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Julian Palmieri : « Le Sporting est un club à part »

Publié le 02 novembre 2012 à 22:54 par BV

Né à Lyon, Julian Palmieri a passé huit saisons au centre de formation de l’OL. Forcément, pour lui, le match entre l’OL et le Sporting Club de Bastia, dimanche à Gerland, sera « bizarre ».

Une rencontre que les joueurs de Frédéric Hantz abordent sans pression : « on a tout à gagner, et rien à perdre », analyse-t-il.

Racontez-nous vos années à l’OL…
Je suis né à Grange Blanche, dans le 3e arrondissement. Je suis entré à l’OL à 6 ans et demi, j’en suis parti à 14 ans. J’ai acquis toutes mes bases footballistiques à l’OL. Comme formateurs, j’ai eu Pierre Navarro, Cyrille Dolce, Patrick Paillot… Je suis né en décembre 1986. J’ai donc souvent joué avec les 87, avec Karim Benzema ou Loïc Rémy. Pour un jeune Lyonnais, c’était une fierté de jouer dans un club professionnel, dans le meilleur club de la région. Au cours de mes huit ans à l’OL, j’ai dû rater cinq matches à Gerland, au maximum. Mon père avait beaucoup d’amis au club : Pascal Olmeta, Alain Cavéglia, Flo Maurice, Ludo Giuly, Cédric Bardon. Tout jeune, j’allais dans les vestiaires de Gerland, j’assistais aux matches derrière le but d’Olmeta, quand je n’avais pas école, j’allais à l’entraînement des pros. J’ai toujours en mémoire le premier titre contre Lens, le but de Marlet « à la Luis Fernandez ». Je garde de l’OL un très bon souvenir. Malgré toutes mes années de pré-formation à l’OL, en raison de mes origines corses, j’ai été bercé très jeune par le Sporting, c’est le club qui m’a toujours fait vibrer. Aujourd’hui, c’est donc un joli clin d’œil et une grande fierté de revenir à Gerland sous le maillot de mon club de cœur. Dimanche, ça va être bizarre, c’est MON match.

Quand tu signes à Bastia, tu ne signes pas pour un club, des coéquipiers et des supporters, tu signes pour toute une île, pour un peuple.

 En quoi Bastia est-il un club particulier ?
C’est un club à part en France, pour plusieurs raisons. En raison de son histoire déjà, de la catastrophe (l’effondrement d’une tribune du Stade Furiani en 1992), du parcours en Coupe d’Europe (finaliste de la Coupe de l’UEFA en 1978). Quand tu signes à Bastia, tu ne signes pas pour un club, des coéquipiers et des supporters, tu signes pour toute une île, pour un peuple. Bastia a de plus connu une période sombre il y a 3 – 4 ans, redescendant jusqu’en National avant de remonter en Ligue 1. Quand tu es joueur, tu dois savoir que lorsque tu mets le maillot du Sporting, il faut être prêt à aller à la guerre, à faire plus que jouer au football.

Après 10 journées, vous êtes 11e de Ligue 1. Vous attendiez-vous à un tel début de saison ?
C’est un bon début de saison, mais il faut rappeler que si le Sporting a fini champion de National, puis champion de Ligue 2, ça ne peut pas être un accident. Après deux victoires initiales (à Sochaux (2 – 3) et face à Reims (2 – 1)), on a eu un départ un peu poussif, on a enchainé quatre défaites d’affilée, avec des scores fleuves (à Rennes (3 – 2), face à Saint-Etienne (0 – 3), à Evian TG (3 – 0), face au PSG (0 – 4)). Notre classement peut donc être perçu comme une surprise, mais lors des matches de pré-saison, je n’étais pas plus inquiet que cela. On n’est qu’à la 10e journée, le championnat est encore long, mais je préfère être dans notre situation, 11e de L1 avec 14 points, que dans celle de Troyes, autre promu, 19e avec 6 points. Notre victoire contre Bordeaux (19e journée, 3 – 1) est notre match-référence. Face aux Girondins, on a été costauds offensivement comme défensivement alors que cela faisait 18 journées qu’ils n’avaient plus perdu. Malheureusement, c’est à Gerland, contre une belle équipe de l’OL en confiance, que l’on va devoir confirmer. Cela s’annonce compliqué mais on y va avec zéro pression : on a tout à gagner, et rien à perdre.

Bastia possède la 6e attaque de Ligue 1 et la dernière défense. Comment l’expliquez-vous ?
En début de saison, on a été maladroits défensivement, on a peut-être eu de la chance offensivement, et même s’il est trop tôt pour affirmer que l’on a une équipe résolument offensive, il faut reconnaitre que celle-ci est plus portée vers l’attaque. Notre coach (Frédéric Hantz) ne s’est caché jamais derrière un schéma de jeu défensif, que ce soit en National, Ligue 2 ou aujourd’hui  en Ligue 1. Nous, joueurs, prenons beaucoup plus de plaisir dans une équipe qui préfère en encaisser trois si elle est capable d’en marquer quatre que jouer avec la peur au ventre, à onze derrière.

Que pensez-vous de l’OL ?
Il y a un joueur que j’aime tout particulièrement à l’OL, c’est Lisandro. J’ai un peu le même profil de jeu que lui. Je n’ai pas ses qualités, loin de là, mais comme lui je ne lâche rien, je me bats sur tous les ballons. Je suis plus un Lisandro qu’un Mickaël Pagis. J’apprécie également Anthony Réveillère qui est un super latéral. Il me semble que Rémi Garde effectue du bon travail à la tête du club.

Julian Palmieri

Né à Lyon 3e le 17 décembre 1986
Pré-formé à l’OL

2005 – 2006 : SC Bastia
2006 – 2007 : Crotone (Italie, Série B)
2007 – 2009 : Istres
2009 – 2010 : Paris FC
2010 – 2012 : Istres
2012 – auj. : SC Bastia

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