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Jean-Marc Furlan « Un match d’exception »

Publié le 18 août 2012 à 09:56 par BV

Bien que déçu par le résultat du match face à Valenciennes (défaite 0 – 1) lors de la première journée, l’entraîneur troyen a apprécié la prestation des siens. Samedi, il sera à Gerland, où il a évolué deux saisons, et cherchera à y réaliser un exploit face à un club qui lui est cher.

Dans quel état d’esprit êtes-vous après la défaite à domicile contre Valenciennes ?
La défaite contre Valenciennes me contrarie surtout pour les joueurs. On a le groupe qui possède le plus petit total de matches de Ligue 1, et on va garder cette place malgré l’arrivée de Jérémie Bréchet. J’attendais donc avec impatience cette première dans l’élite, d’autant que l’on ne s’était pas montrés très investis lors des matches amicaux. Or, face à Valenciennes, mes joueurs ont fait un match plein, un match que je n’imaginais pas. C’est notre 3e défaite à domicile en 2012 sans que l’adversaire marque un but, la 3e fois que nous marquons contre notre camp. Sur ce match, les garçons ont rempli les objectifs de contenu, de jeu, mais les objectifs de résultat n’ont pas suivi. Cela arrive, c’est une des particularités du football qui existe moins dans les autres sports collectifs.

Qu’est-ce qui vous a manqué pour prendre au moins un point ?
On ne peut pas se permettre le luxe de perdre des joueurs. Or, on était notamment privés de celui qui a fait les matches amicaux les plus pleins, Sébastien Grax qui a été contraint de renoncer la veille du match. On a dû faire jouer Mohamed Yattara, mais c’est compliqué d’entrer dans une équipe en n’ayant fait que deux entraînements. Je pense que si l’on avait eu Grax devant, c’eût été complètement différent.

On a le plus petit budget de la Ligue 1 (19m€). Les bookmakers du monde entier nous placent parmi les relégués, mais cela ne m’émeut pas. Ça me motive, car on a choisi un sport, le football, qui est éminemment incertain et imprévisible.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que Troyes est d’ores et déjà favori pour la descente ?
On a le plus petit budget de la Ligue 1 (19m€). Les bookmakers du monde entier nous placent parmi les relégués, mais cela ne m’émeut pas. Ça me motive, car on a choisi un sport, le football, qui est éminemment incertain et imprévisible. Tous ceux qui ont voulu le rendre prévisible se sont cassé les dents. On va jouer sur cette imprévisibilité. On a certes une équipe qui est un peu juste mais nos infrastructures sont celles d’un club de Ligue 1 parce que c’est ce que l’on a fait progresser en priorité. On a voulu être les meilleurs en Ligue 2, on ne va pas maintenant refuser la bataille. Je dis aux joueurs : « amusez-vous, essayer d’apprendre beaucoup et de vous enrichir de cette Ligue 1 », mais on n’a pas renoncé avant de combattre.

Où situez-vous les qualités de votre équipe ?
C’est une équipe qui manque d’impact au contact, qui a une très bonne conservation du ballon, on est obligés car on n’a pas de joueurs qui s’appuient sur leur poids et leur taille pour être au duel pendant 90 minutes. Mon équipe s’est construite sur la récupération et la défense. J’ai souvent entendu dire que j’étais un adepte du beau jeu, un poète. Non, ce que j’aime, c’est de gagner des matches. Mais je prétends que, dans le football français, on a trop souvent dit que l’on devait être des gagneurs en pensant que le fait d’avoir du panache, d’être spectaculaire, allait à l’encontre de la gagne, ce qui est faux. Moi, je m’adapte à mon groupe. Quand on est entraîneur d’une équipe, on est tributaire des gènes de celle-ci.



Comment abordez-vous la rencontre face à l’OL ?
On ne voit pas le match sous le même angle que les Lyonnais. On va faire un bilan au bout de 10 journées, mais pour nous le match à Lyon est un « extra-match ». C’est un match d’exception, dans une cour qui n’est pas la nôtre. Notre cour de récréation, elle se compose d’une douzaine d’équipes dont fait partie Valenciennes. Comme lorsque l’on va recevoir Lille, ou le PSG, ce n’est pas du tout le même championnat. Contre l’OL, pour un entraîneur, c’est un match angoissant parce que trouver des solutions est plus compliqué.

Quel souvenir gardez-vous de vos deux saisons à l’OL (entre 1980 et 1982) ?
J’aime beaucoup l’OL. J’ai deux clubs dans ma vie : les Girondins de Bordeaux où j’ai été formé, et l’OL parce que j’y ai passé des moments merveilleux. Mes deux années lyonnaises sont peut-être mes deux plus belles années de football. J’ai beaucoup aimé la ville, les Lyonnais. Je conserve un regard très affectueux sur l’OL, parce que j’y ai aussi connu des hommes qui m’ont beaucoup marqué.

J’aime beaucoup l’OL. J’ai deux clubs dans ma vie : les Girondins de Bordeaux où j’ai été formé, et l’OL parce que j’y ai passé des moments merveilleux.

Que pensez-vous de l’OL 2012 – 2013 ?
C’est une équipe qui va être très dangereuse. Je fais suivre par mes collaborateurs des équipes de la France entière. Or, depuis quatre ou cinq ans, tous les retours que j’avais me disaient que l’OL possédait des jeunes d’exception. Leur arrivée au plus haut niveau a été un peu plus longue que prévu, mais ils sont très dangereux. Je les ai vus cet été en amical, il y a chez eux un sentiment d’appartenance à leur club qui donne un plus à celui-ci de façon phénoménale. Parfois, un jeune est moins fort qu’une grande star, notamment parce qu’il a moins d’expérience, mais ce sentiment d’appartenance lui donne beaucoup de force et apporte de bons résultats.

Il y a des jeunes issus du centre de formation lyonnais à l’OL mais également à Troyes : Faussurier, Yattara, Bettiol, Bréchet…
Auparavant, on avait juste nos deux Gones que je chambre tous les matins. On a doublé notre chiffre depuis 8 jours (Yattara et Bréchet). (rires).

Entretien extrait du programme de match :  Tribune OL

CLAIREFONTAINE, partenaire officiel de l’Académie OL.

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