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Jean Alain Boumsong « Je n’ai jamais douté… »

Publié le 19 février 2010 à 14:50

Jean Alain Boumsong est venu répondre aux questions des médias à la sortie de l’entraînement sur les coups de midi. Sochaux, le Real Madrid, la Coupe du Monde sont au programme.

Vous sentez-vous prêt pour la transition Real Madrid – Sochaux ?
Oui, nous allons nous atteler à bien préparer ce match mentalement. Nous nous devons après ce match face au Real de produire une prestation à Bonnal. Nous serons concentrés car Sochaux voudra sûrement faire tomber l’équipe qui a battu le Real Madrid. Je pense que cela va être un match difficile. On va là-bas pour faire un résultat. Sochaux est une bonne équipe qui nous a déjà battus ici 2-0.

Avez-vous été surpris du niveau de jeu affiché mardi dernier par rapport à vos dernières prestations en Ligue 1 ?
Non, pas du tout. Les joueurs se transcendent d’eux-mêmes sur ce genre du match. Nous possédons de la qualité au sein de notre équipe. Notre position d’outsider nous a certainement apporté plus de sérénité sur le terrain face à des joueurs supposés plus forts que nous sur le papier. 

Vous avez vécu ce match comme une revanche sur un plan personnel ?
Non  même si on ne m’a pas fait de cadeaux ces derniers temps. Je suis venu à Lyon pour jouer ce genre de rencontres. Je sais très bien que je ne fais l’unanimité. Cependant, je ne me laisse pas déstabiliser par les rumeurs ou les doutes malgré le fait que je n’ai pas beaucoup de soutien. Mais cela n’est pas grave, je garde ma confiance et continue à travailler. J’ai été absent trois mois pour cause de blessure et il faut du temps pour un grand gabarit tel que moi pour revenir. Le problème vient du fait que mon retour s’est produit lorsque l’équipe enchaînait les mauvais résultats et se trouvait dans une spirale négative. Après je n’ai jamais douté car je savais qu’il me fallait du temps. Je me sens bien depuis quelques semaines et je pense que cela s’est ressenti face au Real. Aujourd’hui, je ne suis pas loin d’être à 100% surtout sur le plan mental.

Est-ce plus facile de maintenir sa concentration face à des joueurs comme Cristiano Ronaldo ?
Au contraire, cela est bien plus difficile car vous pouvez faire un bon match pendant 89 minutes et il vous ridiculise à la fin. La moindre erreur n’est pas permise face à ce genre de joueurs.

Pourriez-vous nous parler de votre complémentarité avec Cris ?
Je n’ai pas pu jouer aux cotés de Cris en première partie de saison du fait de ma blessure mais j’ai désormais retrouvé mon niveau et notre complémentarité est en train de revenir. Je crois d’ailleurs que nous n’avons pas pris de but lors des trois ou quatre derniers matchs. Il faut que les résultats soient probants sur la durée pour gagner davantage en sérénité. C’est ce que l’on est en train de réaliser. En ce qui concerne la concurrence, j’estime qu’elle est nécessaire dans un grand club comme l’OL. Lovren est un bon joueur.

Ce match de mardi est-il le match référence que vous attendiez tant depuis plusieurs mois ?
Oui. J’espère surtout qu’il va nous apporter davantage de confiance pour la suite.

Pensez-vous qu’il serait opportun de laisser le même noyau qui a gagné mardi débuter la rencontre face à Sochaux ?
C’est à l’entraîneur de faire ses choix. Je pense qu’on a un groupe de qualité où tous les joueurs ont le niveau pour être titulaires.

Quel est l’objectif au regard de cette fin de saison ?
Nous devons prendre le maximum de points même si notre jeu laisse parfois à désirer. La confiance viendra par la suite ce qui nous permettra de jouer plus libérés. J’en suis certain.

Vous pensez encore au titre ?
Pour vous dire la vérité, oui cela reste dans un coin de ma tête.

Montpellier champion ?
Tout est possible dans le football. Ils n’ont pas volé leur seconde place au classement. J’aime beaucoup l’union et la solidarité qui règnent au sein de cette équipe.

La Coupe du Monde ?
Je dois d’abord être bon avec l’OL, après si je peux être utile à l’équipe de France… Cette Coupe du Monde qui se déroulera en Afrique, continent où je suis né,  représente énormément pour moi car elle  sera probablement ma dernière. N’importe quel joueur international rêve de participer à cette compétition.  

Vous sentez-vous l’âme d’un futur entraîneur ?
Non mais pourquoi pas dirigeant. J’aime les valeurs véhiculées par les sports collectifs, plus particulièrement le football, au sein de la société.

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