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Jean-Michel Aulas dans le Progrès

Publié le 01 juin 2009 à 11:13 par BV

Vendredi, Jean-Michel Aulas s’est longuement confié au Progrès. Le président lyonnais a évoqué la saison écoulée, Claude Puel, ainsi que l’importance pour l’OL de la construction du grand stade à Décines.

« Les joueurs étaient programmés pour aller plus loin cette saison, déclare-t-il, mais on a beaucoup souffert des blessures. Et puis il y a eu un problème d’intégration ». Invité à développer, il désigne Fred et Fabio Santos. « Fred ? Je l’ai rayé de mon esprit. Il a fait trop de mal à l’institution. Il a pollué le vestiaire et le jeu. Il n’a pas été honnête dans tous les sens du terme. Fabio Santos, j’étais entre lui et le coach à Valenciennes, et en vingt-deux dans de présidence, je n’avais jamais vu ça. J’ai pris mes responsabilités. »

Concernant l’organisation mise en place cette saison, autour d’un entraîneur général, Claude Puel (un entraîneur « qui gagne à être connu. Un général expérimenté dont la gestion des hommes est équitable »), qui « a les clés », « nous sommes en train de prendre de l’avance sur nos concurrents hexagonaux. (…) Je suis pétri de doutes mais je veux aller au bout de cette histoire avec Claude (Puel), au bout des quatre ans ».

Le président lyonnais revient également sur deux des principaux travaux des semaines de l’été qui s’avance : trouver un « sponsor maillot », après le retrait d’Accor, et le mercato estival. Concernant le premier chantier, « on discute avec plusieurs sponsors, et nous n’avons pas pris de décision car financièrement, ce n’est pas le top. (…) L’OL est le club qui a la notoriété la plus importante en matière économique ; l’an dernier, les retombées médias ont ainsi représenté 35 millions d’euros pour le groupe Accor. (…) Si l’on n’obtient pas ce que l’on souhaite sur le sponsor maillot, on se lancera peut-être dans une opération transitoire telle que celle du Barça. Mais à partir du 1er janvier 2010, les sociétés de jeux en ligne pourront faire du sponsoring. Alors, on verra ».

[IMG50047#R]Quant au mercato, après s’être félicité que tous les joueurs actuellement au club soient sous contrat (« Pour que Juninho s’en aille, il a fallu qu’on le libère »), Jean-Michel Aulas refuse de parler de grand chambardement : « du fait de notre puissance financière, les salaires à Lyon sont parmi les plus importants de la L1. Tout le monde le sait, sauf ceux qui en bénéficient… C’est pour cela que c’est complexe. Mais le jour où des joueurs voudront partir, ils vont prendre conscience que c’est la loi de l’offre et de la demande. Et que pour être sûr de partir, il faut peut-être accepter de gagner moins ailleurs. Et comme on a affaire à des gentlemen, il n'y aura pas de problème. Dans ce cas là, il pourrait y avoir plus de changements que prévu. (…) Il y aura des évolutions. Claude va décider. Bernard Lacombe va continuer d’être très proche de Claude. Mais c’est Claude le décideur. Il aura les moyens pour recruter et pour remplacer Juninho».
[IMG50048#L]Il défend également deux joueurs lyonnais récemment sifflés à Gerland, Keita et Piquionne : « Il y a trois ans, Keita était l’un des meilleurs cotés droits de France. Il y a deux ans, il l’était encore. Piquionne va de Rennes à Saint-Etienne, est convoqué chez les Bleus, on se l’arrache. D’un seul coup, ils sont définitivement mauvais… (…) Comment Keita peut-il réussir un contrôle alors qu’il est déjà sifflé avant que le ballon ne lui arrive ? On tue l’institution. Le supporter se défoule, mais, à l’arrivée, pour plusieurs supporters mécontents, je perds un actif et à l’instant T, je fragilise mon joueur. »

Enfin, Jean-Michel Aulas fait le point sur l’évolution du projet de grand stade à Décines, « un gros dossier », un chantier essentiel : « on perd beaucoup d’argent à Gerland. Il faut faire rentrer des financements privés dans le financement des stades comme en Allemagne, Espagne, Angleterre. Aujourd’hui les lois ne sont pas très claires mais il y a un programme d’aménagement législatif. Si le stade ne se fait pas, un plan de dix ans pour la prospérité de l’OL tomberait à l’eau. » L’OL peut-il revenir en arrière sur le choix du site ? « Impossible », affirme le président lyonnais.

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