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Jean Fernandez : « Donner une bonne image »

Publié le 12 décembre 2012 à 08:01 par BV

Au lendemain du match nul de Nancy à domicile contre Valenciennes (1 – 1), Jean Fernandez a accepté d’évoquer la situation de son équipe (20e de L1) et le match de mercredi contre l’OL.

Quel sentiment prédomine après le nul à domicile contreValenciennes (1 – 1), un match que vous meniez jusqu’à un quart d’heure de la fin ?

C’est un sentiment de frustration. Comme cela nous est arrivé lors de nos derniers matches, on a le sentiment que l’on peut gagner le match, mais au final on ne l’emporte pas. Face à Troyes (3 – 3), Evian (1 – 1) et Ajaccio (1 – 1), on a à chaque fois eu le sentiment que l’on était supérieur à notre adversaire mais pout tout un tas de raisons qui perdurent, on n’arrive pas à gagner.

A quoi attribuez-vous ces difficultés ?
Si on en est là, c’est qu’on le mérite. On manque d’efficacité dans les deux surfaces de réparation. Il est vrai qu’au niveau du jeu, on fait des choses intéressantes, les joueurs n’ont pas lâché et continuent de se battre, mais en football, là où il faut être efficace, c’est dans les

deux surfaces. C’est là où le bât blesse : on est dernier du classement des attaques (11 buts marqués), et hormis la victoire contre Brest lors de la première journée (1 – 0), on a toujours encaissé au moins un but. Or, quand vous encaissez des buts à tous les matches et que vous n’en marquez pas beaucoup, il est difficile de gagner.

Conservez-vous encore un espoir de vous maintenir en Ligue 1 ?
Oui. Vous savez, en football tout peut aller très vite. Il est vrai qu’en ce moment, notre dynamique est négative mais il suffit d’enchainer quelques victoires pour entrer dans une bonne dynamique, avoir de la réussite et se relancer. Malheureusement, ce que je dis là, c’est ce que l’on se dit depuis pas mal de matches et on ne voit pas le bout du tunnel. En plus, en se déplaçant à Lyon, je ne vois pas comment on peut faire.

Dans ces conditions, le déplacement à Lyon constitue-t-il une bonne ou une mauvaise chose ?
Ça me parait compliqué. On n’aura certes pas la pression du résultat, parce que personne ne s’attend à ce que l’on fasse un résultat à Gerland. On aura simplement la pression de faire un bon match et donner une bonne image. Mes joueurs ont pris un peu plus de confiance parce que lors de nos derniers matches, on ne perd plus, on affiche une certaine qualité de jeu. On voudra donc faire un bon match et emmagasiner de la confiance avant le match suivant contre Bordeaux qui peut être déterminant.

il y a toujours en moi cette envie d’aller sur le terrain, de trouver les solutions. Cela fait un moment que je suis dans ce métier, j’ai toujours la même passion, la même énergie

Quel est le match le plus important de votre semaine ? Est-ce le déplacement à Lyon ou la réception de Bordeaux ?
Le match le plus important sera le match contre Bordeaux à domicile, même si l’idée première sera de réaliser un bon match à Lyon.

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans des situations aussi compliquées ?
Non. Je me suis déjà retrouvé dans des situations difficiles mais pas aussi compliquées. J’ai connu des périodes difficiles, mais jamais de cet ordre. L’idée, c’est de faire le dos rond, d’accepter les critiques que l’on mérite, continuer à travailler pour essayer d’entrer dans une dynamique positive. On a encore de l’espoir, mais il est clair que la situation est très, très, très compliquée.

On vous sait grand amoureux de football. Aimez-vous toujours autant le football dans ces situations ?
C’est plus difficile. Il est clair que tout entraîneur préfère gagner des matches, mais la passion est toujours là. On ne peut pas toujours gagner et on ne perd pas toujours. Dans les bonnes périodes, on a beaucoup plus d’énergie, d’enthousiasme et de passion. Mais il y a toujours en moi cette envie d’aller sur le terrain, de trouver les solutions. Cela fait un moment que je suis dans ce métier, j’ai toujours la même passion, la même énergie. C’est une vocation, vous l’avez du début à la fin de votre carrière et de votre vie. C’est presque un sacerdoce.

  Que vous faudra-t-il réaliser pour obtenir un bon résultat à Lyon ?
Il y a un gros déséquilibre. Ça va être très compliqué. Ce qui peut être déterminant, c’est le premier but qui conditionne souvent le résultat du match. Si on prend un but très rapidement, cela va être très compliqué pour nous. En revanche, si on arrive à tenir le plus longtemps possible, ce pourrait être un match différent. L’idée sera de bien défendre et de jouer mais il faut regarder les choses en face : aujourd’hui, l’OL est l’équipe qui tient le plus le ballon dans un match, avec des joueurs qui peuvent faire la différence à tout moment, avec une grande discipline, un équilibre. Il y a tout dans cette équipe, ce n’est pas par hasard si elle se retrouve aujourd’hui en tête du championnat. On sait que les grands clubs ne meurent jamais, de plus cette équipe a la capacité et les qualités pour aller au bout.

Quel regard portez-vous sur le choix de l’OL de s’appuyer davantage sur la formation ?
Cela fait plusieurs années que l’OL sort des jeunes de qualité. Si l’amalgame se fait aujourd’hui entre les anciens et les jeunes, cela vient aussi du coach et de son staff technique. Je ne connais pas très bien Rémi Garde mais j’ai beaucoup de respect pour ce qu’il accomplit. Parmi les entraîneurs de la nouvelle génération, je pense que c’est l’un des plus doués. Il a aussi pour lui la chance de travailler dans un grand club avec de grands dirigeants et des joueurs de qualité. C’est un entraîneur qui fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux, ce sont des qualités que j’apprécie.

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