masculins / OL - Bordeaux J-2

Jérémy Toulalan "aime cette pression"

Publié le 14 novembre 2008 à 08:00 par BV

Comment le groupe a-t-il vécu l’élimination en Coupe de la Ligue par Metz (1 – 3)?
On est déçus mais la confiance du groupe n’est pas entamée car la coupe et le championnat sont vraiment deux compétitions bien différentes, qui n’ont rien à voir. En championnat on reste sur un bilan positif. De plus, on jouera à Gerland, on devra donc faire le jeu, être vigilants sur leurs contres… et gagner.

Que pensez-vous de cette équipe de Bordeaux ?
Bordeaux a une équipe solide, qui joue bien au ballon, une équipe plus jeune que la saison dernière. Les Bordelais se sont montrés malins avec un recrutement osé. Même s’ils ont eu un peu de difficultés en début de saison, ils sont de mieux en mieux. On est prévenus, on sait qu’on devra être vigilants. Offensivement, ils sont costauds. Avec Cavenaghi, Chamakh, Bellion ou Gourcuff, ils ont de sérieux atouts offensifs mais si on est bien concentrés et prêts à aller à la bataille, on doit gagner ce match.

Avez-vous encore en tête le trophée des champions (succès de Bordeaux aux tirs au but) ?
Oui mais c’était une tout autre compétition, un autre contexte également car nos internationaux avaient repris après le reste du groupe. Bordeaux était mieux que nous physiquement. Ce sera donc un tout autre match.

Avez-vous l’impression d’avoir toujours une marge sur vos poursuivants ?
On a quatre points (rires). L’objectif est de creuser l’écart. On sait qu’il faut gagner ce match-là mais on sait également que si on passe au travers, cela ne remettra pas en question tout ce que l’on a fait depuis le début de la saison. Un championnat se joue sur 38 matches, c’est à la fin que l’on fait les comptes.

Quel regard portez-vous sur l’ascension de Yoann Gourcuff ?
Je suis content parce que c’est un Breton (Jérémy Toulalan est né à Nantes), quelqu’un que je connais, quelqu’un de bien. Il a beaucoup appris à Milan. Il prend de la confiance et de l’expérience. Pour l’instant il est à la hauteur mais le plus dur, c'est-à-dire confirmer, arrive.

Aujourd’hui, on dit que Benzema est indispensable à l’OL. Êtes-vous d’accord lorsque l’on dit la même chose de Jérémy Toulalan ?
Pour Benzema, je suis d’accord. Moi, non. Les joueurs importants, ce sont les joueurs décisifs, ce que je ne suis pas. Les autres ne sont pas là pour le décor mais les joueurs importants que sont Juni (Juninho) ou Karim (Benzema) sont des joueurs qui à tout moment peuvent nous débloquer la situation. Aujourd’hui, et au regard de ce qu’il a accompli la saison dernière, on peut effectivement affirmer que Karim est indispensable. Juninho est un monument, c’est à mes yeux le joueur qui a le plus marqué l’histoire du club.

Les matches contre Bordeaux sont souvent très tendus, avec une ambiance électrique. Cela vous plait-il ?
Ils ne sont pas aussi tendus que contre Saint-Etienne, mais ce sont de gros matches, un peu comme en Ligue des Champions. Ce sont des matches toujours très motivants ; le coach n’a pas besoin d’un long discours pour nous motiver. J’aime bien cette pression. C’est bizarre car j’avais auparavant plus de mal à la gérer. Ce sont certes de bons matches à jouer mais avec toujours trois points en jeu, ils sont donc aussi importants que ceux contre Sochaux ou Lorient.
Sur le même thème