masculins / Real Madrid 1 - OL 1

John Carew est GALACTIQUE !

Publié le 23 novembre 2005 à 23:37 par SR

Une affiche « <b>poids lourd </b>» pour ce 5ème round de Champions League. Real - OL ? Au départ, c'était une simple histoire de revanche pour les Merengue.

Depuis, tout s'est amplifié, et le Real est blessé: Zidane « in », Raul « out » et Ronaldo toujours en délicatesse avec sa cheville. Le Real est également blessé dans son amour propre après la gifle infligée par le Barça et Ronaldinho, qui enfile des buts comme des perles. Et sans remuer le couteau dans la plaie, Vanderlei Luxemburgo est sur la sellette. Les bruits de couloirs parlent de Capello ou de Le Guen dans la capitale espagnole. Bref, rien n'arrête la rumeur et cette revanche tant attendue suite au 3-0 du match aller devient alors une question d'honneur. La motivation première est alors de stopper l'hémorragie pour le Real, aller chercher la première place ; retrouver le goût du succès.L'enjeu de ce match dépasse l'inscription finale du tableau d'affichage et l'OL a un rendez-vous à ne pas manquer. L'histoire, on ne peut pas la faire attendre...
Pour composer son équipe de départ, le coach Houllier avait tous ses éléments en main, à l'exception d'Abidal. C'est donc Monsoreau qui occupe le flanc gauche pour son premier match de Champions League. Le trio magique du milieu soutient Malouda, Carew et Govou.
De l'autre côté des Pyrénées, le coach des Galactiques a fait dans l'original sur son 11 de départ en mettant Sergio Ramos au milieu de terrain. Robinho se retrouve seul en attaque... seul, il faut le dire vite. Zidane, Guti et Beckham le suivent de près.

Ce soir, on attend des buts et du spectacle, des duels et surtout de l'émotion comme celle qui nous rejoint quand raisonne l'hymne de la Champions League.

Les Lyonnais donnent le coup d'envoi sous le sifflet de M. De Bleeckere (Belge) et Beckham est le premier à fait parler de son talent sur un centre côté droit mais Robinho est trop court. Carew fait de même et bute sur Casillas. Roberto Carlos adresse un centre rapide devant Coupet mais Beckham et Robinho sont toujours trop courts pour couper la trajectoire. Les supporters lyonnais se font entendre dans l'antre espagnol... Juninho provoque, crochète et se fait sécher à 30 mètres du but. Le mur, trop prêt, repoussera le 1er coup franc du Brésilien. En ce début de rencontre, Cris est impeccable, propre et juste devant Robinho et le devance coup sur coup sur les centres de Beckham. Quant ce n'est pas Cris, c'est Greg (Coupet) qui plonge magnifiquement dans les pieds de Robinho sur un centre de Zidane (14'). Coupet continue son « show » sur une frappe de Guti qui hérite d'un travail de Zidane côté gauche (17'), il intervient encore du poing sur un centre du magicien numéro 5 du Real (18').
[IMG0#R]Les coups de pied arrêtés semblent être l'arme parfaite pour faire la différence et sur le terrain, on n'oublie pas qu'il y a les 2 meilleurs artificiers du monde ! Le match se transforme alors en duel à distance. "Becks", sur corner, dépose le ballon sur la tête de Guti, seul au point de penalty. Mais Réveillère a eu la bonne idée de se placer au premier poteau et sauve son équipe sur sa ligne, c'était moins une (20').
"Juni" remet ça sur coup franc, le ballon passe le mur mais s'en va du mauvais côté du poteau, sur la seconde, au 35 mètres, il s'envolera dans les tribunes; où le public lyonnais saute encore, vous connaissez la chanson. A la demi-heure de jeu, on croit que l'OL a passé l'orage. Le jeu s'équilibre et penche même en faveur des Gones. Les Madrilènes n'agissent plus que sur contre attaque. Et c'est sur l'une d'entre elles que Becks hérite d'un coup de pied arrêté pour envoyer Guti sur la liste des buteurs (40' ; 1-0). Cris prend du jaune au passage, le jeu durcit et le coup de sifflet de M. De Bleeckere mettant fin à la première mi-temps fait du bien aux joueurs, qui retrouvent les vestiaires après un accrochage. En effet, Guti, chahuté par Tiago, perdait la boule et se faisait justice lui-mªme. Les esprits s'échauffaient. Les 2 acteurs de la scène prenaient du jaune.

