masculins / Real Madrid 2 - OL 2

John is back !

Publié le 21 novembre 2006 à 23:39 par SR

Dès la 7ème minute, la première accélération de John Carew témoignait de la grande forme actuelle du géant Norvégien...

Ce qui était une supposition devenait une confirmation quelques minutes plus tard lorsqu’il réceptionnait plein axe une passe de Malouda, se retournait, et ouvrait la marque.

Encore muet en Champions League cette saison pour « accumulation de soins et de banc », Carew s’est rassuré en inscrivant son premier but de la saison fin octobre, contre Nancy. Remplacé à la 74e minute le week-end dernier, le Norvégien signait l’une de ses plus belles prestations de la saison à Sedan. S’il n’a pu trouver cette fois encore le chemin des filets, il a incontestablement été le Lyonnais le plus dangereux samedi soir avant de rectifier la mire en sélection mercredi dernier, contre la Serbie.
Carew de retour en forme et en cette période d’épidémie chez les attaquants lyonnais, Gérard Houllier appréciait pleinement. Carew, lui, réservait ses prières pour Madrid.

Il faut dire que le Real lui réussit bien. Souvenez-vous ! Le 13 septembre 2005, le natif de Lorenskog déviait du crâne un coup franc de Juninho pour l’ouverture du score ; le 23 novembre suivant, sur un service de Fred et grâce à une somptueuse conservation de balle, sa talonnade passait entre les jambes de Roberto Carlos et rendait Casillas impuissant. Ce but faisait le tour de la presse et permettait aux Gones de rester invaincus en Champions League.

Trêve de souvenir. Une fois encore, cette « somptueuse conservation de balle » aidée par son mètre 93 et ses 90 kilos neutralisait, derrière son dos, le supposé futur ballon d’or 2006 : Fabio Cannavaro. Parti à 40 mètres du but adverse en faisant parler sa vitesse de course, le Lyonnais grillait la politesse au champion du monde avant de surprendre Casillas d’une frappe tendue dans le petit filet. Le chronomètre affichait tout juste 11 petites minutes de jeu lorsque John ouvrait la marque.

Le président Jean-Michel Aulas le désignait « homme du match » en fin de rencontre… et il n’était pas le seul. Félicité et applaudi par les supporters Français et Espagnols de Santiago Bernabeu au coup de sifflet final, l’attaquant olympien n’était pas en manque d’inspiration.
Une feinte de prise de balle suivie d’une feinte de frappe éliminait Roberto Carlos et Helguera avant que le retour de Cannavaro ne l’empêche d’armer sa frappe (25’) ; Son débordement côté gauche laissait 3 Merengue abasourdis mais son centre ne trouvait pas preneur (34’) ; Ses innombrables prises de balle, cette conservation exceptionnelle du cuir devant Sergio Ramos, Helguera ou Cannavaro (70’ ; 72’ ; 75)… il provoque, construit, temporise… a multiplié les courses, balayé le front de l’attaque et martyrisé à plusieurs reprises la défense Madrilène… il comptabilise 7 dribbles utiles, 7 fautes subies et 4 tirs…
« Un match énorme » dixit Squillaci, « Un All-Black » selon Coupet, une prestation à la hauteur de sa taille… de géant !

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