masculins / Peace Cup

Jour de repos à Séoul

Publié le 21 juillet 2005 à 09:55 par R.B

[IMG6334L]Alors que quelques espions lyonnais iront voir les matchs du groupe B aujourd'hui, Rémi Garde Tottenham - Real Sociedad, et Patrice Bergues Boca Juniors - Sundowns, les joueurs olympiens sont au repos à Séoul...<br> Visite guidée avec Richard...

Avec joie mais sans débordement les Lyonnais ont appris à la fin du match contre le PSV qu'ils étaient qualifiés pour la finale de cette Peace Cup puisque les Colombiens d'Once Caldas se sont imposés « simplement » 1 à 0 face aux Coréens de Seongnam. De retour à l'hôtel Intercontinental, le staff olympien a accordé 1 jour et demi de repos au groupe. Le prochain entraînement étant fixé au vendredi après-midi.

En revanche, finale oblige liée à l'incertitude sur le nom de l'adversaire, Rémi Garde est donc parti superviser ce jeudi le match Tottenham – Real Sociedad à Ulsan et Patrice Bergues, Boca Juniors – Sundowns a Gwangu. Si Gérard Houllier souhaite affronter Tottenham, le président Jean-Michel Aulas préférerait Boca Juniors. Un président qui a décidé de rester avec son équipe jusqu'au bout du séjour. « Cela n'a pas été facile, mais je me suis arrangé. Je ne pouvais pas manquer la finale ».



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Un jour de repos chacun l'organise comme il l'entend. Les gros dormeurs n'ont pas la contrainte du petit déjeuner collectif, ni du déjeuner. Seul le repas du soir pris en commun est obligatoire, fixé à 19h 30. Un petit groupe s'est retrouvé vers 10H en salle de musculation de l'hôtel avec Robert Duverne. Nilmar, Vercoutre, Hartock, Benzema, Frau ont travaillé les jambes. Joël Bats était les a accompagné dans leur travail. Guy Genet, Patrice Bergues faisant de l'exercice de leur côté. En redescendant dans le hall de l'établissement, les Lyonnais pouvaient croiser les Colombiens d'Once Caldas qui arrivaient de Daejon. Ils font escale à Séoul avant de repartir vendredi pour la Colombie. Gérard Houllier parle de l'Angleterre avec les journalistes français et de football. « Pour moi, le meilleur buteur que j'ai rencontré, c'est Fowler. Il était vraiment incroyable. Je pense qu'il n'a pas réussi la carrière qu'il aurait pu avoir… Trézéguet, c'est aussi l'instinct du buteur ; il était déjà comme cela à ses débuts, même dans les matchs avec des petites cages à l'entraînement ». Il parle de cette volonté des clubs anglais de ne jamais rien lâcher même lorsqu'il n'y a plus d'enjeu pour le classement et de la rivalité entre certains clubs, même lorsqu'ils ne jouent pas l'un contre l'autre. Un peu plus tard, l'intendant Guy Genet nous fera tordre de rire en racontant quelques anecdotes lyonnaises anciennes et récentes. Pierre-Alain Frau s'est joint quelques instants au groupe. Cris son compagnon de chambre dort toujours. « Je n'ai pas envie qu'il me fasse un tacle alors je suis très gentil avec lui ». Bien évidemment, on évoque Sochaux et cette formidable équipe de la fin des années 80. « Paf » nous apprend qu'il a d'abord commencé à jouer avec Meriem avant que Pedretti ne vienne les rejoindre. « Avec Camel, nous avions 8 ans… ». La matinée a basculé vers l'après-midi et l'heure du déjeuner. Lors de la promenade digestive dans le gigantesque centre commercial sous l'hôtel, il n'est pas rare croiser des joueurs qui font des emplettes. Mais Dieu qu'il y a du monde et du bruit. Ce n'est pas un centre commercial, c'est une fourmilière. Ce soir, on connaîtra l'adversaire de l'OL. Tottenham semble bien placé pour être au rendez-vous dimanche 24 juillet. Le président se demandant si le stade sera plein, comme lors de la première édition de la Peace Cup, sans la présence du PSV Eindhoven.



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Le foot faisant relâche pour quelques heures, nous en avons profité mercredi soir pour découvrir ces immenses magasins où le faux, la contrefaçon côtoie le vrai. A 3h du matin, ces magasins sont noirs de monde ; des étages de fringues, de bijoux, de babioles. Vous sortez d'un endroit, vous entrez dans un autre et vous retrouvez les mêmes produits. Séoul donne l'impression de ne jamais s'arrêter, de ne jamais dormir. Ces magasins baissent leur rideau à 5h du matin ! Pour les affaires, ce n'était pas le soir. Matin, midi ou soir, on ressent une grande sécurité dans les rues ; il n'y a aucune agressivité latente. Il est toujours surprenant de voir la façon dont certains autochtones se reposent en discutant ou en attendent par exemple un bus : ils se mettent accroupis sur leurs talons, les jambes écartés et restent ainsi plusieurs minutes à quelques centimètres du sol. « Quant aux couples d'amoureux, ils se contentent de se prendre par la main. Apparemment, ils doivent s'embrasser uniquement chez eux.



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Le lendemain, un footing dans les rues de la ville, nous confirmera cette impression de gigantisme et de mouvement. Des tours à l'américaine bordent des avenues sans fin. Il faut attendre de longues minutes avant de pourvoir traverser et si vous pensez vous la jouer à la française en voulant le faire à votre guise, vous prenez de sacrés risques. Des kilomètres de rues, d'avenues ; des ponts, simples ou à étages. Il est difficile quand on ne connaît pas cette mégalopole d'y trouver une forme de convivialité visuelle, une chaleur extérieure à par celle supportable du thermomètre.



R.B