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"Je ne suis pas un égoïste"

Publié le 21 août 2015 à 08:00 par R.B

Claudio Beauvue est l’une des recrues lyonnaises… Il vient de donner les trois points de la victoire face à Guingamp… Le Guadeloupéen pense d’abord à servir le collectif qu’il défend… Un attaquant doté d’un exceptionnel jeu de tête…

A 20 ans, il signait son premier contrat pro du côté de l’ESTAC après avoir débarqué à Carquefou à 14 ans de son ile natale (Guadeloupe) puis être passé à Nantes jusqu’à 18 ans.  Un parcours qui l’a conduit ensuite à Châteauroux, Bastia, Guingamp et l’OL. Comment juge-t-il son parcours 7 saisons après ses débuts en L2 ? « Un parcours atypique. A chaque fois, j’ai dû prouver. Et c’est normal. Alors après 5 saisons à l’ESTAC, j’ai dû m’évader pour m’affirmer. Mais d’être pro à 20 ans, c’était déjà au–delà de mes rêves. Pour moi, cela correspondait au haut niveau ». Et d’ajouter : « chaque saison, je me focalise sur le présent pour être performant au maximum. Je ne regarde pas plus loin ».

Ce parcours atypique et cette carrière qu’il réussit, l’ancien guingampais sait aussi qu’il la doit à son mental. « Je lui dois beaucoup. Je n’ai et je ne lâcherai jamais. C’est clair et net. C’est vraiment difficile de mettre dans une situation très compliquée. Je sais faire la part des choses. Je fais le plus beau métier du monde, je suis en bonne santé. En Guadeloupe, il y a de nombreux jeunes qui n’ont pas eu cette chance. Je n’ai pas à me plaindre ».


"Un but doit d’abord servir à l’équipe pour le résultat final. C’est le plus important. Marquer pour marquer, c’est bien pour mes statistiques mais cela ne fait pas avancer l’équipe…"


De l’ESTAC à l’EAG, Claudio a toujours marqué. Mais c’est la saison dernière qu’il s’est fait particulièrement remarquer avec 17 buts en championnat et 27 toutes compétitions confondues. Avec 45% de ses buts inscrits de la tête (16 sur 36) depuis son passage au Sporting Bastia. Il a d’ailleurs gagné le surnom « Air Beauvue ». « C’est à la fois inné et du travail au quotidien. Je répète mes gammes au quotidien comme le reste... ». Cela donne une détente phénoménale et un timing remarquable. 36 buts le plus souvent spectaculaires comme son premier avec le Sporting face au MHSC ou encore celui inscrit à Caen à un Rémy Vercoutre médusé.  «C’est vrai qu’en les revoyant, ils ont ce côté… Après le plus important, c’est que le ballon soit au fond ». Le nouveau numéro 9 olympien complète son analyse sur le sujet : « pour moi, et ce n’est pas de la langue de bois, un but doit d’abord servir à l’équipe pour le résultat final. C’est le plus important. Marquer pour marquer, c’est bien pour mes statistiques mais cela ne fait pas avancer l’équipe… »

Le collectif avant tout. «L’égoïsme, ce n’est pas ma tasse de thé et on    ne   me fera pas jamais d’avis même si au haut niveau… Je resterai toujours moi-même ». Alors pas étonnant qu’il parle de kif lorsqu’il est passeur décisif, un domaine où il est aussi performant (27 passes décisives).   Pas étonnant qu’il dise que mouiller systématiquement le maillot, c’est la moindre chose. Il parle aussi de don de soi, de se donner à fond à l’image de ses nombreux appels de balle.

A Guingamp, il a donc ouvert son compteur personnel avec l’OL. Pour manifester sa joie, le fan de Thierry Henry et de Didier Drogba, attendra le suivant. Et si tu devais te définir Claudio ? « Je dirais générosité ». Pas étonnant.

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