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« J’espérais m’imposer à l’OL »

Publié le 11 janvier 2014 à 13:03 par SC

Le latéral sochalien de 26 ans se rendra, non sans émotion, dans une ville qu’il connaît bien. Julien Faussurier est né à Lyon et a fait toutes ses classes à l’OL, son club de cœur. Il a évoqué ses souvenirs lyonnais et sa saison sochalienne.

Quel regard portes-tu sur le début de saison de Sochaux ?
« On a eu un début de saison difficile. On n’a pas su prendre les points tout de suite en championnat, donc maintenant on a du retard et on fait la course derrière depuis le début de la saison. C’est compliquée cette situation. Mais, on va s’accrocher, pour tenter de rattacher au train de devant. Rien n’est encore perdu. Ça passera par une bonne reprise en ce début d’année.

Quelles sont les ambitions ?
Elles sont simples. Il faut tout gagner vu la situation dans laquelle on est. Il ne faut plus calculer, plus se poser de questions. Tous les matchs sont importants. Le maintien est encore à notre portée, mais il ne faudra pas reproduire les mêmes erreurs. Et puis, il y a aussi la Coupe qu’il faut jouer à fond. La Coupe de France, à l’image de notre qualification en 1/16ème de finale, peut nous remettre dans une bonne dynamique et nous permettre de retrouver de la confiance. On peut s’appuyer sur ces matchs pour retrouver de bonnes choses en championnat.

Hervé Renard est arrivé avec plein d’enthousiasme, avec un grand sourire, avec une joie de vivre. C’est tout ça qu’il nous a transmis. On avait un peu la tête dans les chaussettes avant son arrivée. On avait besoin de ça

Comment se vit une trêve, lorsqu’on vient de gagner un match après trois mois sans succès ? Est-ce qu’elle arrive au mauvais moment ?
Peu importe, la trêve était là et il fallait la faire. C’est sûr qu’on aurait voulu profiter de la spirale positive et de cette victoire que l’on attendait depuis longtemps pour tenter d’enchaîner. Mais ce succès a fait beaucoup de bien. Il nous a tout de même permis de passer les fêtes un peu plus tranquillement. Pendant la trêve, on se prépare pour repartir comme on avait fini.

Qu’est ce qui change dans un groupe lors d’un changement d’entraîneur en cours de saison ?
Beaucoup de choses. Hervé Renard est arrivé avec plein d’enthousiasme, avec un grand sourire, avec une joie de vivre. C’est tout ça qu’il nous a transmis. On avait un peu la tête dans les chaussettes avant son arrivée. On avait besoin de ça. Il nous a fait prendre conscience qu’il fallait relever la tête. Il nous a redonné le plaisir de jouer, même si les résultats ne sont pas encore là.

Que regard portes-tu sur l’OL version 2013-14 ?
L’OL restera toujours l’OL. Ce sera forcément un match difficile face à une équipe comme Lyon, même si ils ont connu un début de championnat difficile. Ils vont mieux en ce moment. Donc ça ne sera pas facile de faire quelque chose là-bas. C’est en tout cas l’objectif.

Est-ce que tu suis d’une attention particulière l’actualité de l’OL ? As-tu encore des relations avec des personnes du club ou des anciens coéquipiers ?
C’est mon club formateur, mon club de cœur. C’est la ville où j’ai vécu, où vit ma famille. Tous les week-ends je regarde les matchs de l’équipe. Mais, je n’ai plus vraiment de liens avec le club. Avec tous mes anciens coéquipiers, on a tous été éparpillés un peu partout. C’était difficile de garder contact.

Comment as-tu vécu le fait de ne pas t’imposer à Lyon, ta ville natale ?
Ça a été un moment difficile de ne pas réussir dans mon club formateur. J’espérais m’y imposer. Tous  joueurs espèrent réussir dans le club de son cœur, mais les choses ne se passent tout le temps comme on veut. Beaucoup de joueurs n’ont pas eu l’opportunité de le faire. Pour mon cas, la route était barrée, il y a avait d’autres joueurs devant moi. Mais, ce n’était pas une fin en soi. L’objectif premier était de faire une carrière professionnelle.

Est-ce qu’un retour dans ton club formateur est-il encore dans un coin de ta tête ?
Oui, toujours un peu. Mais, le chemin est encore long pour y parvenir. Je vais continuer de travailler et on verra comment ça se passera pour la suite.

Tu as connu le National, la L2 et la L1, quelles sont les différences de jeu pratiqué entre ces divisions ?
Il y a surtout une grande différence sur le plan physique. Ça joue aussi un peu moins au ballon dans les niveaux inférieurs par rapport à ce qu’il se fait dans l’élite. Une erreur en Ligue 1 se paie cash alors qu’en National par exemple, on se dit plus facilement qu’on ne sera peut-être pas puni par l’adversaire.

C’est un plaisir de jouer devant sa famille et dans sa ville. Ce sont des moments particuliers. Je vais le revivre ce week-end, en espérant que ça se passe mieux pour moi et pour mon équipe…

Quels sont tes souvenirs dans ce stade de Gerland ?
Je n’ai joué qu’un seul match à Gerland. C’était la saison dernière avec Troyes. On avait perdu 3 à 1. J’avais aussi pris un carton rouge. Mais, je trouve que la décision était un peu sévère. Malgré tout cela, ça reste un très bon souvenir. C’est un plaisir de jouer devant sa famille et dans sa ville. Ce sont des moments particuliers. Je vais le revivre ce week-end, en espérant que ça se passe mieux pour moi et pour mon équipe… J’ai tout gagné avec Lyon quand j’étais petit, dans les catégories de jeunes. Je sais qu’en jouant contre l’OL, il y a plus de chance de perdre que de gagner.

Quels souvenirs gardes-tu de cette aventure en Coupe Gambardella en 2005 ? Qu’est-ce que cette Coupe représente pour un jeune joueur  ?
C’est tout simplement de la folie. Tous les jeunes joueurs attendent cette compétition. C’est la Coupe de France des jeunes, c’est vraiment très important pour tout le monde, que ce soit pour les clubs ou pour les joueurs. Ce sont des souvenirs qui restent toute la carrière. C’est mon cas personnellement ».

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