masculins / #OLGFCA

Darder : «Je suis mieux mais pas encore au top»

Publié le 30 avril 2016 à 11:00 par RB

Sergi Darder reconnait avoir eu du mal à s’adapter à sa nouvelle vie... Le match face au PSG l’a transformé... la seconde partie de saison de l’équipe l’a aidé... Il dit aussi que l’on n’a pas vu encore le vrai Sergi...

Il parle de son attitude sur le terrain et en dehors, complétement différente... L’Espagnol donne rendez-vous pour le futur proche en espérant jouer ces trois matches importants qui vont décider du sort de l’OL...


Il s’est assis, a pris son temps. Les 10 minutes prévues ont largement débordé sans montrer le moindre signe d’impatience. « J’ai le temps... En français ? Oui, je comprends tout quand les gens ne parlent pas trop vite ou n’emploient pas des expressions... J’ai pris des cours avec Isabelle (Dias) et je demande à mes coéquipiers quand je cherche un mot... Il y a aussi l’espagnol avec Rafael, Lopes... Au début, il y avait aussi l’anglais (Malbranque, Rose...)». Le jeune espagnol (22 ans, né sur l’Ile de Majorque) dit les choses simplement, sans énervement mais en exprimant sa pensée. Il a avoué avoir eu pour idole Fernando Torres : « mon père était supporter de l’Atlético et moi à l’époque, je jouais avant-centre... Il y a Fernando Torres et en ce qui concerne les milieux de terrain, j’aime regarder Iniesta, Modric ». Le football depuis toujours en ayant aussi tâté goulûment de la petite balle blanche. «Gamin, je passais du ballon rond au tennis dans la même journée ; je faisais des tournois... ». Il n’a pas concurrencé Nadal, majorquin comme lui. Majorque, sa terre natale qu’il retrouve avec plaisir. « C’est extraordinaire... Il y a la famille, les amis... J’oublie le football, place à d’autres activités sportives (Paddle tennis, basket, mer...).  Je suis quelqu’un de calme, j’aime rester chez moi, mais il faut que je bouge. J’ai quitté Majorque à 13 ans pour aller à Barcelone. J’avais été repéré avec la sélection des Baléares. Au début, cela a été dur. Je pleurais tous les jours... et puis tu t’habitues... »

Avec le recul comment juges-tu tes premiers mois à l’OL ?
«Déjà, je pensais que ce serait plus facile de jouer en France. Je me disais que la Liga était plus forte... En fait, c’est plus compliqué ici. C’est plus physique, il y a plus de rythme, tu as moins le temps pour penser quand tu as le ballon. La seconde que tu as en Espagne, elle n’existe pas en France. Du coup, mes premiers mois ont été compliqués. Il y avait aussi le fait de m’éloigner de ma famille, la langue... Il a fallu s’adapter. Ensuite, j’ai progressé. Je suis mieux mais pas encore au Top. J’espère que ce Top se situe à un niveau plus élevé ».

La fin de saison lyonnaise est passionnante. Est-ce-que tu pensais que cela serait possible à ce point ?
« On est dans la situation où cela ne dépend que de nous. Il y a 5 mois cela semblait impossible. Mais avec l’ambiance, l’état d’esprit... et les résultats, cela est redevenu possible. La confiance est revenue avec les résultats alors qu’elle n’existait plus. Ce n’était pas normal d’être aussi loin à la trêve, de ne pas bien jouer avec la qualité des joueurs... ».

Cela fait deux matches où, pour des raisons diverses tu as peu et pas joué ?
« C’est difficile à vivre et c’est normal. C’est le moment le plus important de la saison et tu as envie de participer, d’aider l’équipe. D’autant que j’avais joué lors des derniers matches. Cela me rend triste et quand je rentre chez moi, j’y pense. Mais il faut l’accepter. C’est le football. La priorité, ce sont les résultats avec ou sans moi. Et puis à Malaga, je jouais tout le temps (67 matches, 5178 minutes de temps de jeu soit l’équivalent de 58 matches). Je ne sortais jamais avant la fin ou presque pas. Les différences se font souvent après l’heure de jeu... Cette saison, je n’ai fini que trois matches (2 en Coupe de France et l’ESTAC). En Espagne, je faisais souvent la différence en fin de rencontre. Après, je savais en venant à l’OL que c’était différent, qu’il y avait notamment plus de grands joueurs, de concurrence. Je n’ai pas fait la saison que j’espérais ».

Tu disais que tu n’as pas encore montré ton meilleur niveau ? Tu donnes rendez-vous la saison prochaine ?
« Oui, déjà parce que je suis jeune. Parce qu’il fallait aussi s’adapter. Je n’ai pas eu le même comportement sur le terrain qu’en Liga. Franchement avec Malaga, j’étais fou tellement je voulais gagner, toujours jouer. Je m’énervais avec les adversaires, les arbitres. Je prenais de nombreux cartons (19 jaunes et 1 rouge en 67 matches). Quand j’allais au sol (pour tacler).... Il y a deux personnes en moi. Le footballeur et celui en dehors. Le terrain, ce n’est pas la réalité, il te change ! La saison prochaine, j’espère montrer plus, jouer plus. La rencontre contre le PSG ? Elle a été importante car elle m’a redonné de la confiance. Je me disais avant que je n’étais pas bon... Et, cela a changé le regard des gens. Quand tu as coûté 12M d’euros et que tu n’es pas bon, tu n’y penses pas quand tu joues mais quand tu rentres chez toi, cela revient... Mon but ? C’est à l’instinct car tout va trop vite. Après, tu te dis que tu l’as fait face à un des trois meilleurs défenseurs centraux au monde (Thiago Silva) ».

Ton poste de prédilection ?
«Le poste de relayeur me convient le mieux, même si j’ai déjà joué en 6 en Espagne. Mes caractéristiques sont faites pour jouer plus haut. J’aime défendre et attaquer ; je suis un joueur « Box to Box ». Je suis obligé aussi d’avoir le ballon pour m’exprimer. C’est le cas avec l’OL. L’animation ? J’ai quasiment toujours joué en 4-3-3 et je préfère évoluer sur le côté gauche ; c’est plus facile pour rentrer, frapper. En Espagne, je frappais d’ailleurs plus. Après je peux m’adapter à une autre animation. »

Ce match contre le Gazelec ?
« Ce sera compliqué car on affronte une équipe qui joue pour son maintien. Nous, on veut garder notre place au classement. Les deux équipes ont des objectifs opposés mais tout aussi importants»..

Sur le même thème