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Jean-Michel Aulas : « Tout reste possible »

Publié le 06 avril 2011 à 17:05

A quatre jours de la réception de Lens, le Président Jean-Michel Aulas se confie. Il évoque notamment l'objectif de la fin de saison de l'OL : le titre de champion de France.

Objectif Titre
« C’est paradoxale de dire que le titre reste l’objectif, mais regardez notre parcours : on vient de perdre quatre points bêtement. Alors, qui dit que Marseille et Lille ne perdront pas, dans leur combat en championnat mais également en Coupe, quatre ou cinq points dans les trois matches qui arrivent ? A ce moment-là, on sera à six matches de la fin, et s’il n’y a plus que trois ou quatre points d’écart avec ces deux équipes, tout reste possible. Même si c’est certain que le pourcentage de chances est bien moins grand aujourd’hui qu’il ne l’était avant les matches de Rennes et de Nice… »

Les banderoles anti-Puel
« Le principe de ces banderoles n’a jamais été ma tasse de thé. On a fait en sorte de laisser certaines dérogations pour ces banderoles car on avait une certaine confiance. Mais c’était plus un pied-de-nez qu’une expression mûrement réfléchit parce que quand on est troisième ou quatrième, évidemment que tous les gens sensés ne peuvent pas imaginer que des supporters qui sont derrière leur équipe viennent la pénaliser… On espère que pour les matches qui arrivent à Gerland, tous les supporters soient derrière leur équipe, en communion avec elle pour commencer par battre cette équipe de Lens qui pourrait nous relancer dans ce championnat au gré du match de Lille à l’extérieur. Il faut que les supporters comprennent que pour ce match, il y a trop d’enjeu, trop d’importance pour qu’ils viennent galvauder l’esprit du maillot : le maillot c’est l’institution, ce n’est pas tel ou tel joueur ou entraineur. L’institution, c’est l’OL, et il s’agit de se retrouver à la fin du match de Lens en situation de pouvoir espérer. Seules les certitudes que l’on a en ce moment, pessimistes, sont génératrices de contre-performances. Il faut donc au contraire soutenir cette équipe et quand le moment sera venu, on parlera du bilan avec toute l’analyse et l’objectivité qui doit être la nôtre. »