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« J’aime toujours autant le football »

Publié le 20 octobre 2013 à 09:00 par R.B

De l’OL à Bordeaux, cela fait 15 ans que Jérémie Bréchet joue au haut niveau… Propos réfléchis d’un joueur expérimenté… mais aussi d’un homme au regard intelligent sur la vie…

Jérémie pourquoi avez-vous signé aux Girondins ?
« C’est difficile de refuser un grand club ; un club qui joue le haut de tableau, la coupe d’Europe. La présence de Francis Gillot a aussi compté. Il me connaissait (Sochaux). J’avais eu d’autres propositions. Qu’est-ce-qui compte dans mes choix ? Tout compte : l’ambition du club, le plaisir, le partage, le bien être de ma famille… L’argent ? Il est mis en dernier. Il n’a pas été un moteur dans ma carrière. C’est d’abord le côté footballistique. Même à 34 ans, je suis encore ambitieux. Du point de vue familial, c’est important. Je fais des choix en fonction. J’ai des priorités. Je n’allais pas partir dans un pays lointain… Je suis d’abord un homme avant d’être un footballeur ».

La passion est donc toujours là ?
« J’aime toujours autant le football qu’il y a 15 ans. Je n’ai pas envie d’arrêter. Mon bureau, c’est le terrain. L’expérience aide à relativiser. Dans le foot, c’est d’abord le collectif qui me plaît, me fait avancer. Mon plaisir, c’est de jouer avec les potes. Sinon, j’aurais persévéré dans le tennis où je me débrouillais plutôt bien. Des regrets ? C’est facile de le dire après. Moi, j’assume mes choix… J’ai aussi tout gagné avec l’OL, chez les jeunes et en pro. Et j’espère encore remporter des trophées. Sinon, je regarde tout le temps du foot. Ma femme n’en peut plus… Je regarde les matchs de mes anciennes équipes… la Ligue des Champions… Je regarde l’équipe de France et cela me fait ch… d’entendre à son propos des discours négatifs ».

Lors de ma dernière saison à Sochaux, j’ai failli arrêter. Je suis parti me soigner à Munich. Et j’ai pu rejouer (...) Ce que j’ai vécu n’est rien par rapport à ce qu’a connu Eric Abidal

Depuis vos débuts, le foot a-t-il changé ?
« On pourrait en parler pendant des heures. Enormément. Et on le doit notamment à la loi Bosman. Les mentalités, les à-côtés, le jeu, les objectifs. Tout est vraiment différent. Avant le foot était au centre, aujourd’hui, c’est l’argent »

Comment fait-on Jérémie pour surmonter toutes ces blessures ?
« La santé, c’est un talent comme un autre. Il y a la tactique, la technique, le physique… Il y a la santé, mais pas dans mon cas. En plus, j’ai souvent été blessé avec de grosses blessures. Je ne suis pas un joueur talentueux. Je me suis mis dans le dur pour y arriver et j’ai mis mon corps à rude épreuve. J’en ai trop fait. Moi, j’ai confondu quantité et qualité. Quand tu es jeune, tu ne sais pas. Il faut aussi se reposer pour progresser. Il y a évidemment des blessures que l’on ne peut pas éviter comme celles liées à des chocs. Après, je sais de quoi je suis capable pour rejouer. Lors de ma dernière saison à Sochaux, j’ai failli arrêter. Je suis parti me soigner à Munich. Et j’ai pu rejouer. Mais tout le monde est confronté à la difficulté. Je ne suis pas un cas unique. Ce que j’ai vécu n’est rien par rapport à ce qu’a connu Eric Abidal ».

Peut-on vous considérer comme un leader dans un groupe ?
« Je ne me qualifie pas ainsi. Je m’intéresse avant tout aux autres. Je dépasse mon rôle. J’essaie de me faire plaisir avec tout le monde. Après, je suis peut-être un leader naturel. Et quand tu portes le brassard de capitaine, c’est un honneur impressionnant, incroyable… C’est une reconnaissance ».

Pourquoi vous ne jouez pas beaucoup depuis votre arrivée aux Girondins ? (Jérémie a joué 54 minutes en championnat face au TFC et les deux rencontres de Ligue Europa)
« C’est un choix de l’entraîneur. C’est compliqué. Mais je savais qu’en venant ici il y avait de la concurrence et que je ne disputerais pas tous les matchs. La saison ne fait que commencer… »

Comment jugez-vous le début de saison de votre équipe ?
« Elle est irrégulière. On a fait quelques bons matchs et d’autres plus ternes… Une bonne mi-temps et une plus compliquée… Le club a des ambitions raisonnables pour cette saison. Il n’y a pas d’objectifs précis. Mais on doit terminer entre la 7ème et 8ème place du championnat. On a un effectif important. On tourne en Ligue Europa. Après, plus on joue et mieux on se sent quand on est footballeur ».

Quel est votre regard sur l’OL ?
« Je trouve que les medias sont durs avec cette équipe. C’est compliqué de mettre autant de jeunes sur le terrain sans qu’ils aient complétement fini leur formation. C’est une période délicate. Mais l’OL n’est pas à sa place »

A quel type de rencontre peut-on s’attendre dimanche soir ?
« Un match compliqué, fermé. Même si nous avons battu Sochaux 4 à 1, les deux équipes ont besoin de se rassurer… »

Est-ce toujours particulier de revenir à Gerland ?
« Je suis heureux de revenir sur mes terres. Mais, comme à chaque fois que je joue, j’ai toujours envie de gagner. Jouer ? On verra. J’ai eu une petite entorse lors du dernier match de Ligue Europa. J’ai profité de la trêve pour me soigner et j’ai repris l’entrainement en début de semaine… »

Avez-vous gardé des contacts avec votre club formateur ?
« Oui, notamment avec Abdel (Redissi)… ou encore Rémy (Vercoutre)... Je pense d’ailleurs que son retour peut faire le plus grand bien au groupe ».

Source : Tribune OL


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