masculins / OL 0 - Bordeaux 1

Jean-Michel Aulas : « créer un esprit de révolte »

Publié le 14 décembre 2009 à 18:01 par R.B

Après avoir parlé au groupe lyonnais avant la trêve, le président lyonnais est venu en salle de presse pour s’exprimer et répondre aux questions…

 

Le Président a d'abord expliqué pourquoi il était venu s'exprimer au groupe ce lundi après-midi avant l'entrainement.  "C’était une réunion de famille. C’est normal quand ils se passent des choses différentes de ce que l’on avait prévues. Mon analyse est empreinte de mon expérience et de sérénité. J’ai donc fait un bilan aux joueurs en parlant d’une situation en deçà des objectifs prévus à cette époque de la saison, tout en rappelant que si ces performances sont en deçà, il n’en reste pas moins vrai que la saison n’est pas terminée et qu’il reste la capacité à démontrer que tout est possible. Les joueurs seront les mêmes, l’entraineur sera le même cette saison et pour les saisons à venir. Il faut se remettre en cause avec humilité. Regarder le positif et le négatif et faire que la balance penche vers le positif. J’ai tenu un discours positif, rassembleur. Moi, je gère un groupe d’hommes. Et l’expérience du management me montre que l’on obtient des choses d’un groupe en fédérant. C’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens. Souvenons-nous de la saison dernière à la même époque quand nous avions 8 points d’avance sur Bordeaux. Souvenons-nous encore de 2003-2004 quand nous avions 11 points de retard sur Monaco. Le championnat n’est pas joué. J’ai confiance dans le groupe. Il fallait créer un esprit de révolte qui doit être visible dès mercredi face à Boulogne ».

 

Le Président est aussi revenu sur le match face à Bordeaux, ayant trouvé cette équipe girondine de grande qualité « la meilleure que l’OL ait affrontée cette saison avec la Fiorentina ». Il a trouvé que ses joueurs ont fourni une prestation de qualité sans être flamboyante. Malheureusement, cela n’a pas tourné dans le bon sens. « Il n’y avait pas beaucoup d’écart et nous nous n’avions pas tous nos atouts comme cela a été souvent le cas pour l’instant. Il est fondamentale de récupérer tous nos blessés »

 

Créer un sentiment de révolte, retrouver la confiance, faire la part des choses. « Perdre un match, ce n’est pas une histoire d’honneur… il y a pire que cela dans la vie que de perdre un match de football. Moi, je pondère ». Quant aux problèmes de blessures ? « C’est un sujet qu’il faut traiter. Nous avons des pistes ; nous en avons abandonné d’autres. Il faut trouver l’origine ». Du renfort au mercato? « On verra s’il faut le faire. Pour l’instant, il n’y a pas de décision prise en détail ». Quant aux propos de Bernard Lacombe dans le dernier France Football, le Président ne s’en est pas offusqués. « Comme moi, Bernard aime les joueurs. Lui, il peut se permettre de dire certaines choses parce qu’il a été joueur. Bernard, je l’appelle ABS (avec bon sens). Il n’y a pas de problèmes entre le coach et les joueurs, il n’y a pas de problèmes entre Bernard et le groupe. Il n’y a pas de crise. On va s’en sortir. Dimanche soir, certains supporters n’ont pas été complètement responsables. De réclamer la démission de l’entraineur, je ne trouve pas cela bien. Je ne participe pas à ce genre de jeux du cirque qui n’apportent pas de solutions aux problèmes à traiter ».