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« Je vois le bout du tunnel… »

Publié le 15 janvier 2015 à 15:24 par SC

Gueïda Fofana était l’invité de Culture Club mercredi soir. Sur OLTV, le milieu de terrain a évoqué sa grave blessure à la cheville, les opérations, les moments d’incertitude mais aussi sa rééducation et un retour sur les terrains qui se rapproche chaque jour.

L’état d’esprit et de forme du moment

« Je vais mieux. Je suis passé par des moments assez difficiles ces derniers mois. Mais Je commence à voir le bout du tunnel. C’est toujours un plaisir de revenir au centre d’entraînement, de retrouver mes coéquipiers, le staff, les supporters. C’était important… »

La blessure à la cheville

« Ça faisait un moment que j’avais des douleurs à la cheville. Je jouais quand même dessus depuis pas mal de temps. Contre Monaco en mars, je me suis blessé aux adducteurs. Il fallait donc que j’arrête. Mais on en a profité pour savoir ce qu’il en était précisément pour ma cheville car ça n’arrivait pas à partir. Et c’est de là que le chemin difficile a commencé. Ce n’était pas une blessure comme les autres. »

Les opérations

« La première opération était un simple nettoyage pour repartir de plus belle. Mais il s’est avéré que c’était beaucoup plus grave que ça. Il fallait prendre des décisions qui allaient influer sur la suite de ma carrière…pour savoir si j’allais pouvoir rejouer au football ou pas. J’ai pris la décision de faire la seconde opération. Il y a eu beaucoup de discussions avec le club, les médecins. Tous les chirurgiens étaient d’accord. J’ai choisi donc de me faire opérer aux Pays-Bas chez quelqu’un d’une grande expérience… Il n’y pas eu de greffe osseuse. Il y a un os qui a été revitalisé puisqu’il était défectueux. A ce moment-là la question était de savoir si l’os allait se régénérer ou si c’était impossible. Ça aurait pu me contraindre à arrêter ma carrière, puisque je ne pouvais pas jouer avec ces douleurs même si je l’ai fait. Le chirurgien m’a dit que normalement une personne ne peut même pas marcher dessus. Il n’y avait pas d’autre solution si ça ne marchait pas. Mais moi je voulais reprendre le foot. »

Quand le chirurgien vient me dire que c’est un cas très rarissime et que c’est quitte ou double, ma réaction est de lui demander quand est-ce que je vais rejouer…

Des moments de doute ?

« Ma carrière était en jeu à un moment donné. Je voulais me remettre en cause, rester seul avec mes proches. J’ai préféré rester dans mon travail. On se pose beaucoup de questions. Je suis resté très longtemps sur le carreau, chez moi et plâtré pendant 3 mois. J’ai trouvé beaucoup de réponses aussi, des bonnes et des moins bonnes… Quand le chirurgien vient me dire que c’est un cas très rarissime et que c’est quitte ou double, ma réaction est de lui demander quand est-ce que je vais rejouer…Quand je suis retourné aux Pays-Bas début janvier, il m’a dit que l’os était solide et que je pouvais retravailler sur ma cheville. Jusqu’au 5 janvier, je ne savais pas… Il y a eu des moments de doute. Après les 3 mois de plâtre, je me suis posé beaucoup de questions. Je voulais savoir si l’opération avait marché, mais j’étais obligé d’attendre les 6 mois. Ça a été la période la plus dure. Je travaillais dur mais je faisais peut-être tout ça pour rien. Il y a des jours qui sont plus durs que d’autres… Mais moi je savais que j’allais reprendre mon métier. Ils pouvaient dire tout ce qu’ils voulaient. On pense à la fin de la carrière car on est devant le fait accompli, mais j’étais déterminé. »

La rééducation

« J’ai fait 3 mois de plâtre à partir de juillet. J’ai remarché. Je ne voulais pas venir au club avec les béquilles. Après, je suis revenu bosser à Tola Vologe. Je savais que le plus dur commençait. Je me suis infligé des séances très intenses pour revenir le plus vite possible. Ça me prenait jusqu’à 7 heures par jour. Tout ce qu’il était possible de faire, je le faisais. Depuis le 5 janvier, je sais que ma cheville est guérie. Aujourd’hui, il faut que je retrouve mon amplitude, ma souplesse. Je ne suis plus très loin des entrainements. »

Une date de retour fixée ?

« Je me suis fixé des objectifs. J’ai inscrit la date du match où je veux revenir et je l’ai donné aux préparateurs physiques dans une enveloppe. Et on l’ouvrira au moment où je reviendrai pour voir si ça concorde ou pas. C’est une manière de me motiver. Je suis dans les délais. »