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Jérôme, le couteau suisse de l’équipe (2/2)

Publié le 26 mars 2014 à 15:00 par SC

Jérôme Renaud, le couteau suisse de l’équipe

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Il vit au plus près des joueurs et de leurs besoins. Où ils sont, Jérôme Renaud est. Son métier d’intendant exige cette omniprésence mais aussi une grande polyvalence. Il nous fait plonger dans les coulisses du Stade de Gerland, autour du choc contre Monaco. 2ème partie.

[voir la première partie]

L’homme à tout faire…dans la discrétion

Toujours à l’écoute des moindres besoins des joueurs, Jérôme doit aussi s’activer sur d’autres fronts à près d’une heure du début du match et à quelques minutes de l’échauffement. Il se dirige d’abord vers le local intendant, juste en face du vestiaire, pour gonfler les ballons qu’il a lui-même apporter. « Je les gonfle, tous avec la même pression réglementaire. Il y a 33 ballons de prêts, 10 pour nous, 10 pour l’adversaire et 3 pour les arbitres ». Il parcourt ensuite le chemin qui mène jusqu’au rectangle vert pour une nouvelle tâche. « Je vais voir la pelouse pour donner les indications aux joueurs  pour le cramponnage ». Désormais parfaitement équipés, les Lyonnais peuvent aller s’échauffer. Avant de rentrer dans le vif du sujet.

Pendant le match, je suis un peu leur papa poule

16 heures 55. Les deux équipes, lyonnaise et monégasque, font leur apparition sur la pelouse de Gerland. Après le protocole, Jérôme récupère les vestes de survêtement que portaient les joueurs à leur entrée dans l’arène. Henri Bédimo, chambreur, lui recouvre la tête de sa veste. Trêve de plaisanteries, le match débute. Jérôme se place sur le banc, à côté de Yoann Gourcuff. Il est le membre du staff situé le plus proche des joueurs, un trait d’union entre les deux en quelque sorte. « Pendant le match, je suis un peu leur papa poule ». On l’a bien compris. « J’ai toujours une sacoche avec plein de trucks dedans, short, crampon... ». A peine huit minutes de jeu que l’intendant est déjà sollicité. Samuel Umtiti a ressenti une douleur, il doit céder sa place. Jérôme intervient. « Je donne la feuille au délégué pour les remplacements et je m’occupe des panneaux d’affichage lumineux de l’arbitre ». Une fois sorti, Sam est pris en charge par les docteurs mais aussi par Jérôme. « Quand les joueurs sortent du terrain, je leur prépare et je leur mets une tenue sèche, une tenue de rechange ». Le confort des joueurs sera sa seule préoccupation jusqu’à la fin de la rencontre. Les trois coups de sifflet de l’arbitre ne marquent cependant pas la fin de sa mission.

19 heures 45. Alors que les derniers joueurs quittent les lieux, Jérôme fait son après-match. « Je débarrasse tout le vestiaire. Il faut qu’il n’y ait plus aucune affaire. Je charge tout ça dans mes malles et je les emmène à la laverie, à Tola Vologe. Une dame s’occupe de les laver ». Tout le matériel change de main, il passe le relais. Enfin, le temps de quelques heures. « Le lendemain, je repasse les récupérer dans les panières pour ensuite les ranger, par taille, par numéro…Il faut certaines qualités de rigueur, il faut presque être maniaque. Il faut être ordonné pour être intendant ». Cela faisait quelques heures qu’on s’en était rendu compte. L’oubli, le hasard, l’improvisation sont des termes qu’il a bannis de son vocabulaire. Un seul mot d’ordre guide son travail : préparer tout ce qui peut l’être. Pour toujours avoir un temps d’avance.

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