentration. La concentration à  mon poste, c’est important que tu affrontes ou non une grande équipe ».

Les premiers mois de cet OL nouveau visage ? « Je ne suis pas inquiet parce qu’il y a de la qualité dans le groupe ». Il ajoute : « moi, je suis entre les plus jeunes et les plus expérimentés. J’ai 26 ans. Cela fait 3 ans que je suis au club. L’équipe a beaucoup changé. Je parle quand c’est important. Je veux être ami avec tout le monde… »

L’ancien Guingampais a d’autres obligations. Il est un des éléments importants de sa sélection où il est un titulaire indiscutable. Il rêvait du Brésil. Malheureusement, l’Algérie est passée par là. «Cette élimination est une grosse déception. Et ce sera encore plus difficile quand on va voir la Coupe du Monde à la télé. On avait vraiment les moyens de faire quelque chose… Je suis fier de mon équipe. Je suis conscient que je suis un des piliers de ce groupe auquel j’appartiens depuis l’âge de 18 ans (il en a 26 actuellement). J’apporte de la sérénité, de la confiance à mes coéquipiers. Je transmets quelque chose. Je joue aussi pour les autres… Avec l’OL, c’est différent.  On a de grands joueurs et chacun a son rôle… Pendant la Coupe du Monde, je vais soutenir la Cote d’Ivoire où j’ai vécu et le Cameroun de Henri Bedimo ».

 Bako, mélange désormais d’Afrique et d’Europe, il le concède et l’explique : «Etre africain à 100% en Europe, ce n’est pas bon. Il faut s’adapter. Et quand je suis an Afrique, je reste aussi un peu européen ».

Difficultés ou pas, titulaire ou non, joueur avec l’OL ou son équipe du Burkina Faso, le même leitmotiv : « le foot, c’est toujours un bonheur. J’ai grandi dans une famille qui n’était pas foot à l’exception de mon grand frère qui m’a toujours poussé à jouer. Quand je vois aujourd’hui le plaisir que j’apporte à ma famille, aux gens que je connais…
c’est grand. Cette joie n’a pas de 

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