Les joueurs reviennent sur la pelouse avec sang-froid et lucidité. Et c'est dans cet esprit là que Govou réalise le coup du sombrero sur Roberto Carlos et sert Carew, à deux doigts de tromper Casillas de la tête (51')

L'autorité de Cris a constamment raison de Zidane, qui filait en contre... et de Robinho. Et ce même Robinho, de volée, manque le cadre sur un centre côté droit de Zizou. L'OL répond par le collectif et tache de construire. Cela permet à Carew de frapper à l'entrée de la surface, Casillas laisse filer le ballon étoilé en sorti de but. Et quand Diarra prend sa chance de loin, Casillas veille toujours au grain. Les cartons pleuvent sans arrêt : Juninho et Claudio prennent du jaune. Malouda livre un rude combat côté gauche. Il récupère, accélère, sert Govou au deuxième poteau mais la reprise de volée de l'International français tombe dans les bras de Casillas, toujours bien placé. [IMG0#L]Place au coaching de Gérard Houllier ! Govou fait place à Wiltord et Monsoreau à Fred (69'). On comprend vite les intentions du chef Olympien. Sergio Ramos tente de tromper Coupet mais le ballon colle aux gants du Gone. Wiltord, frais comme un gardon, se déchire côté gauche et centre pour Carew, dos au but. Le Norvégien contrôle, temporise et talonne entre les jambes de Roberto Carlos, Casillas est battu... et Carew est GALACTIQUE ! (72' ; 1-1)
Le Real ne voit plus le ballon, le rythme s'accélère. Les Lyonnais poussent, tout comme son public. Tiago envoie un missile que va chercher Casillas dans sa lucarne. Fred, à son tour, envoie une mine mais ne cadre pas. Zidane et Becks sortent pour Baptista et Salgado (79'). Le public local siffle son mécontentement pendant que Juninho flirte avec le poteau sur un nouveau coup franc. Si c'est dedans, c'est pareil ! (81'). Ils sont 3 500 Lyonnais dans les tribunes de Santiago Bernabeu (75 000 places) et on les entend comme à la maison jusqu'au coup de sifflet final.

Un match à deux visages où l'OL nous a fait peur en première période avant de nous emballer en seconde. Cet Olympique aurait pu faire plus mal si Casillas n'avait pas brillé. On salue la performance d'Houllier, qui nous a déjà habitué à son coaching gagnant.
Pour le Real, pas de victoire à se mettre sous la dent et avec des supporters mécontents, les jours de Vanderlei Luxemburgo sont peut-être comptés ? L'avenir nous le dira mais ce qui compte aujourd'hui, c'est que Lyon reste invaincu, et qu'il terminera premier du groupe F, quoi qu'il advienne lors de la 6ème journée.

La feuille de match
Ligue des Champions - Real - OL 1-1
mercredi 23 novembre - 1re phase - Groupe F - 5e journée

A Madrid, (stade Santiago Bernabeu), Real Madrid (ESP) et Lyon font match nul 1 à 1 (1-0).
Terrain: bon ; Spectateurs: 67.302; Arbitre: De Bleeckere

Buts: Real : Guti (42)
Lyon: Carew (72)

Avertissements:
Real Madrid : Beckham 26', Guti 44'
Lyon : Tiago 44', Caçapa 66', Réveillère 42', Cris 40'

Real: Casillas - Roberto Carlos, Pavon, Helguera, Diogo, Pablo Garcia, Sergio Ramos, Guti, Zidane (puis Baptista 76'), Robinho, Beckham (puis Salgado 80')

Lyon: Coupet - Réveillère, Cris, Caçapa, Monsoreau (puis Fred 69') - Tiago, Diarra, Juninho (puis Clément 90'), Malouda, Carew, Govou (puis Wiltord 96').
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