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Jour de match à Barcelone

Publié le 11 mars 2009 à 12:11 par RB

Pas  de cauchemar, ni de rêve joyeux. La capitale catalane s’est levée dans la grisaille… La presse espagnole a noirci des pages et de pages…  les Lyonnais ont pris leur temps pour entrer dans ce 11 mars que l’on souhaite Historique…

L’heure passée au Camp Nou mardi soir a mis encore un peu plus d’optimisme dans les rangs olympiens et dans ceux des observateurs. Ce que tout le monde pensait impossible, il y a quelques semaines, semble désormais « jouable ». « Il ne faut pas que l’OL encaisse un ou des buts très tôt dans la rencontre, sinon cela deviendra injouable. L’OL aura des occasions de but… ». Patrice Loko, présent dans le cadre de sa société, n’a pas manqué une miette du dernier entrainement d’un de ses anciens clubs.

]Un repérage en tous points identiques à ceux des autres rencontres européennes, si ce n’est le cadre. Majestueux, même vide, voire encore plus impressionnant. Ce Camp Nou, aux dimensions désormais standards vérifiés par les pas d’un Bernard Lacombe,  ne laisse jamais indifférent ; peu importe si c’est la première ou la dixième fois que vous y venez. Ce Camp Nou, véritable lieu de vie au quotidien ; bonheur des touristes de toutes nationalités. Le FC Barcelone, club omnisports aux installations de champions tous terrains à l’image de Samuel Eto’o, star abordable qui a fêté mardi ses 28 ans.

[IMG43674#L] La soirée a vu la déroute madrilène face à Liverpool. Autour d’une paella joliment pigmentée dans les verres, l’optimisme était toujours présent pour une qualification française. La question ? Qui va débuter… Personne ne se posant la question  du système de jeu… Ce mercredi matin, la presse locale, AS ou EL Mundo Deportivo, a rempli des pages et des pages de présentation…  avec le duel Eto’o-Benzema, ou celui Messi-Benzema, l’importance de Juninho sur les coups de pieds arrêtés, les propos des deux entraineurs, la compo du Barça avec quelques interrogations : Sylvinho ou Caceres, Busquest ou Henry… La presse espagnole a les moyens, le talent et son style bien à elle, aussi, pour polémiquer.
Mais finalement, nous n’avons plus envie d’écouter, de lire… Nous n’avons simplement qu’une seule envie : que le match commence et que l’on voit ce que les Lyonnais ont dans le ventre... en nous procurant au final un bonheur irrépressible.  Lundi à Tola Vologe, avant le départ pour Barcelone, la mise en place tactique a montré une implication totale et du dialogue entre joueurs et entraîneur. « J’aimerais que ce soit toujours ainsi… ». Claude Puel, sur la pelouse du Camp Nou en a convenu en émettant un souhait.
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Ce mercredi matin, Barcelone a perdu son soleil. Sur les hauteurs de Monjuïc, à quelques pas du Stade Olympique, les Lyonnais ont débuté leur journée par le petit déjeuner sous les coups de 9h 30. Il y aura la balade avant le repas. Pas certain, qu’ils s’extasient des beautés de cette ville superbe, pourtant à portée de regards. Nous sommes comme eux, en nous excusant pour cette énorme légèreté envers l’architecture, la culture…  l’horizon aquatique ou montagneux…  l’ambiance…  Gaudi, Miro… les bars à tapas… Notre regard, tous nos sens sont déjà tournés vers le temple blaugrana. Rarement un matin de match a autant occupé nos esprits ; rarement, il a mélangé la crainte et l’espoir, la folie et la logique. Et tout va s’amplifier avec les heures. Ces moments de l’avant renferment un parfum précieux.

A 20h 45, Monsieur Ovrebo donnera le coup d’envoi pour la délivrance. Perché tout en haut en tribune de presse, les 22 acteurs seront des points minuscules grossis par l’écran de contrôle. Micro ouvert, souhaitons aux propos, toutes les incohérences, tous les emportements, tous les superlatifs… attributs de l’exceptionnel !

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