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« Je vous promets qu’on va se battre »

Publié le 06 mai 2011 à 16:01 par EC

Bafé Gomis, dans un parler toujours très pointilleux et précis dans ses dires, est venu devant les journalistes après la séance de ce matin. Et il prévient que l'on verra un autre OL que contre Toulouse...

Le match contre l’OM

« Il s’annonce très difficile. On a à cœur de bien faire et de montrer un autre visage que lors de notre précédente sortie à Toulouse, dans ce qui est un sommet de notre championnat qui procure beaucoup d’engouement de par les places qu’occupent les deux équipes. Ce sont deux clubs programmés pour jouer le titre, avec les plus gros effectifs, et qui ont représenté la France en Europe grâce à la Ligue des Champions. C’est donc un match attendu entre deux fortes et belles identités, et où Marseille est favori. Même s’ils ne sont pas toujours brillants, ils ont su gagner les matches, et c’est ce qui fait la différence avec nous au classement. Mais maintenant, pour nous, peu importe la manière, l’important est de gagner. On s’attend à un match avec beaucoup de duels, dû notamment à la morphologie de l’effectif marseillais. Et puis il y a les frères Ayew, que je connais bien, et qui sont des gars bien, avec beaucoup d’avenir.

Mais, je connais la valeur de l’OL, et je sais qu’on est en déficit par rapport à ce qu’on devrait être, notamment au classement. On n’a parfois pas su montrer ce qu’il fallait ; on n’a pas répondu aux attentes. Il ne faut pas oublier que nous, joueurs, on n'est que de passage, et qu’on doit laisser la maison propre. On doit mettre tout en œuvre pour remporter des trophées et si parfois, ce n’est pas le cas, on doit au moins se qualifier en Ligue des Champions, pour le club, pour l’institution. »

Sa non-titularisation à Toulouse

« Je l’ai comprise et il faut accepter les choix du coach. C’est vrai que j’ai été déçu parce que je suis un compétiteur. Mais les joueurs qui étaient titulaires le méritaient, donc je n’ai pas eu d’états d’âme. A Toulouse, le problème était collectif, et je ne pense pas que la titularisation de Bafé Gomis aurait changé quelque chose. Aujourd’hui, je suis très motivé, comme je l’ai été quand je suis entré à Toulouse, pour affronter Marseille.

A Toulouse, on a connu une faillite collective. Cela nous est déjà arrivé de faire des non-matches comme celui-là mais on a su réagir par la suite en y mettant de l’allant, du lien entre nous, des valeurs, de la volonté. Contre Marseille, on a l’occasion de faire un grand match, de montrer un meilleur état d’esprit. Et je peux vous promettre qu’on sera généreux, qu’on va se battre. Je ne peux pas vous dire ni prévoir le résultat, mais je peux déjà vous dire qu’il y aura un autre état d’esprit que contre Toulouse. On a pris conscience de nos problèmes, notamment avec le malaise qu’a eu notre Président, qui nous a toujours soutenus. J’espère alors que les Dieux du football seront avec nous… »

Le sprint final

« On a vécu une saison épuisante. Maintenant, il reste cinq finales et, croyez-moi, on a envie de bien faire. On s’attend à tout, à beaucoup de chamboulements. Il faut qu’on garde notre sang-froid, et y croire jusqu’au bout. Car Paris, qui mérite sa place actuelle, sera là et prêt à se glisser sur le podium si on fait les cons… »

L’affaire des quotas

« Je suis très touché, et j’espère que justice sera faite dans cette histoire. Mais je ne pense pas que Laurent Blanc soit raciste. Il a joué avec et lancé beaucoup de joueurs de couleurs. Alou Diarra, qui a été entrainé par Laurent Blanc, a bien dit qu’il savait qu’il n’était pas raciste. Après, je ne me prononce pas plus parce que je n’ai pas toutes les cartes en main.

Personnellement, même si mes parents sont étrangers, j’ai choisi de représenter la France, et je ne regrette pas mon choix. Au contraire, j’en suis très fier, et je rêve de rejouer un jour pour la France. »

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