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Jean Michel Aulas chevalier de la légion d’honneur

Publié le 24 octobre 2006 à 14:44 par SR

Hier soir à l’hôtel de ville de Lyon, devant plus de 300 personnes, le président lyonnais Jean-Michel Aulas a reçu la plus haute distinction honorifique des mains de René Ricol et au nom du président de la République, en devenant chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur.

Entouré de sa famille, de ses amis ; rejoint par Laura Flessel (escrimeuse), Roberto Betega ainsi que les entraîneurs Raymond Domenech,Bernard Lacombe, Jacques Santini et Gérard Houllier ; félicité par Bertrand Meheut et Nicolas de Tavernost respectivement président du Groupe Canal + et M6 ; complimenté par le capitaine Claudio Caçapa, suivi de Grégory Coupet, Juninho ou encore Sonny Anderson, des membres du parlement, des élus, de ses collaborateurs issus du monde du sport et de l’entreprise, le président de l’OL était forcément charmé… et « très ému puisque c’est une distinction qui paraît quelques fois banale mais qui remonte à la source de ce que l’on a fait sur le plan professionnel mais aussi de ce que l’on est sur le plan personnel. Elle honore autant l’homme que le responsable d’entreprise et de club sportif ».

[IMG41472#R]A la tête d’une entreprise et d’une équipe couronnée de succès, on a quelques fois tendance à confondre le président et l’entreprise dans les récompenses. Ce soir, c’était l’homme, simplement l’homme, que l’on décorait. « Cela amène à faire un bilan sur sa vie » reconnaissait Jean-Michel Aulas, « à s’interroger pour savoir si ce que l’on a fait est bien fait, et avec équité. On se remémore les bons moments mais aussi les mauvais, ce qui permet de témoigner avec tous les amis présents ce soir que cela n’a pas toujours été facile, et pas uniquement sur le plan professionnel comme on l’imagine mais aussi sur le plan personnel. Nous sommes tous amenés à lutter sur des choses définitives de la vie. Cet ‘examen de passage’ me fait donc du bien. C’est une étape qui m’émeut. Je suis très honoré de partager ces émotions avec tant de personnes, que j’ai connues durant mon parcours, et qui ont tenu à être là ce soir »

L’escrimeuse Laura Flessel confiait : « Pour moi c’est important mais aussi très émouvant d’être là. Jean-Michel est quelqu’un qui porte deux casquettes à mes yeux et il réussit très bien dans ses deux activités. Pour cela, je le félicite. Le président sportif de l’Olympique Lyonnais est la première personne que j’ai connue et j’ai tout de suite souhaité découvrir le président de CEGID, avant d’être surprise par l’homme et sa simplicité une fois le nœud de cravate défait. Cette récompense est une suite logique dans sa carrière. Dans tout ce qu’il entreprend, il ne se contente pas d’arriver au sommet, mais il y reste. En tant que sportive, j’ai énormément d’admiration pour son travail. C’est un ami qui donne envie de se surpasser »

Une influence positive que reconnaissait également Noël Le Graët. « C’est quelqu’un d’exemplaire qui se fixe des objectifs et qui les atteint suite à un travail quotidien, aussi bien dans ses entreprises que dans le football. Son équipe est à son image. »

Arrivé en décembre 1997 sur les bords du Rhône, Grégory Coupet ajoutait : « Lorsque l’on est footballeur, sous sa houlette, on ne peut qu’être tiré vers l’avant. Il est connu pour être un homme d’affaires avant tout mais j’ai le privilège de connaître un peu plus l’homme formidable. Je lui dois beaucoup dans ma carrière professionnelle et être là ce soir est un petit merci puisqu’il a été très présent à mes côtés quand j’en avais besoin cet été. Il a été présent, compatissant…»

[IMG41473#L]Enfin, René Ricol, Expert-comptable et commissaire aux comptes, apportait une marque d’affection toute particulière : « Derrière la réussite il y a quelques chose de spectaculaire chez mon ami Jean-Michel Aulas : il ne créé pas CEGID pour gagner de l’argent ni pour se mettre en avant, mais pour démontrer que techniquement, sur un sujet, il a raison. Ce n’est pas un entrepreneur à la recherche de plus d’argent mais il prend des risques pour démontrer que son approche stratégique est la bonne. Lorsque l’on voit comment il fonctionne avec l’Olympique Lyonnais, je vous mets au défi de trouver un intérêt personnel dans ses décisions.
Le projet Olympique Lyonnais qu’il entreprend en juin 1989 est très ambitieux. Le matin où l’article est paru dans le progrès, j’étais dans son bureau, avec lui. Lorsqu’il me confia qu’il ferait un intérim quelques temps, je savais qu’il bluffait. Je l’ai immédiatement stoppé « tu seras champion de France ! » C’est évidemment à ce dessein qu’il reprit le club. Jean-Michel Aulas n’est pas quelqu’un qui prend quelque chose pour faire un petit coup, mais parce qu’il a un projet, une envie, et le désir de démontrer qu’il est capable de relever un défi.
Je ne sais pas si les gens se rendent bien compte de sa réussite, sur une aussi longue période, dans deux domaines si différents que sont l’informatique d’un côté et le football de l’autre. Parvenir à orchestrer succès sur succès est exceptionnel et il y parvient en étant intéressé par la dynamique d’aller vers le succès collectif et non pas l’orgueil personnel.
Un visionnaire ? Bien évidemment mais la vision n’est pas un don du ciel car il anticipe en travaillant sérieusement après avoir relevé toutes les hypothèses.
Où va-t-il ? Dieu seul le sait. »



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