masculins / OL - Monaco J-2

Jean-Alain Boumsong : « Nous ne sommes pas blasés. »

Publié le 10 avril 2009 à 17:30 par BV

Le sprint final est lancé. Comment l’abordez-vous ?
Ca va nous empêcher de nous ennuyer, ça va mettre un peu de suspense. Il y a beaucoup de concurrence cette année, ça change, même si cela avait déjà été assez chaud l’année dernière puisqu’on avait remporté le titre lors de la dernière journée. Il va falloir s’y faire ; le niveau des autres s’élève ; cela donne encore plus d’intérêt au championnat.

Comment le groupe vit-il cette fin de championnat ?
Sereinement. On est vraiment conscient que la fin de saison va être difficile, qu’il ne faudra pas s’endormir sur ses lauriers. On sait que l’équipe qui restera la plus sereine et la plus harmonieuse sera championne. Il nous reste huit matches, l’idéal serait de les gagner tous mais on se doute qu’il y aura un moment un peu plus difficile. On peut se faire rattraper, on verra alors la solidité de ce groupe.

Vos deux victoires consécutives ont-elles rassuré le groupe ?
Ca fait toujours du bien de gagner. Deux victoires d’affilée, c’est bien, ca contraste avec nos résultats précédents. Mais la rencontre qui s’annonce contre Monaco va être très, très difficile. De toute façon, on ne peut pas se le cacher : l’objectif est de gagner ce match. Monaco va venir relâché et sera donc assez difficile à jouer. Cette équipe est capable du pire comme du meilleur , avec des joueurs de qualité. Dimanche, elle devrait venir avec un bon état d’esprit. Sur le plan défensif, on pourrait avoir pas mal de problèmes. Ces derniers temps, on n’a pas été transcendants à domicile ; on a alterné le bon et le très moyen. Maintenant il faut gagner, peu importe la manière.

Avez-vous le sentiment que l’OL fait moins peur ?
Oui, je le pense. A l’époque où je jouais à Auxerre, chaque équipe qui affrontait l’OL essayait de limiter la casse, surtout à Gerland. Le match nul constituait un très bon résultat. Aujourd’hui, nos adversaires ont le sentiment qu’ils peuvent réaliser quelque chose contre nous, cela change leur état d’esprit et le contenu de leur match. Mais je continue de penser que l’OL est l’équipe phare du championnat.

Est-il important de conserver la première place du classement ?
Il ne faut pas nier que cela a son importance. On a été devant durant pratiquement tout le championnat, on veut l’être lors de la dernière journée. Pour nous conforter dans notre sérénité, il est important de conserver notre avance.

Le fait de jouer dimanche après tous vos concurrents constitue-t-il un avantage ?
Ce n’est franchement pas un souci. Il va vraiment falloir qu’on se concentre sur ce qu’on a à faire. La semaine dernière, on a joué avant et on pensait prendre de l’avance mais tout le monde a gagné. Dans ce classement où les équipes se tiennent en un ou deux points, il y aura des changements. Il y aura peut-être même des surprises.

Certains de vos adversaires affirment que vous êtes peut-être rassasiés de titres. Est-ce le cas ?
Dans ce métier, comme dans la vie de tous les jours, la détermination a une part importante dans les résultats. Elle est nécessaire quand on veut réaliser quelque chose de grandiose. Ceux qui affirment que l’OL est rassasié de titres se trompent. Nous ne sommes pas blasés. Mais on a conscience qu’un titre n’est jamais acquis dans la facilité. On a faim de titre. Chez nos adversaires, l’espoir de gagner ce titre leur donne peut être plus d’allant mais cela ne signifie pas que nous ayons moins envie.

De quoi votre avenir sera-t-il fait ?
Je suis bien ici. Je suis venu ici parce que je savais que j’allais être heureux, cela s’est confirmé : je suis vraiment très bien ici. Ce n’est pas de la langue de bois. Si je pouvais rester un bon moment ici, cela me plairait parce que je suis heureux ici. C’est ce qu’il y a de plus important pour un être humain. Terminer ma carrière ici ? Pourquoi pas. L’OL est un grand club. Il y a encore des paliers à franchir avant d’atteindre le niveau de certains grands d’Europe mais il y a quelque chose à bâtir. C’est un challenge. J’adore cette ville, je me sens vraiment lyonnais.

La victoire du Barça aux dépens du Bayern Munich vous a-t-elle rassuré sur le niveau de l’OL ?
Tous ceux qui disaient « Lyon est nul » - même si on l’a été, il faut le dire… Le Bayern est un grand club mais a perdu 4 – 0. Nous, on a en a au moins marqué deux. On se dit qu’on a rencontré plus fort que nous. Cette défaite va faire grandir le club. Barcelone a des temps très forts durant lesquels ils peuvent mettre 4 ou 5 buts à n’importe quelle équipe. Si on arrive alors à tenir, à laisser passer l’orage, si on évite de faire tout et n’importe quoi, on peut les battre car une équipe qui joue a toujours des occasions contre eux. Lors de notre temps fort, avec un peu plus de réussite, on aurait pu mener 3 – 0, cela aurait pu changer le match.
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