masculins / Interview

Jean Tigana s'explique

Publié le 23 février 2009 à 17:05

L'ancien entraîneur de l'Olympique Lyonnais (1993-1995) revient sur des propos qui lui ont été attribués hier dans le JDD.

Jean, vous avez tenu à réagir pour dénoncer les propos que le JDD vous prête dans son édition d’hier au sujet de l’Olympique Lyonnais et de Jean-Michel AULAS ?
« Oui car j’ai toujours assumé ce que j’ai fait ou dit dans ma vie. Je n’accepte donc pas qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit.
Concrètement, tout le monde connait les raisons de mon départ de Lyon, annoncé bien avant la fin de la saison, et qui n’ont donc rien à voir avec d’éventuels départs de joueurs comme on me le fait dire. Concernant l’autre phrase qu’on m’attribue – La prochaine fois que vous serrerez la main, à Jean-Michel AULAS, prenez garde à vos bagues … - c’est tout aussi stupide et faux. Je suis seulement intervenu dans l’interview que le journaliste faisait de Sir Alex FERGUSON pour souligner que Jean-Michel AULAS était un redoutable négociateur, ce qui n’a rien à voir avec cette fausse fable de la bague que je n’ai évoquée, ni explicitement, ni implicitement».

On vous sent très remonté ?
Oui car j’ai été trahi et les propos qui me sont attribués ne correspondent pas à l’opinion que j’ai de Jean-Michel AULAS, ni à l’état de nos relations. J’ai été deux saisons l’entraîneur de l’O.L. et j’ai toujours entretenu de bonnes relations avec lui. Il y a toujours eu beaucoup de respect entre nous, même si nous n’avons pas toujours été d’accord sur ce qui fait la vie d’un club. Je sais notamment ce qu’il a su faire pour moi et je ne l’oublie pas.

Vous êtes actuellement au Mali dans le cadre d’une association humanitaire ?
« J’aide depuis 2003 l’Association pour l’assistance et l’approvisionnement médical au Mali qui a déjà permis notamment d’équiper un dispensaire, d’acheminer des matériels scolaires et médicaux, ou de financer l’achat d’ambulances. Je suis aujourd’hui dans le cadre d’une mission spécifiquement consacrée aux prothèses de hanches menée par le Docteur Frédéric BORRIONE pour l’hôpital du Luxembourg de Bamako ».

Vous veillez à la santé des autres, mais comment allez-vous après vos problèmes cardiaques ?
« ça va bien. J’ai été victime d’un infarctus à l’automne mais désormais tout va bien. J’ai repris petit à petit une activité normale et je suis très content de me retrouver aujourd’hui à Bamako.»

Un mot sur le match de demain contre Barcelone ?
« J’essayerai bien sûr de le regarder et je serai bien sûr derrière l’O.L., parce que j’ai défendu ce maillot comme joueur et entraîneur, mais aussi pour le football français qui a besoin de résultats européens ».