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« Je me sens plus à l’aise »

Publié le 22 novembre 2013 à 14:00 par R.B

Gueïda Fofana est l’un des joueurs les plus utilisés cette saison par Rémi Garde… Son évolution depuis son arrivée à l’OL… sa personnalité… ses aspirations… le match face au VAFC ce samedi…

22 ans.Soif d’apprendre, d’évoluer… curiosité… polyvalence… richesse intérieure… simplicité… maturité… confiance en soi… timide… franc… foi... lucidité… exigence… Tous ces éléments caractérisent, en autres, la personnalité de l’ancien havrais sur et en dehors des terrains. Depuis le début de la saison, il a joué 1 322 minutes (6ème temps de jeu) en 18 matchs (14 titularisations) sur 21 possibles.

 Gueïda qu’est-ce-qui a changé depuis ton arrivée à l’OL ?
« Enormément de choses. Le temps de jeu, la consistance des performances. Mon rôle dans le groupe est plus important. Je le sens et les autres me le montrent. C’est un mélange de plusieurs éléments qui m’ont rendu et me rendent meilleur »

Te sens-tu plus installé ?
« Je me sens surtout plus à l’aise. Plus adapté de partout pour faire encore mieux cette saison ».

Quel regard portes-tu sur ta polyvalence ?
« C’est un atout. Jouer à d’autres postes permet d’enrichir son bagage. Il n’y a pas beaucoup de footballeurs qui peuvent le faire. Mais cela me confirme, quand même, que mon poste de prédilection, c’est milieu de terrain. Après, cela ne me dérange pas de dépanner comme je l’ai fait. Milieu à 3, en losange ? Peu importe. L’essentiel, c’est de jouer. Et puis, ce qui compte, c’est l’animation et le collectif ».

Es-tu devenu un joueur plus propre (pas de carton cette saison ; 9 la saison dernière)?
« C’était une volonté  de ma part. Je voulais faire attention à toutes mes interventions malgré le fait de mon engagement. La saison dernière, j’avais été pénalisé en étant plusieurs fois suspendu ».

Gueïda, suiveur ou patron dans un groupe ?
«Patron, je ne sais pas. Mais, je ne suis pas un suiveur. J’observe beaucoup pour progresser.  C’est pareil en dehors du football. Je suis une éponge… Je tiens cela de mon papa. Je ne suis pas très bavard, mais quand j’ai quelque chose à dire ou que cela ne me plaît pas, je l’exprime sans être agressif avec la ou les personnes. Je suis franc ».

Comment te définirais-tu ?
« Je suis plutôt dans la retenue d’une façon générale, très timide, très pudique. J’ai toujours été comme cela. Je ne me dévoile pas facilement. Il faut beaucoup de temps pour me connaitre vraiment. J’ai une forme de carapace. Je suis quelqu’un de simple, qui ne se prend pas la tête. Je suis qui ? Je ne suis personne ! Je me contente de peu dans la vie, même si je peux me faire plaisir. Je viens d’un milieu modeste. Je ne suis pas bling-bling, pas dans l’excès. Et il n’y a pas que le foot dans ma vie, même si cela constitue une bonne partie de mon quotidien.  J’ai d’ailleurs du mal à regarder des matchs à la télé mis à part les grosses affiches. Une fois chez moi, j’ai envie de passer à autre chose. Il y a la famille avec mes deux filles, les parents… Je suis très croyant et pratiquant. Tout ceci m’apporte un équilibre, une sérénité, une évolution permanente. J’apprends de moi et des autres ; cela permet de garder la tête sur les épaules ».

 Travailler, apprendre, progresser ?
« Oui. Je suis un bosseur. Même si je suis sur une pente ascendante, il faut que je garde le cap pour continuer d’avancer. Pas question de se relâcher. L’objectif,  c’est d’avancer, réussir ici ou ailleurs. En dehors du foot, j’aime apprendre, me cultiver en tout. Cela m’aide pour échanger avec les gens. Je suis curieux. Je n’aime pas quand je ne sais pas.  Alors je cherche pour savoir. Je veux être acteur de  ma vie et ne pas subir ».

As-tu des regrets avec ton parcours en bleu chez les Espoirs (2 sélections seulement) après avoir été un titulaire dans toutes les sélections de jeunes ?
« Un regret, oui et non. Le plus important est que je sache pourquoi j’ai été sélectionné avant et plus appelé. A une époque, je n’avais pas eu assez de temps de jeu ; il y avait aussi la valeur des joueurs sélectionnés. Tout ceci m’a poussé à travailler ».

Je suis curieux. Je n’aime pas quand je ne sais pas.  Alors je cherche pour savoir. Je veux être acteur de  ma vie et ne pas subir

Peut-on parler d’une prochaine prolongation de contrat avec l’OL (son contrat actuel s’achève en 2015) ?
« Je ne vais pas signer pour signer…  Je préfère me baser sur une confiance réciproque. Si je sens que l’on me fait confiance… Depuis quelques temps, c’est mieux. La réflexion n’est pas la même. Après tout va très vite en football ».

La venue du VAFC ?
« C’est une équipe en difficultés. Elle a changé d’entraîneur et en le faisant rapidement, cela peut être positif. Nous on est dans une bonne dynamique. On est plutôt consistant dans le jeu. Si on veut basculer dans le bon wagon, il faut prendre les trois points face au VAFC ».

Pour finir Gueïda, est-ce-que le match face à l’Atletic Bilbao la saison dernière reste ta meilleure partition sous le maillot lyonnais ?
«J’ai envie de dire oui, même si il y a eu d’autres matchs que je retiens. La Ligue Europa, la saison dernière, m’a permis de prendre confiance en moi. Je me suis éclaté.  Elle m’a libéré ». 

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