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« Je ne me fais pas de cadeau… »

Publié le 24 août 2014 à 09:00 par R.B

Lindsay Rose a été la première recrue lyonnaise de l’été… Large tour d’horizon avec ce défenseur central venu à l’OL pour apprendre mais aussi pour jouer… Des propos qui traduisent des valeurs qui le font avancer sur les terrains et dans la vie…

104 matches (L2/L1) pour l’ancien valenciennois formé au Stade Rennais avant d’entrer pleinement dans la carrière à Laval. Ses 18 mois à Valenciennes ont été marqués par une grave blessure au genou. Il est arrivé cet été à l’OL où il a signé pour trois ans. Il avait découvert peu avant l’équipe de France Espoirs. Il fut aussi sélectionné chez les plus jeunes avec l’équipe mauricienne (moins de 16 ans) ; l’Ile Maurice dont son papa est originaire. Admirateur gamin de David Beckham, il dit s’inspirer de tout le monde et regarder beaucoup, beaucoup de matches… Il apprécie M.U et le Real Madrid…

 Lindsay comment se passe ton adaptation ? Sens-tu déjà une différence avec tes clubs précédents ?
« Très bien. J’ai été bien accueilli par tout le monde. Je me sens de mieux en mieux. Oui, on sent une différence. Il y a le prestige du club. Il y a aussi la pression. A Lyon, on joue le haut de tableau. Cela change du maintien. La qualité des joueurs, des entrainements est différente ».

Que dirais-tu de tes premiers matches ?
« Déjà, j’ai eu la chance de débuter, de jouer. Après, j’ai essayé de faire des choses simples en montant petit à petit mon niveau. J’ai eu une préparation tronquée en raison de mon transfert et j’étais un peu en manque de rythme ».

Dans quel état d’esprit es-tu venu à l’OL ?
« Avec celui d’un compétiteur. J’aime la gagne. Je suis venu pour joueur, mais aussi pour apprendre. Je suis quelqu’un de très objectif. Que ce soit sur l’équipe et sur mes prestations. Je ne me fais pas de cadeau. Je regarde mes matches à la vidéo. Je vais le faire par exemple sur celui de Toulouse. Je suis dur avec moi. Je n’ai pas toujours été comme cela. Cela s’est produit quand j’ai quitté le centre de formation de Rennes pour Laval. J’ai compris que je devais être comme cela si je voulais en faire mon métier ».

La concurrence ?
« Je l’accepte. Elle fait avancer. Le meilleur jouera. Et surtout, je ne souhaite pas la blessure des autres pour pouvoir jouer ».

Disons que j’aime quand il y a de l’intensité, des duels, de l’impact. Mais je suis un joueur correct. J’aime aussi relancer proprement. J’aime encore monter régulièrement.

Peux-tu parler de ton jeu ?
« C’est toujours difficile… Disons que j’aime quand il y a de l’intensité, des duels, de l’impact. Mais je suis un joueur correct. J’aime aussi relancer proprement. J’aime encore monter régulièrement. Je le faisais beaucoup avant ma blessure au genou. Le foot, c’est un métier, mais aussi un plaisir que l’on prend, que l’on donne. Je m’éclate à ce poste de défenseur central, axe droit ou gauche (il a débuté attaquant avant de jouer latéral puis en défense centrale). J’ai envie que mes coéquipiers aient confiance en moi». Ajoutons-y de l’élégance.

Un trait de ta personnalité ?
« Je suis discret mais pas timide. J’observe énormément avant de m’engager, de me confier. Ce n’est pas de la méfiance, c’est de l’apprentissage. Mature ? Cela est dû à mon vécu. Ma blessure m’a endurci. J’ai accusé le coup, mais dès le lendemain, j’ai compris qu’il ne fallait pas sombrer, qu’il fallait se relever pour repartir, revenir. J’ai fait le nécessaire ».

 Un mot sur tes origines mauriciennes (du côté de son papa) ?
« J’en suis fier. Ce sont mes racines. J’ai encore beaucoup de famille à Maurice. J’y vais régulièrement. Je me ressource. C’est une île extraordinaire. Un Mauricien, il a des valeurs comme le respect… Il est aussi gentil. Mes oncles ont joué au foot ; mon papa, aussi. A Maurice, Vikash Dhorasoo, c’est un Dieu ».

Penses-tu à l’équipe de France ?
« On y pense forcément. Je ne me fixe pas de limites. On fera le bilan en fin de carrière. L’OL peut permettre d’accéder à cette équipe. Mais ce n’est pas ma raison première en venant le matin à l’entrainement ».

Que t’inspires le RC  de Lens ?
« C’est un club avec une forte identité à l’image de ses supporters. Elle sera difficile à jouer. Elle a un bon entraineur. Elle a de grosses valeurs. Elle connait un début de saison compliqué, mais il faudra se méfier ».

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