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Juninho : "La Ligue des Champions est mon plus grand rêve"

Publié le 12 septembre 2008 à 09:00 par BV

Avec les réceptions de Nice et la Fiorentina, avez-vous le sentiment que les choses sérieuses commencent ?
On reprend avec le championnat, c’est une bonne chose car on ne manquera ainsi pas de rythme en Ligue des Champions contre la Fiorentina (mercredi 17 septembre). Contre Nice, il sera important de retrouver une qualité de jeu que l’on n’a pas montrée depuis des semaines, de réaliser un bon match avec, dans un coin de notre tête, le match contre la Fiorentina. Nice est une équipe qui a beaucoup changé à l’intersaison mais qui joue bien ensemble, que l’on a, depuis des années, du mal à battre (à Gerland l’OL a battu Nice 2 fois lors des 6 dernières saisons). On réalise un très bon début de saison, meilleur surtout que celui de la saison dernière, on a retrouvé l’esprit d’équipe qui nous manquait, en conservant les qualités individuelles de chacun. J’ai confiance, l’équipe est prête pour bien entamer la Ligue des Champions, mercredi.

L’OL manque aujourd’hui de latéral gauche, cela suscite-t-il une inquiétude au moment de débuter la Ligue des Champions ?
C’est embêtant mais il faut faire avec, c’est le football ; on a neuf joueurs au poste de milieu de terrain, on a quatre défenseurs centraux de haut niveau, plein d’attaquants et, au seul poste qu’on ne double pas, le titulaire se blesse. Face à Saint-Etienne, Kim (Källström) a répondu présent. Dans les moments difficiles, il peut sembler plus facile de titulariser un joueur qui a de l’expérience même si je pense qu’un jeune comme Gassama a montré pas mal de qualités lors des matchs amicaux ; il y a également Boumsong.

Claude Puel demande-t-il plus d’efforts défensifs qu’Alain Perrin ?
Claude Puel ne demande pas plus d’efforts, c’est le contraire. La saison dernière, on courait partout et on faisait plus d’efforts sans le ballon qu’aujourd’hui. Ce qu’il faut c’est défendre tous ensemble, être plus vigilant lorsque l’on n’a pas le ballon. Claude Puel est un entraîneur qui aime les détails. Il part du principe qu’une équipe solide commence le match avec un point, qu’il est dès lors plus facile de l’emporter lorsque l’on n’encaisse pas de but. Respecter les consignes tactiques est très important ; le talent reste là, on a des joueurs qui peuvent faire la différence à tout instant.

Avez-vous ressenti également un changement d’ambiance dans le vestiaire ?
Non, on est partenaires le matin mais ensuite chacun fait ce qu’il veut de sa vie. A Lyon, dès que l’on entre sur le terrain, on devient des frères. On se f… donc de l’ambiance dans le vestiaire, de bien vivre ensemble. Chacun travaille et garde cette mentalité de compétiteur. L’ambiance est la même que les saisons précédentes et, sur le terrain, l’équipe a conservé ses valeurs collectives. L’ambiance, ce n’est pas les joueurs qui font la fête ensemble mais les joueurs qui luttent ensemble sur le terrain.

Dans quel état d'esprit abordez-vous la Ligue des Champions ?
Le premier match sera déterminant ; il faudra gagner afin de remporter les trois points. On connait bien les équipes italiennes, qui nous ont déjà éliminés ; les Italiens sont des joueurs expérimentés qui te donnent l’impression d’être dominés et qui finissent par marquer, il faudra donc être vigilant. La Fiorentina a une belle attaque, ils n’ont pas joué la Ligue des Champions depuis longtemps, ils auront envie de montrer quelque chose. Notre groupe est compliqué, si on arrive à gagner les trois matchs à domicile, on aura fait un grand pas vers les huitièmes de finale. Cette Ligue des Champions, j’en rêve. Le plus important sera de faire de notre mieux pour aller au bout. J’aimerais, avant d’arrêter ma carrière, remporter la Ligue des Champions mais je ne peux pas tout avoir. Cette année, on est capables de réaliser une très bonne compétition mais il est impossible d’affirmer que l’on va atteindre les demi-finales ou la finale. La Ligue des Champions, c’est mon plus grand rêve ; je n’ai pas été champion (du monde) avec le Brésil en 2002, en 2006 on n’a pas su jouer en équipe, avec Vasco de Gama, j’ai gagné pas mal de titres, mais ce qui me manque, c’est de remporter la Ligue des champions avec Lyon pour aller à Tokyo jouer la finale intercontinentale que j’avais perdu avec Vasco (en 1998). Je garde espoir.

Quel regard portez-vous sur Hugo Lloris ?
Il a été très performant lors des premiers matchs que l’on a réalisés. Remplacer Greg (Coupet), qui fut le meilleur joueur de Lyon, sur les dix dernières années n’était vraiment pas évident. Il a montré beaucoup de maturité et de personnalité. Il est très serein, il aime travailler. Ce n’est pas par hasard si les gardiens lyonnais sont aussi performants depuis des années, on a avec Joel Bats l’un des meilleurs entraîneurs de gardien de France. Hugo a acquis de l’expérience avec l’équipe de France et mercredi, en Ligue des Champions, il faudra garder en tête car il s’agira d’un match de football, à onze contre onze.

Depuis le début de la saison, vous n’avez pas encore disputé la moindre rencontre dans son intégralité, cela vous manque-t-il ?
Avec Alain Perrin, c’était moi qui demandais à sortir alors qu’aujourd’hui, j’aurais aimé joué les 4 rencontres dans leur intégralité mais l’entraîneur m’a fait sortir les 4 fois. Cette année, le club a beaucoup d’ambition et beaucoup de joueurs. Si cela m’assure d’être performant toute la saison, si l’entraîneur pense qu’en faisant ça il va me préserver... On dit que ça fait longtemps que je n’ai pas marqué mais cela fait longtemps que je n’ai pas joué 90 minutes. Or c’est dans les dernières minutes que les équipes adverses sont fatiguées.