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«Je n’ai pas débuté ma saison…»

Publié le 14 septembre 2013 à 09:14 par R.B

Mou Dabo est de retour après une blessure à la cuisse… Son indisponibilité… Le début de saison lyonnais… la concurrence… la venue du Stade Rennais…

 Tignes, New-York, les matchs amicaux. En un mot la préparation avec les copains. Et au bout de 61 minutes contre les Grashopper Zurich, le premier match officiel de la saison, la tuile. «J’ai ressenti subitement une douleur à la cuisse droite. Une déchirure. J’avais rarement eu ce genre de problème dans ma carrière si ce n’est un claquage quand je jouais à St-Etienne… ». Repos, soins et tout recommencer. « J’ai refait une nouvelle préparation ; j’ai été obligé de recommencer à zéro alors que j’en avais bavé pendant les stages. Cela fait partie du métier. L’essentiel, c’est de travailler et de revenir plus fort. En fait je n’ai pas débuté la saison. Cela va mieux désormais. J’ai beaucoup travaillé avec les préparateurs physiques et la trêve m’a permis de finaliser cette préparation. J’ai tout récupéré ». Remplaçant face à l’ETG, « Mou » a joué la semaine dernière les 90 minutes avec la CFA à Vesoul pour avoir du temps de jeu dans les jambes.

Absent des terrains mais spectateur attentif des prestations olympiennes. «Il y a de la déception si on regarde par exemple nos deux derniers matchs amicaux. Ceux-ci nous avaient permis de bien débuter la saison. Après je savais que ce serait compliqué contre la Real Sociedad qui pratique un beau football. Cette équipe était plus forte et je pense que les deux matchs ont cassé quelque chose. On voulait tous jouer la LDC ! Et puis, on n’a pas eu de chance face à Reims. Enfin après l’élimination, on n’a pas su rebondir contre l’ETG. Il y avait aussi de la fatigue, mais on ne va pas chercher des excuses ».

La trêve a permis aux internationaux de se changer les idées et aux autres de bosser à Tola Vologe. « On a eu l’occasion de bien travailler pour se racheter dimanche contre Rennes. Le nouvel entraîneur Montanier aime le beau jeu. Chez nous, il faut se libérer et entrer sur le terrain avec une grande détermination. Le mercato est terminé et cela peut libérer les têtes… ».

On est tous des compétiteurs. Quand on ne joue pas, on est frustrés ; on se pose des questions. Même si je ne suis pas content de la situation, je ne vais pas pour autant faire le gueule

Pendant l’été Miguel Lopes et Henri Bedimo sont arrivés entre Rhône et Saône ; deux défenseurs latéraux. La saison dernière « Mou » avait joué 2 848 minutes soit le 9ème total de l’effectif. Que faut-il en déduire ? Un manque de confiance à son égard ? « Non. Partout, où j’ai joué, on ne pas fait de cadeaux. J’ai travaillé pour montrer ce que je sais faire. Et je ne décide pas ; je suis un salarié. Je continue sur ma lancée ; je travaille. Un effectif a besoin de plusieurs joueurs au même poste ». L’ancien Sévillan donne l’impression d’être toujours calme. Cette concurrence va-t-elle changer son comportement ? « On est tous des compétiteurs. Quand on ne joue pas, on est frustrés ; on se pose des questions. Même si je ne suis pas content de la situation, je ne vais pas pour autant faire la gueule ».

 Le latéral droit ou gauche préfère s’exprimer dans le jeu. « Je m’exprime par ma motivation. Je donne mon maximum pour donner à mes copains des signes positifs. Je pense collectif. En raisonnant de cette façon, on peut réussir. C’est ce qui fait avancer un groupe. C’est vrai que je ne parle pas. Mais si j’ai quelque chose à dire, je le dis. Quand je joue, je suis agressif dans le bon sens du terme, plus méchant qu’en dehors des terrains où je suis calme tout en aimant bien rigoler avec les gens ».

« Mou » a de la bouteille malgré ses 27 ans fin novembre. Si on lui demande ses qualités, il parle de sa polyvalence « elle me sert et sert le groupe ». Pas question cependant de se satisfaire du passé. « A chaque entraînement, chaque match, je me remets en cause. Je ne reste pas sur mes acquis. Je peux encore progresser…».

Enfin en vrai bon équipier, le natif de Dakar se réjouit du retour de « Bafé » (Gomis) et de Jimmy (Briand). « Je suis content. Ce sont des bonnes personnes, agréables à vivre dans un groupe. Cette période a été compliquée pour eux. Avec leur vécu, ils peuvent être une arme pour le groupe ». 

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